Pourquoi enseigner le yoga aux enfants ?

Cela fait un moment que les garçons pratiquent avec moi, et de plus en plus je construis des séances pour mon Grand, qui aime vraiment beaucoup. J’ai vraiment envie de transmettre le yoga aux enfants, et j’ai plein de bonnes raisons pour ça… à lire sur mon blog de yoga !

Lien tout en bas :

Quand on un adulte se dirige vers le yoga, il peut généralement expliquer pourquoi. Une envie de bouger en douceur, un besoin de se reconnecter avec soi, des difficultés à surmonter, du stress à év…

Source : Pourquoi enseigner le yoga aux enfants ?

8 pics a week #63 (petits bonheurs de novembre)

Il est pas mal, ce début de mois de novembre ! Même si on se pèle un peu quand on sort, on admire dès qu’on peut les superbes couleurs de l’automne… on a une bonne moisson de feuilles jaunes ou rouges ! La famille résiste à peu près aux microbes et la Mini est en forme. Si elle pouvait arrêter de nous réveiller la nuit, ça serait parfait !

Alors ces dernières semaines, il y a eu…

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Des dinosaures nourris au gâteau aux pommes, et le Petit qui veut toujours passer sa vie en caleçon

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On a trouvé de mignonnes petites courges chez le primeur, que les garçons se sont vite appropriées

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Avec beaucoup de retard, nous avons découpé un potimarron pour créer un photophore effrayant

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Cet arbre était trop beau ! Le dégradé de couleurs du haut en bas, c’était vraiment cool… mais les dernières bourrasques l’ont déplumé

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Acroyoga avec mon Grand, sous l’oeil attentif du Petit

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La Mini a fêté ses deux ans, ses frères l’ont aidée à souffler ses bougies et c’était un chouette moment en famille

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Un nouveau doudou trop chou pour la poupette

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Notre programme du mercredi. Qui a dit que le ménage n’était pas fun ?

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Mon Grand remplit consciencieusement son cahier de yoga, et il kiffe (pas moi qui lui ai dit d’écrire ça !)

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Les garçons ont investi un mur du salon pour exposer leurs oeuvres

Espérons que la suite du mois soit cool et pleine de bonnes humeur !

Tu as deux ans !

Toute petite, tu as deux ans !

Deux ans et une dizaine de dents, de jolies mains potelées, des yeux gris et un rire adorable.

Il y a deux ans pile on t’accueillait tout juste, avec ton odeur de bébé tout neuf et ta petite bouille ratatinée. Parfaite en tout point. Tes frères déposaient leur premier bisou sur ta joue, avec ferveur. Ils n’ont jamais arrêté de t’admirer.

C’est que tu es une bien belle petite soeur, ma poulette. Une de celles qu’on ne peut que câliner et adorer, encore et encore. Une douce de compétition, la crème de la crème des princesses à couettes.

Bien sur, il y a eu des hauts et des bas, ensuite. Tu as passé de mauvais moments, et j’aurais vraiment aimé t’épargner le défilé des médecins, les examens, les nuits avec les machines qui bip-bippent, les opérations, les rendez-vous et les pansements. Mais tu as été tellement courageuse ! Et nous avons fait tellement de chemin ensemble !

Surtout, aujourd’hui tu sembles heureuse. Pas à tous les instants, mais après tout aucun enfant n’est joyeux ou serein en permanence… tes frères aussi ont leurs mauvais jours, leurs bobos, leurs tristesses et leurs colères. Toi… il suffit de te porter, te câliner ou te chanter une chanson pour que tu t’apaises, tu souries, tu glousses comme si ces caresses ou ces sons étaient la chose la plus délicieuse au monde. Qui ne fondrait pas pour ça ?

Tu as deux ans ma doucette, et tu n’es déjà plus si petite. Le bébé devient une fillette sans tout à fait disparaitre. Nous savons ce que tu aimes, ce qui te fait plaisir, ce qui t’effraie. Nous avons nos petites habitudes, nos rituels : ton morceau préféré pour prendre le bain, les mouvements de bras qui te font du bien, la musique du soir pour t’endormir, les massages et les jouets, les comptines… Nous savons que tu nous reconnais, que tu nous aimes, que tu adores avoir tes deux bruyants chenapans de frères près de toi. Sans parler, tu arrives toujours à nous faire comprendre comment tu te sens. Sans nous voir, tu sais quand nous sommes là.

Ma jolie douce, tu es parfaite. Tu ne suis pas le chemin des autres enfants, tu es différente et tout ne fonctionne pas toujours bien dans ton petit corps, mais tu es absolument et totalement parfaite.

Merci d’être arrivée parmi nous il y a deux ans, ma biche. Merci d’être la plus jolie, la plus douce et la plus exceptionnelle des petites filles. Merci pour tout ce que tu nous apprends, merci pour tes sourires et tout ce que tu nous transmets de beau et de simple, nous t’aimons plus que nous ne saurions le dire❤

Joyeux anniversaire ma chérie !

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« Les enfants volés d’Angleterre » : un documentaire terrifiant

Hier soir, j’ai regardé sur France 5 un documentaire qui m’a glacée. A vrai dire, ce matin encore j’ai du mal à croire ce que j’ai vu, tellement cela semble absurde et terrifiant.

En Angleterre, le Children Act de 1989 (période Thatcher) a inscrit dans la loi la notion de probabilité de maltraitance envers les enfants. La PROBABILITE de maltraitance. Le système qui en résulte, visant à éviter les maltraitances à venir, permet aux travailleurs sociaux de retirer un enfant à ses parents, sur présomptions.

L’objectif premier peut sembler louable : éviter que des enfants, nés dans des familles « à risque », ne subisse de dommages physiques ou psychologiques. Mais au-delà du principe déjà horrifiant de la chose, c’est quoi, une famille « à risque » ?

Un jeune couple, vivant sous le seuil de pauvreté. Les deux ont grandi en familles d’accueil. Suite aux premiers examens de grossesse, les services sociaux sont alertés. Ils prennent l’enfant 3 jours après la naissance. Bien qu’ayant fait leurs preuves en suivant un programme de parentalité, bien qu’ayant fait toutes les démarches pour démontrer qu’ils peuvent être de bons parents, ils ne récupéreront jamais leur enfant. Le jugement fait état de leur incapacité à fournir à cette enfant ce dont elle a besoin.

Une jeune femme de 22 ans reçoit le courrier des travailleurs sociaux durant sa grossesse, la prévenant qu’on lui retirerait sa fille dès sa naissance. Raison ? La soeur de la demoiselle s’était suicidée après la naissance de son premier enfant. La jeune femme s’enfuit en France, d’où elle pourra « négocier » avec les social workers la garde de sa fille, en demandant une mise à l’épreuve. Elle arrivera à garder son bébé.

Un couple emmène son enfant à l’hôpital pour une bosse. On leur annonce que le bébé a une fracture du crâne. On leur prend leur enfant. Plus tard, les parents découvriront que le rapport médical faisant état d’une fracture était faux. L’enfant n’avait pas de fracture ou d’hémorragie. En revanche les services sociaux avaient dès la grossesse placé un warning sur la mère, son médecin estimant que ses antécédents médicaux étaient trop importants et qu’elle était probablement une affabulatrice.

Un autre couple voit son petit dernier retiré de leur garde en raison d’une fracture qu’on estime causée par un tiers (eux en l’occurence). Leurs deux autres enfants leur sont pris également. A la grossesse suivante, le couple fuit pour l’Irlande… pour se retrouver avec la police anglaise au pied du lit en un rien de temps. En relative sécurité en Irlande, ou le Children Act ne s’applique pas, le couple informe la presse (en Angleterre il est interdit de parler du « retrait » des enfants) et arrive à négocier un retour en Angleterre avec mise à l’épreuve pour garder leur bébé. 5 mois dans un centre d’accueil anglais, où ils sont scrutés jour et nuit en permanence, pour enfin rentrer chez eux avec leur quatrième enfant, qu’ils ont « le droit de garder ». Et le pire ? Ils apprendront plus tard que la fracture qui avait déclenché le retrait de leurs trois premiers enfants, n’étais pas due à une maltraitance de leur part (ça ils le savaient), mais au scorbut, une éventualité qu’ils avaient évoquée à l’époque… Ils attaquent en justice pour cette erreur, ils gagnent. Mais on ne leur rend pas leurs trois premiers enfants.

C’est déjà bien horrible comme ça, hein ?

Quelque part entre Minority Report et un épisode bien glauque de Black Mirror ?

C’est pas fini…

Les enfants qui sont pris à leurs parents sont placés en famille d’accueil en attendant le jugement qui déclarera leurs parents aptes ou pas à les élever. Quand les parents sont déclarés inaptes, les enfants entrent sur le marché de l’adoption. Présentés sur des catalogues et des vidéos, ils sont mis en scène comme des produits. Des agences privées prennent le relai de l’Etat pour placer les enfants, parce qu’il y en a tellement… Et pourquoi tellement d’enfants ? Parce que les comtés ont des quotas à remplir.

Des QUOTAS. L’Angleterre établit tout simplement des objectifs chiffrés d’enfants à retirer à leur famille et à faire adopter. A l’avance. Et si les comtés n’atteignent pas les quotas, ils sont pénalisés financièrement. En revanche pour ceux qui dépassent leurs objectifs, grosses primes.

Voilà comment on arrive à un système où les parents ou futurs parents en difficulté (sans emploi, avec une maladie chronique, un passé difficile, peu éduqués…) ou jugés en difficulté (ceci laissé à la seule appréciation d’un tiers) passent de « personne à soutenir » à « risque potentiel à écarter ».

Soumis à des travailleurs sociaux tout-puissants, ils se voient retirer leur ou leurs enfant(s), et n’auront ni le droit de les voir, ni de savoir où ils vont, ni même de parler de ce qui s’est passé.

Et tout ça pour atteindre des quotas.

J’ai vraiment fini ce doc sous le choc. Je comprends que l’idée de départ était de fournir les meilleures chances possibles aux enfants. Mais déjà :  WTF ???? Ce serait comme de dire « allez, on met tous les politiques en prison parce que c’est un catégorie à risque de détournements et de malversations ». Ou « bon, on devait vous opérer de l’appendicite, mais en plus on vous a retiré la jambe droite parce qu’il y avait un poil incarné pas joli joli, on risquait la gangrène, vous comprenez… »

Et puis il faudrait quand même revoir un peu les choses avec du recul : ça n’a pas l’air de fonctionner, le système est biaisé, injuste et il produit certainement plus de douleur qu’autre chose.

Le doc a juste manqué, selon moi, de défenseurs de cette loi. Il doit bien y avoir quelque part des personnes persuadées de son bien-fondé, et j’aurais aimé les entendre… Ne serait-ce que pour penser que tout n’est pas pourri au royaume de toussa toussa.

Un doc que je vous conseille, à revoir en Replay pour encore 6 jours ici.

Les enfants volés d’Angleterre, de Stéphanie Thomas et Pierre Chassagnieux

Critique de Télérama ici , Article du Monde ici

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Bethany, qui a fui l’angleterre enceinte pour avoir une chance de garder son bébé

Devenir professeur de yoga ?

Ou comment, petit à petit, j’en suis venue à envisager de changer de métier !

A lire sur mon blog de yoga (lien un peu plus bas)

Quand j’ai démarré ma formation de professeur de yoga, il y a un peu plus d’un an, je n’envisageais pas vraiment d’enseigner. Je voyais plutôt la formation comme un moyen d&…

Source : Devenir professeur de yoga ?

« Je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise chose »

Je vais vous raconter une petite histoire, qui a beaucoup changé ma façon de voir les choses.

Il était une fois un pauvre paysan chinois, à qui on offrit un cheval. 

Ses voisins s’exclamèrent : « Quelle chance tu as ! Ce cheval est magnifique, tu est vraiment le plus heureux des hommes ». 

Et le paysan chinois de répondre « Je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise chose ». 

Peu de temps après, le fils du paysan chinois monta le cheval, fit une mauvaise chute et se cassa une jambe. 

Les voisins s’attroupèrent et se lamentèrent : « Pauvre de toi,ce cheval était finalement une malédiction. Ton fils a la jambe cassé, c’est une catastrophe terrible ! « . 

Et le paysan chinois de répondre « Je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise chose ». 

Quelques jours plus tard la guerre fut déclarée contre un seigneur voisin, et tous les jeunes hommes du village furent enrôlés pour partir au combat. 

Eplorés, les voisins dirent au pauvre paysan « Tous nos fils sont partis à la guerre et le tien, avec sa jambe cassée, reste près de toi. Quelle chance, quelle chance… »

Et le paysan chinois de répondre « Je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise chose ». 

Cette petite histoire, c’est un conte zen qui existe sous plusieurs formes et variantes. Je crois l’avoir lu il y a des années, sans qu’il ait un grand impact sur ma façon de vivre. En revanche quand je suis retombée dessus l’année dernière, alors que nous apprenions que notre fille avait une maladie grave, il a fait son chemin, et petit à petit a modifié ma vision des choses.

Ce que je retiens de ce conte, c’est qu’il est inutile de tirer des conclusions à chaud des événements. Qu’une catastrophe peut avoir des répercussions positives, et les événements heureux des conséquences funestes.

Les faits sont là, mais leur interprétation est subjective… et l’on ne peut pas dire, avant la fin de l’histoire, si telle péripétie aura eu de bonnes ou de mauvaises répercussions. La façon dont nous vivons les choses consiste souvent à anticiper leurs conséquences, bonnes ou mauvaises. A nous inquiéter… souvent plus que de raison.

Au-delà de cette effet de « tempérance » et de prise de recul, j’aime aussi me dire que malgré les difficultés, on peut agir et faire de notre mieux pour qu’un malheur se transforme en quelque chose de beau et de bon. Nous ne sommes pas condamnés à la première interprétation.

Depuis plus d’un an, j’ai souvent songé au pauvre paysan chinois. Au sujet de ce qui nous arrivait, dans le travail ou à la maison. Mais aussi en repensant à toutes ces choses qui m’avaient angoissées par le passé et finalement ont bien tourné, et à toutes celles qui avaient semblé fabuleuses sur le moment puis ont dégénéré.

Il a raison, le paysan chinois. Ça ne sert à rien de conclure hâtivement à la catastrophe ou à la bénédiction. Voir un petit morceau du tableau, c’est trop peu pour décider si c’est un chef d’oeuvre ou une croute.

C’est curieux pour moi de dire ça, après tout ce qu’on a traversé. Il y a 15 mois je vous aurais dit que ma pire peur était que ma fille ne marche pas, ou ait un retard mental, ou un handicap même léger.

Aujourd’hui on est bien au-delà de toutes mes peurs.

Mais ça va.

Je ne voudrais pas qu’on me comprenne mal : je ne souhaite à personne de vivre ce que nous avons vécu. Je ne souhaite à personne l’errance diagnostic, la peur sourde de perdre son enfant, l’angoisse de l’avenir, les semaines à l’hôpital, les opérations, l’impuissance face à la souffrance de son petit.

Mais aujourd’hui je suis capable de voir que ce qui nous arrive n’est pas la catastrophe que j’avais anticipée. C’est notre vie, on la construit avec des morceaux un peu différents de ceux qu’on avait espérés, mais elle est belle quand même. Et je m’efforcerai d’accepter chaque nouveau morceau avec le détachement du vieux paysan chinois, parce que c’est une bonne façon de garder mon énergie pour autre chose, pour fabriquer du beau et partager du bonheur…

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8 pics a week #62 (Petits bonheurs de Toussaint)

Feuillages d’automne, trick or treat et vacances bien au chaud : c’est à peu près notre programme des dernières semaines.

Pour la première fois les garçons ont fêté Halloween et on s’est bien amusés à se maquiller avant d’aller chasser les bonbons… merci à nos chouettes voisins qui ont organisé ce qui pourrait devenir une nouvelle tradition (raclette et bonbecs, excellent combo).

Les garçons se sont éclatés à Disneyland avec leur grand-mère et leur tata, ils ont bricolé les vélos avec mon frère, rencontré de nouveaux copains, ramassé des feuilles mortes, fait des Lego pendant des heures et bien bisouillé leur soeur. La Mini de son côté a eu deux opérations des yeux dont elle semble bien se remettre, elle est craquante à souhait avec ses barettes et ses chaussons fourrés.

Et encore une moisson de petits bonheurs dont certains en images :

Dernières fleurs sur la terrasse… je ne sais pas comment elles ont fait pour éclore avec ce froid (et en plus elles sentaient tellement bon !)

Je suis allée au Yoga Festival Paris et ai pu tester l’aerial yoga, c’était assez drôle ! J’y aussi retournée avec les garçons pour deux ateliers de yoga parent-enfants vraiment chouettes.

Du coup ça m’a donné des envies de hamac. À défaut de pouvoir en bricoler un pour moi, j’ai fait plaisir aux mouflets en recyclant la vieille écharpe de portage🙂

Un petit plaisir en rentrant du marché

On a admiré longuement ce ginkgo, splendide !!

Ma copine Erica nous a envoyé de Californie un paquet plein de bonbons spécial Halloween… Dommage qu’on ait déjà fini les pop rocks !

Et ça c’est ma tête spécial Halloween, le sourire était en option.

Toujours pour Halloween, on a préparé des vers de terre à manger, c’était horrifiquement bon !

Et puis cette recette de cheesecake tricolore aux myrtilles, qui mérite d’être retentée en modifiant un peu les proportions !

Gribouillages de salle d’attente. J’ai toujours pensé que j’étais incapable de dessiner. Finalement je reprends un peu espoir !

Soulagement en voyant la Mini se réveiller après son intervention… toute petite poule avec sa blouse d’hôpital❤

Quoi de mieux qu’on mot d’amour ? Remarquez que même à l’écrit mon fils a un super accent anglais😉

Bonne fin de we à tous, et pensez à sortir vos bonnets si ce n’est déjà fait !