Un apéro Halloween (à préparer avec les enfants)

Ce week-end nous avons fêté Halloween en avance. Ayant peu d’espoir de trouver des portes ouvertes et des voisins chargés de bonbons le jour J (l’année dernière, les mouflets de la résidence sont rentrés assez vite de leur chasse aux confiseries), nous avons fait notre petite Halloween party avec les copains du 3ème et leurs petites sorcières. Et pour bien se mettre dans l’ambiance, en plus des citrouilles découpées des garçons et autres décos horrifiques, nous avons essayé de mettre un peu de magie et de bizarreries sur la table.

Merci Pinterest, une fois de plus : j’y ai déniché plein de recettes, certes peu gastronomiques mais réalisables par les plus jeunes, pour un effet plutôt chouette.

Les balais de sorcière : des batonnets de bretzels plantés dans des tronçons de Ficello effiloché. La recette en détail ici.

Le petit champ de citrouilles, à savoir pain de mie et tranches de cheddar roulées, et une feuille de verveine (de la terrasse s’il-vous-plait) pour parfaire le tout. Recette ici.

Des momies et des araignées ! Pâte feuilletée enroulée autour de saucisses, badigeonnées de jaune d’oeuf et passées au four. La saucisse cocktail en version spooky. Recettes ici et .

 

Les araignées biscuit : Rits, batonnets de bretzel, Kiri, et ce qu’on peut pour les yeux (des pastilles de sucre colorées pour nous). Les garçons ont mangé autant de biscuits qu’ils en ont utilisés, mais on a bien rigolé. Recette ici.

Des clémentines décorées au marqueur.

Des sucettes de marshmallow : Chamallows trempés dans du chocolat blanc fondu puis dans des vermicelles colorés.

Comme il me restait du chocolat fondu, j’y a trempé des fraises. Et puis on a décoré des Oréo aussi.

Les doigts de sorcière, ou Dedos de bruja. Première tentative, et certains étaient vraiment flippants. Les enfants ne pourront pas faire cette recette tous seuls, mais ils se sont éclatés à façonner les doigts et poser les ongles/amandes. La recette de Mercotte est ici.

Et pour finir, un bel oeil sanglant, à savoir une pannacotta coco, un kiwi en guise d’iris, et un coulis de framboise pour l’hémoglobine. Excellent ! J’ai adapté la recette trouvée ici, en supprimant le chocolat blanc et ajoutant du sucre.

Pour plus d’idées, pour pouvez jeter un oeil à mon tableau Pinterest Halloween !

Bonnes vacances, et bons apéros !

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8 pics a week #71 (petits bonheurs de la rentrée)

Effectivement, la rentrée est déjà loin. Tellement loin que les vacances de Toussaint arrivent déjà ! Mais voyez-vous, avec ce soleil et ces températures, et les sandales que j’ai ressorties dimanche, et les aprèms en t-shirt, et les fins de journée au parc avec les enfants… je me crois de retour en été, à peine débarquée d’aout.

Donc petits bonheurs de rentrée, et si je me concentre assez je dois pouvoir oublier le froid, les doudounes et les bonnets, juste le temps q’ils redeviennent nécessaires (le plus longtemps possible, please).

Et en cette rentrée il y a eu…

Un retour à l’école, à la course pour atteindre le portail à l’heure, au cartable et aux devoirs. Mais c’est aussi le retour des débriefs de la journée, des gros bisous de 16h et des gouters avalés en riant. Et du calme à la maison pour la Mini et moi !

Un dimanche à Versailles pour participer aux Yogis du coeur. Avec un soleil de fou, des copines, et l’Orangerie du château rien que pour nous…

… 800 yogis sous les grandes arcades, ça fait un paquet de bonnes ondes.

Il y a eu des virées chez le primeur ou au marché, à croquer des raisins, tâter des potirons, et prendre les poireaux pour des sabres laser.

Une virée au parc de Sceaux, avec halte au théâtre de Guignol en plein air, avant d’aller se remplir les poches de marrons.

Nous avons testé de nouveaux magazines, et le Petit a beaucoup aimé Graou.

Le Grand et la Mini, c’est une histoire d’amour, une vraie. Faut pas toucher à sa soeur, sinon gare !

Et reprise des cours de yoga ! Cette année, en plus des enfants, j’ai un cours adulte. Un autre genre de kif, une énergie différente, mais un vrai plaisir de les retrouver tous les lundis soir.

Une barbe à papa, un toboggan gonflable, et la sortie de classe prend un gout de fête foraine…

Je vous souhaite à tous une très belle semaine, pourvu qu’on puisse encore aller buller dehors et jouer dans les feuilles mortes !

La rentrée

Je ne sais pas, je suis partagée.

D’un côté, j’aime ces vacances. Il y a mes deux affreux qui squattent le canap’ le matin, tout dorés et échevelés, la marque du drap encore imprimée sur leurs joues douces. Il a ma Mini qui adore les entendre rire, chanter et chahuter à côté d’elle toute la journée. Il y a cette ambiance particulière, la ville déserte et les rues presque calmes, le marché presque paisible sous sa halle lumineuse, et l’odeur des abricots et des fraises, encore. Il y a le soleil entre les pluies, les tomates qui ont muri sur la terrasse, et les pique-nique à l’abri du parasol. Il y a ce bazar incessant mais vivant, les Légo sous nos pieds, à défaut du sable déjà oublié. Il y a le temps, le temps, le temps. On regarde bien l’heure, pour ne pas arriver en retard chez la kiné, pour veiller à être habillés quand la psychomot arrive, pour donner ses médicaments à la poulette ou l’alimenter, mais à part ça ? À part ça rien, on mange quand on a faim, on traine, on s’attarde, on bidouille et on lit, aussi, sans culpabiliser ni se presser. C’est bon les vacances.

Mais d’un autre côté, qu’est-ce qu’elles sont longues, ces vacances… Après les pins et les cigales, il y a eu ici, un peu là, quelques escapades et sorties, mais surtout beaucoup de Légo, de Uno, de Piratatak et autres Playmobil. Il y a eu mille protestations, deux mille disputes, et quelques pleurs. Il y a eu des garçons survoltés parce qu’enfermés, quand la pluie battait les fenêtres. Il y a eu de la peinture et des dessins, des sorties sous la pluie, de la pâte à modeler, des gamelles en vélo, des bricolages désastreux, de petites catastrophes, des questions incessantes et des interruptions innombrables. Il y a l’omniprésence du bruit et du remue-ménage, du ménage jamais terminé et des jouets éparpillés.

Quand les garçons partent en vadrouille avec leur grand-mère, je m’étonne du silence, du calme, de l’immobilisme de la maison. C’est bon, ça aussi. Pouvoir lire dix pages d’affilée, écrire sans devoir m’arrêter pour consoler ou séparer, avoir la certitude que le jouet rangé ne se retrouvera pas, deux minutes plus tard, à nouveau au milieu du parquet. Oh la beauté de la maison sans zébulon !

Au marché hier, alors que les mouflets croquaient des raisins chez le primeur, la maraichère a posé la question maintenant incontournable : « Alors les garçons, bientôt la rentrée ? ». Et sa suite habituelle : « Vous êtes contents ? ». Devant la dénégation du Grand, l’enthousiasme du Petit, elle m’a glissé avec un clin d’oeil : « En tout cas c’est maman qui doit être contente ». Et la dame derrière moi de confirmer avec élan : « Moi j’en peux plus, la rentrée, c’est le meilleur moment des vacances ».

Je ne sais pas. Je suis partagée. J’ai presque la nostalgie, et presque hâte. Ça dépend de l’heure et du moment. Hier soir au parc, chauffée par un rayon de soleil, l’herbe paraissait si verte, l’air si frais, que j’aurais pu y rester des heures encore, dans cette lumière de fin aout, ma Douce dormant dans la poussette pendant que ses frères battaient les buissons à la recherche d’un trésor.

Lundi, la course aura repris. Le cartable et les devoirs, la sonnerie de 16 heures, les réveils et les rendez-vous. Et puis bientôt nous shooterons dans les feuilles mortes, ramasserons des marrons, enfilerons des chaussettes. Et puis encore après… Cet été ne sera plus qu’un souvenir, enfants courants sur la plage, fleurs épanouies, glaces colorées. Jusqu’au prochain été, qui ne sera pas vraiment différent mais jamais plus le même. Philosophie de fin de vacances, quand on range la crème solaire et les maillots en se disant que le temps passe, décidément, trop vite. Même s’il se traine, parfois, terriblement.

Pour ces derniers jours, j’espère que nous ne ferons rien. Que nous célébrerons cette fin de vacances en trainant, bullant, procrastinant. Pour en savourer tous les instants, nous devrions même nous ennuyer un peu. C’est le meilleur moyen d’étirer les heures, l’ennui. J’aime bien ça, m’ennuyer. Mais pas trop souvent.

Enfin je ne sais pas. Je suis partagée.

8 pics a week #70 (petits bonheurs de l’été)

Oh comme il date, le dernier 8 pics a week ! Pour me rattraper, ce sera double dose de bonheurs en images. Alors depuis la fin des classes, il y a eu…

Mon Grand dans les fleurs, attendant que sa soeur sorte de l’hôpital. Dernière hospi pour la Mini, et nous avons bon espoir qu’elle n’aie pas besoin de nouvelle opération d’ici un moment. Les yeux vont bien, la gastrostomie est au top… Championne la Mini, et ses frères peuvent la couvrir de baisers en toute tranquilité ❤

La semaine de formation de yoga. 5 jours de pratiques, de cours, de méditation, de balades et de siestes au soleil. Surtout une petite semaine avec des camarades géniaux que j’aime de plus en plus. Promo Shantih au taquet !

Mon Petit qui s’est éclaté avec son Papi et a même appris, entre la plage et l’aire de jeux, à faire du vélo sans roulettes !

Pour ma Douce, les plus mignonnes sandales du monde, ramenées du Brésil s’il-vous-plait. (ils font les mêmes en 40 ??)

Les vacances, les copains copines des garçons qui s’invitent pour le petit déjeuner, et des parties de dames chevaleresques

Les pieds dans le sable. Que dire de plus ?

Les amis qui passent à la maison et nous aident à agrandir notre cabane dans les bois.

Des balades dans la forêt qui se terminent face à l’océan

La plage rien que pour nous, ou presque

Et les cris de joie des garçons dans le toboggan double looping du parc aquatique

Une halte chez Virginie et ses chéris, et des passions communes qui se dévoilent pour petits et grands

Le Futuroscope sous la pluie, mais avec le sourire. Plein les yeux au voyage extraordinaire et des lapins crétins vraiment crétins.

Une cousine russe qui aide le Grand à réviser son alphabet

Les tomates de notre jardin ! Depuis juillet nous mangeons notre production, quel kif !!

Un tour à l’arboretum, notre jardin préféré du coin.

Et puis ça. Le mot fin apposé à un manuscrit que je muris depuis des années. Peut-être même que j’aurai le courage de l’envoyer à des maisons d’édition. Peut-être bien qu’un jour il existera sur le papier. Un rêve peut-être réalisé ?

En attendant que mon roman vive -peut-être, donc- ailleurs que dans mon ordi, j’ai participé à un concours de nouvelles, et ça serait bien cool si vous pouviez me filer un coup de main ! Si vous voulez voter (en cliquant sur le bouton Like à côté du titre) pour l’une, l’autre, ou les deux, ça sera par ici pour Le secret et par là pour Tempus fugit !

Plein de bises pour ceux qui profitent de leurs vacances, encore plus à ceux qui bossent… et bon week-end à tous !

Frères

Penchés sur leurs feuilles, ils dessinent avec la même application.

Ils chantonnent, tous les deux, mais chacun un air différent.

Ils se chamaillent un peu, se disputent la même couleur, puis trouvent un arrangement.

Ils se ressemblent tellement. Ils sont si différents.

L’un parle sans cesse, l’autre pèse ses mots.

L’un a les cheveux raides, l’autre des boucles de chérubin.

L’un est anguleux et sec, l’autre garde la rondeur et le moelleux d’un bébé.

L’un s’agite et tournicote, l’autre se pose et l’apaise. Ils sautent tous les deux sur le canapé.

L’un explose en colères immenses, l’autre boude et se cache. Les deux ont de gros chagrins, vite consolés.

L’un croque des carottes, l’autre préfère les concombres. L’un ne mange ses pizzas qu’au chèvre, l’autre seulement à la mozzarella. Ils dévorent tous les deux les tomates.

L’un entasse livres et doudous dans son lit. L’autre aussi.

Ils aiment les planètes, le système solaire, les dinosaures, les Légos.

Ils adorent leur soeur et la couvrent de baisers.

Ils s’adorent. Ils se détestent. Ils s’aiment profondément.

Ils sont frères.

Les semaines floues

Le quotidien me semble toujours un peu irréel, quand la Mini est à l’hôpital. Comme si je n’étais pas vraiment là, comme si les choses étaient… floues.

Peut-être parce que ces hospitalisations bousculent nos petits rituels. Je suis tellement habituée à l’avoir près de moi en permanence, ma doucette. Dix fois depuis ce midi, j’ai eu peur que les garçons ne réveillent leur soeur à force de cris et de rires. Je la cherche, du coin de l’oeil. Je sursaute en voyant l’heure : j’ai oublié de lui donner ses médicaments ! Alors qu’elle est à Bicètre avec son papa.

Le temps s’étire, je tourne en rond, je ne sais pas quoi faire de moi.

Pourtant j’apprécie ces moments différents avec les garçons. Je savoure une chose en particulier : je peux marcher dans la rue en les tenant par la main. C’est tellement agréable, de se promener en serrant une petite main chaude. Ça m’avait drôlement manqué, à moi qui suis toujours collée à la poussette. Nous pourrions aller jouer au parc sans nous soucier de l’heure ou du vent. Courir, monter des escaliers, jouer à cache-cache derrière les arbres. Ce soir il n’y aura pas de massage, de branchements ou de veilleuse à remettre en route, probablement pas de réveil intempestif, pas de couche à changer au milieu de la nuit. C’est un peu la liberté. Mais cette liberté se dilue dans un sentiment d’étrangeté. Ma fille me manque.

Quant aux jours où je suis à l’hôpital avec elle, ils ont ce même caractère flottant et vaporeux. Les heures s’allongent entre nos quatre murs, elles sont beiges, grises, jaunes et bleues, elles sentent le savon antiseptique et le thé, elles flottent entre les lignes de mes livres et s’égrènent de films en séries. Qu’elles sont longues, les journées à l’hôpital. Mais jamais autant qu’au moment où je raccroche de l’appel facetime du soir, quand les voix des enfants et du chéri disparaissent et nous laissent seules, la Mini et moi, pour une interminable soirée et une nuit pointillée de prises de constantes. Mes hommes me manquent.

Je crois que ce qui rend ces semaines d’hospitalisation si étranges, c’est l’attente. Durant ces jours, j’attends. Je ne fais que ça, attendre. La visite de la kiné, le passage de la neurologue, la sortie des classes, le taxi, l’entrée au bloc, l’heure de manger, la salle de réveil, des nouvelles de la maison, des nouvelles d’elle… Qu’on se retrouve enfin tous les cinq à la maison. J’attends tellement que j’oublie de vivre, je suis suspendue, incapable d’entamer quoi que ce soit, disponible et absente à la fois.

Chaque activité n’est qu’une distraction, une tentative de m’ancrer dans le présent, de construire quelque chose de réel sur ce qui me semble tellement nébuleux. Je mange sans faim, je traine sans fin, je regarde le ciel, notre terrasse, la tour Eiffel qui scintille, les garçons qui se chamaillent, ma douce qui fronce le nez. Je flotte. Je ne suis bonne à rien, rien qu’attendre.

Derrière tout ça, il y a probablement la peur. Une angoisse diffuse qui m’anesthésie un peu : l’anormalité de la situation s’additionne aux craintes opératoires. Et si tout ne rentrait pas dans l’ordre ? Mais il n’y a pourtant pas grand chose à faire. Rien qu’attendre.

Alors j’attends, dans le flou.

Retour au réel prévu vendredi.