Not exactly the mother type

Je n’ai jamais été de ces filles qui rêvent d’être mères. On en croise, des mouflettes, des adolescentes, qui ont déjà l’envie de materner. Des jeunes femmes impatientes d’avoir leur enfant à elle.

Moi non, vraiment pas. Je crois avoir eu un poupon, et lui avoir changé les couches une ou deux fois aux alentours du CP… mon instinct maternel de petite fille s’est arrêté là. Je ne me suis jamais extasiée sur les bébés, je n’ai jamais expérimenté cet élan si souvent observé, ce « oh qu’il est mignon, je peux le prendre ?« . J’ai côtoyé trop peu de nourrissons au cours de ma vie pour avoir le temps de m’y attacher vraiment. J’ai aimé certains gosses, en encadrant des colonies. La grande majorité me semblait exaspérante.

Ado puis jeune femme, je ne voulais pas avoir d’enfants : j’avais trop peur de mal faire, de ne pas savoir les aimer, de leur gâcher la vie et qu’ils ne m’aiment pas en retour. J’avais peur de reproduire ce que je vivais à la maison.

Il aura fallu du temps, des compagnons rassurants et rencontrer des modèles familiaux (et surtout maternels) moins flippants que le mien pour que je commence à envisager que peut-être, la maternité était une option.

Pour autant, cette découverte n’a pas déclenché non plus un besoin irrépressible de devenir mère. Globalement, mon idée était plutôt « je n’ai pas envie de me réveiller à 50 ans et me dire que je suis passée à côté de quelque chose« . Pas exactement une pulsion maternelle.

J’étais si loin d’imaginer… comment aurais-je pu savoir ?

Peut-on réellement expérimenter un amour inconditionnel, tant qu’on n’a pas eu d’enfant ?  Connait-on vraiment la peur, le soulagement, la joie ?

Aujourd’hui, je ne peux toujours pas dire que j’ai une passion pour les enfants. Mais qu’est-ce que j’aime les miens… Je ne suis pas une mère parfaite, mais je suis définitivement, et à jamais, une maman.

L’ancienne moi est toujours là : celle qui a peur de mal faire, qui redoute de ne pas savoir les aimer. Elle ressort parfois, brièvement. Et puis elle tient une petite main dans sa main, elle regarde le soleil jouer dans les cheveux blonds de son petit. Elle sait que le bébé qu’elle porte encore en elle, elle l’aime déjà.  Et ça va.

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2 réflexions sur “Not exactly the mother type

  1. J’adore ton texte (larme à l’oeil ;-))… et je suis rassurée car je me sens moins seule… Comme toi, devenir mère n’était pas du tout une priorité. Quand j’étais plus jeune, je ne m’extasiais pas non plus. Je revendiquais même le fait que je n’aurais jamais d’enfants (surtout en voyant certains proches avec les leurs… y’avait pas de quoi donner envie). Et puis, un homme, une vie – faite de bonheurs et de soucis divers à braver – avec lui, des désirs communs m’ont fait changé d’avis. La grossesse n’a pas été de tout repos, l’accouchement dur, le post-grossesse fait d’angoisses (vais-je savoir faire ? comment réagir à… ? …)…Chaque jour, nous sommes plus à l’aise… Et puis, notre bébédoux, on l’aime d’un amour fou, indescriptible, ce qui ne m’empêche pas personnellement de continuer à avoir des ambitions par rapport à mon métier ou encore des envies de voyage (que du coup, nous partagerons avec elle)…

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    • 😄 c’est toujours beau de trouver quelqu’un en qui nos mots font écho… Merci pour ton message !! Moi aussi j’ai envie de leur faire découvrir tant de choses et d’endroits !
      Et tu sais ce qui est magique ? La grossesse est beaucoup plus cool la/les fois suivantes, parce qu’on sait qu’on va y arriver !

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