De quoi se souviendront-ils ?

Que restera-t-il de ces années de tout-petits ? De ces jours collés à nous, de ces heures de câlins, de ces semaines de découverte ? Garderont-ils des images, des impressions, ou tous ces souvenirs s’effaceront-ils à mesure qu’ils en fabriqueront de nouveaux ?

J’ai très peu de souvenirs de ma petite enfance : une marelle en forme d’escargot, la brique de lait qu’on nous donnait tous les matins, une camarade qui me griffe le nez. Du primaire, je garde quelques flashs, des sensations de frustration, de fierté, de peur, des choses assez puissantes pour avoir laissé une trace tenace.

Mais mes enfants, mes petiots, que vont-ils conserver ? Sauront-ils les fous-rires, les parties de cache-cache, leurs passions d’enfants pour tel jeu ou doudou ? Leurs peurs de bébés les suivront-elles ? Les recoins de leurs cerveaux abriteront-ils encore, dans quelques années, le goût des premières fraises, les bras ouverts de leurs parents, les racines de leur complicité de frères et soeurs ?

Parfois, les heures s’étirent comme des jours. Quand ils sont malades, quand ils pleurent, quand l’inquiétude nous envahit. C’est le temps tout relatif des soucis, des soins, de l’attente. Des mains fraiches sur les fronts brûlants, des nuits aussi blanches que leurs joues sont rouges, des questions sans réponses. Le coton de ces jours flous, se délite-t-il aussi vite que la velours des baisers ou le voile léger des jours d’été, pieds nus dans le sable ?

Et les cris, les pleurs, les larmes ? Les leurs et les miens ? Les punitions, les hurlements, tous ces craquages dont je ne suis pas fière, les presque fessées, les sanglots impuissants devant leurs pleurs de bébés ?

Je suppose que tout s’effacera, le bon, le beau et le reste. Mais j’aime me dire que les milliers d’attentions, caresses, sourires, baisers et bercements, tous ces gestes insignifiants, quotidiens et anodins, formeront une base douce et solide pour leur futur. Que le bonheur est tenace, même s’il n’est pas toujours bruyant. Que la confiance, celle que je vois dans leurs yeux tous les jours, perdurera.

blog famille

8 pics a week #16 (petits bonheurs de la semaine)

Une semaine en mode cocooning : enfants malades, nuits difficiles, journées occupées… mais on en voit le bout !

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Jus d’oranges frais pour faire le plein de vitamines…

 

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Et un petit craquage couleur d’été pour illuminer cette semaine pourrie

 

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Des calins et des papouilles

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des piques-niques intérieurs au pop corn 🙂

 

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Des petits fiévreux dans des châles tricotés maison

 

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Piquer dans le dessert de ma copine au resto

 

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LE plat pour enfants (et grands) malades : pâtes étoiles, beurre, jambon, gruyère

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A défaut de pouvoir mettre les pieds dans l’herbe, on peut toujours se mettre sur le tapis…

Allez courage, le printemps va bien finir par arriver… et très bon dimanche à tous ❤

Nuit pourrie n°473 (faites des gosses !)

3h22, la Mini finit sa collation nocturne

3h27, après moults allers-retours dans le noir et caressages de dos, la Mini produit (enfin) un rot (parfaitement abominable)

3h28, la Mini dort comme une reine dans son  le lit parental

3h30, une main d’origine indéterminée allume la lumière du couloir

3h31, la mère de famille se lève et part enquêter (et accessoirement éteindre cette p**unaise de lumière)

3h32, la mère de famille trouve le Petit assis dans son lit. Le Grand ronflotte dans le sien

3h33, la mère de famille fait un gros câlin au Petit et le trouve bien chaud

3h34, le thermomètre diligemment inséré dans l’orifice adéquat indique 39,7°C

3h35, le Petit a docilement avalé sa pipette de Doliprane et s’est gentiment recouché

3h38, la mère de famille sombrant dans un sommeil bien mérité entend des bruits louches de genre chouinage à consonnance vomitive

3h38 et demi, la mère de famille tend le seau Némo au Petit, juste à temps pour récupérer le Doliprane et quelques morceaux de haricots verts

3h45, le Petit a arrêté de sangloter et cracher du vomi par le nez, il est mouché, le seau Némo est lavé, un suppositoire de Doliprane administré

3h52, la mère de famille sombrant dans un sommeil bien mérité entend des bruits louches de genre chouinage à consonnance vomitive

3h52 et quart, Némo en reprend une couche, le père de famille se joint à la fête pour réconforter le Petit en pleurs

4h11, le Petit s’endort épuisé

4h25, la mère de famille sombrant dans un sommeil bien mérité entend des bruits louches de genre petits pieds sur le parquet et essaie de les ignorer

4h26, le Grand se retrouve au pied du lit parental, tousse copieusement puis demande s’il peut aller jouer sur l’iPad

4h33, tous les enfants sont au lit et dorment. Les parents en revanche…

chouette

 

 

Activité sensorielle : le sable effervescent

sable effervescent, moon dough

 

Ah le faux sable… une chouette activité pour patouiller et faire des pâtés ! La recette est toute simple mais ici on lui a donné un petit twist, pour que notre sable fasse quelque chose de spécial.

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activité sensorielle enfants sable

Ce faux sable peut être moulé, on peut en faire des boules, des constructions et y mettre plein de petits personnages pour jouer des heures.

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J’y ai ajouté du colorant bleu histoire de rigoler un peu et de surprendre les enfants. Mais surtout, quand les garçons en ont eu assez de patouiller, je leur ai amené une pipette de potion magique et surprise :

activité sensorielle enfants sable effervescent

Le sable a fait de la mousse !

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Plein de mousse !

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Et ça ça donne une nouvelle dimension à la patouille !

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Et on a fini en grand bain de mousse bleu, ce qui nous a beaucoup amusés !IMG_2671

La recette du sable effervescent :

  • une tasse de farine
  • une tasse de bicarbonate de soude
  • un quart de tasse d’huile végétale (tournesol par exemple)
  • du vinaigre
  • du colorant alimentaire si on veut

On mélange bien farine, bicarbonate et huile pour obtenir le sable. On joue avec autant qu’on veut puis on verse dessus le vinaigre… et que ça mousse !

8 pics a week #16 (petits bonheurs en image)

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Les garçons se sont bien déchainés sur le tableau noir et ont dessiné des supers citrouilles (quelqu’un a dit que c’était le printemps ?)

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On a trouvé de chouettes hochets pour bébé, tout colorés et légers (bébé carnaval de Halilit, chez Natalys)

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« encore un tour, maman, je veux aller dans l’hélicoptère cette fois ! « 

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Elle est pas super chouchou avec ses chaussons à grelot ??

bakasana, crow pose, yoga, corbeau

Bakasana still flying !!!

activité sensorielle sable effervescent

On a fabriqué du sable bleu et effervescent… c’était trop cool !

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On a fait une bouteille à paillettes avec la recette de Daljaa (Addfunandmix) et on ne se lasse pas de la regarder

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Un petit tour à la piscine, histoire de se changer les idées et se bouger un peu… ça fait du bien !

 

Tu as 4 mois

Ma toute petite, tu as déjà 4 mois. Je pourrais dire que le temps est passé vite, que je n’ai pas vu filer ces semaines… ce serait mentir.

L’avantage des nuits sans sommeil, des longues déambulations nocturnes, des petits matins à compter les heures, c’est qu’on a tout le temps de goûter au temps.

Combien de minutes à caresser tes jolis petits doigts ?

Combien d’heures à regarder dans la pénombre ta joue toute ronde ?

Combien de fois tes cheveux, légers comme des plumes, contre ma joue ?

Combien de câlins ?

Combien de larmes, les tiennes ou les miennes ?

À 4 mois, ma tendre, tu commences doucement à t’ouvrir au monde. Le bébé-koala prend un peu de distance, accepte de plus en plus volontiers de jouer et d’observer hors des bras. La vie est douce là aussi, n’est-ce pas ?

À 4 mois, ma douce, le jour et la nuit ne se confondent plus pour toi. Ton sommeil se fait plus calme, plus rythmé, même si tes parents doivent rester à portée de doigt.

À 4 mois, ma belle, tu gardes encore bien du mystère… qu’y a-t-il dans cette petite tête blonde ? Quel caractère se cache derrière ces yeux toujours bleus ? Qui deviendras-tu ?

J’ai hâte de le découvrir, et d’entendre ton rire résonner bientôt…

Joyeux mestriversaire ma chérie ❤

4-bougies

 

 

Le jour où je me suis fait gronder par le pédiatre (le cododo, c’est mal)

Il avait l’air sympa, pourtant. Vachement plus sympa que le docteur P. qui suit les garçons, par exemple : à l’écoute, souriant. Ouvert. Même qu’il avait l’air de s’intéresser. Et même qu’il posait des questions.

Du coup quand il a demandé comment la Mini dormait, je lui ait dit. Qu’on a du mal à la poser la journée et que la nuit c’est pire, qu’elle ne dort pas dans son lit, qu’elle ne se calme souvent que dans les bras. Qu’elle dort avec nous.

Mazette, j’aurais annoncé que je nourris ma fille de 4 mois avec du Red Bull, il n’aurait pas eu l’air plus incrédule.

« Bon, il va tout falloir reprendre depuis le début« , qu’il a dit. « Il faut qu’elle dorme toute seule, dans son lit« .

Sur le principe, je n’ai rien contre. En fait je suis même carrément pour. J’adorerais que la petite chose ronflante et pétante qui partage notre lit ronfle et pète gentiment dans le sien. Mais pour le moment, ça ne marche pas.

« On a trouvé une solution qui permet à tout le monde de dormir« , je lui ai dit. Et comme il me regardait avec un air mi-amusé mi-consterné, j’ai cru bon d’ajouter « parce que si elle pleure, personne ne dort« .

« Mais c’est normal qu’elle pleure« , il a dit. « Ça pleure, un bébé, c’est naturel. Laissez-la pleurer et tout va rentrer dans l’ordre« .

Plein de choses ma passaient par la tête à ce moment-là. Des choses lues sur le fait que répondre immédiatement aux pleurs est bon pour les bébés, que ça les sécurise. Des choses sur ces endroits à travers le monde où on pratique le sommeil partagé, où les petits sont portés en permanence. Ce que je ressens, moi, maman, quand ma fille pleure. Cette angoisse physique.

Mais à quoi ça aurai servi, de lui parler des bébés japonais qui partagent la chambre et le lit de leurs parents ? De lui dire que le bébé qui dort seul, c’est une idée occidentale ? Que nos garçons ont dormi avec nous et s’en portent très bien ?

Alors j’ai juste dit « Vous laisseriez pleurer un bébé de 4 mois, vous ? ». Et il a dit oui. Que ça n’était pas mauvais pour elle, et que si on voulait pouvoir dormir tranquille, nous, pendant qu’elle pleurait, on n’avait « qu’à la mettre dans la salle à manger pour la nuit« .

Je croyais pouvoir recevoir un peu d’écoute, ou au moins une attitude ouverte de la part d’un professionnel des bébés qui a du en voir défiler des milliers dans son cabinet. Mais il faut croire que le cododo est trop rare, ou trop tabou, ou trop marqué « dangereux » pour ce pédiatre pour que notre façon de faire soit simplement envisageable. Je ne dis pas que c’est la bonne, l’unique, ni même que nous cosleepons sans nous poser aucune question. Mais il n’y aurait vraiment qu’une méthode, celle qui consiste à laisser son enfant pleurer pour l’entraîner à dormir seul ?

On en revient toujours là ?

newgirl