Gumilk : mode d’emploi et astuces (et autres histoires de biberon)

La Mini est au biberon depuis quelques semaines maintenant. Après 4 mois de sein exclusif, j’en avais -il faut le dire franchement- marre. L’allaitement à la demande me pesait, on en était toujours à 8 ou 10 tétées par jour et mes envies d’indépendance (faire des trucs fous comme sortir de la maison ou prendre un ibuprofène) me travaillaient de plus en plus. Avec le retour des beaux jours, ma mauvaise conscience a diminué proportionnellement au nombre de microbes hivernaux. On a donc commencé les bibis, gentiment.

Pas un gros succès. Même avec les supers bibs Tommee Tippee qui avaient tant plu aux garçons. 60 ml, 40ml. Pas de quoi caler un bébé, pas de quoi espacer les tétées. Pas de miracle, en somme. Mais on a continué, en ce disant qu’il lui faudrait un peu de temps pour s’habituer. Que de toute façon elle pouvait toujours se rattraper sur les tétées.

On ne savait pas, à ce moment, que notre poupette avait des soucis neurologiques. Tout ce qu’on voyait, c’est un bébé qui prenait des micro-biberons, avait du mal à boire, galérait d’ailleurs aussi un peu au sein. Les repas duraient longtemps, au sein comme au biberon, elle pleurait… On a remplacé peu à peu les tétées par des bibs, sans qu’elle boive plus pour autant. Son poids a commencé à stagner.

Et puis la visite chez le pédiatre, l’hospitalisation, la découverte d’un souci chez notre jolie poupée… et une rencontre avec une chouette kiné.

Qui nous a suggéré d’épaissir le lait, que ça lui faciliterait sans doute la tache, que ça ne servait à rien de faire durer, qu’après 15 à 20 minutes de toute façon les bébés sont épuisés.

Alors je m’en suis allée acheter un pot de Gumilk à la pharmacie, et là… enfin elle a mangé. Bon, il a fallu essayer plusieurs biberons et tétines, mais au final (avec bibs MAM et tétines 3), ça marche. Voilà, c’était aussi bête que ça, elle n’y arrivait pas parce que c’était trop liquide. Avec le recul, probablement qu’elle avait aussi du mal avec mon lait… pauvre poupette…

En revanche, le Gumilk… quelle galère. Parce que pour épaissir, il faut de la chaleur et/ou du temps. Mais si on le met dans l’eau très chaude pour qu’il épaississe vite, ça fait des énormes grumeaux. Si on prépare le bib et qu’ensuite on le chauffe un max, à mon avis c’est pas bon pour les propriétés nutritives du lait infantile. Et puis après, il faut attendre un bon moment que le bib refroidisse. Mis dans le biberon à température ambiante, il faut 10 minutes pour que ça épaississe… Pas idéal quand on a un lardon affamé dans les bras.

Bref j’en arrive à l’objectif premier de ce post : partager notre mode d’emploi perso (de toute façon sur le pot de Gumilk, le laboratoire Gallia s’est bien gardé de se mouiller… aucune température indiquée, aucun temps stipulé, c’est débrouille-toi coco).

Donc voilà, si vous galérez avec votre Gumilk, si vous devez en utiliser à l’avenir, nous ce qu’on trouve le plus pratique (après maintes tentatives et essais divers et variés) c’est :

  • Mettre la moitié de l’eau dans le biberon. Pour la Mini on fait des bibs de 150, donc on verse au départ environ 80.
  • Ajouter le Gumilk dans cette eau froide. Une cuillere et demie pour 150ml… pas super facile, la demi cuillere, mais bon… Bien agiter, ça se dissout nickel à froid.
  • Mettre à chauffer 30 secondes au micro-onde puissance max. Le bib ressort chaud, attention. Avantage : le Gumilk a bien épaissi.
  • Ajouter le reste de l’eau (pour nous jusqu’à 150ml) puis le lait en poudre (5 doses pour 150ml).
  • Fermer, agiter pour mélanger et laisser épaissir encore un peu 2 ou 3 minutes.
  • Vérifier la température, réchauffer un ptit coup si nécessaire… et c’est bon !

C’est le meilleur compromis entre l’attente et le chauffage qu’on ait testé… mais si vous avez d’autres astuces on est preneurs !

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8 pics a week #19 (petits bonheurs de la semaine)

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Les orteils presque à l’air et les pieds presque dans l’herbe… profiter de la terrasse au soleil

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Retrouver des souvenirs d’enfance avec des soucoupes volantes

blue layer cake, ombre cake

Relever le challenge du gâteau bleu (bleu ?!) demandé par le Petit pour son anniversaire

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Jouer avec une chouette toupie offerte au Petit, et s’émerveiller des tourbillons de lumière

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Regarder la pluie tomber depuis la mini maison de jardin

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S’attendrir devant les tout petits pieds de ma Mini

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Rire de voir les garçons rire devant des « vidéos de chats qui font des bêtises »

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Se souvenir de Rome devant un documentaire passionnant sur Arte… (à voir en replay pendant encore quelques jours)

 

« Et ça va, vous tenez le coup ? »

C’est une question qu’on entend beaucoup en ce moment. Parce qu’apprendre que son bébé a probablement une maladie grave, potentiellement incurable, c’est d’une injustice et d’une cruauté indicibles.

Ça fait du bien de l’entendre, cette question. Elle nous rappelle que nous ne sommes pas seuls, que des âmes amies se soucient de notre Mini, mais aussi de nous… Et à la fois elle fait mal, cette question. Il est si difficile d’y répondre.

Oui, nous tenons le coup. Nous nous levons, nous faisons ce que nous avons à faire, nous arrivons à fonctionner, rire, sourire, penser à autre chose, profiter de petits bonheurs.

Il y a des bons jours. Des jours qui semblent « normaux ». Parce que nous avons deux garçons en pleine forme, qu’ils nous épuisent mais nous obligent à continuer notre vie comme avant. Parce que la Mini, malgré son retard, est mignonne à croquer. Parce qu’elle sourit, aime les caresses, et progresse à petits pas, tout de même.

Oui, il y a des jours « avec », des jours de soleil, de sorties en famille, de soirées cool, des journées heureuses.

Et puis il y a les jours « sans ». Ceux où l’angoisse est si forte qu’elle me coupe la respiration et l’appétit. Ceux où voir des petites filles courir dans la rue m’est un déchirement, ceux où je ne peux pas m’empêcher de me demander : marchera-t-elle ? Parlera-t-elle ? Quelle sera sa vie ?

Des jours où je dois faire un effort épuisant pour me rappeler qu’il aurait pu arriver, qu’il pourrait arriver, n’importe quoi à n’importe lequel de nos enfants, ou à nous. Que la vie c’est aussi ça. Que l’injustice et la douleur que je ressens ne résument pas tout.

Des jours où les larmes montent trop vite, où le sentiment d’impuissance est insupportable.

Des jours où j’ai peur pour elle, mais aussi pour les garçons, pour nous, pour notre cellule familiale. Peur pour l’avenir, pour nos jobs, pour notre santé mentale.

Des jours où je souhaiterais me réveiller par magie hors de ce cauchemar. Où je me demande « où est passée ma vie ? « .

Des jours où je me force à respirer, à me souvenir de ce conte zen : « je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise chose ». Où je veux juste enfouir mon museau dans le cou de mon mari, serrer fort mes enfants, et remonter à la surface, loin de ce gouffre de malheur.

Et je remonte. Parce qu’il y a pire. Parce que pour le moment nous sommes tous les 5 ensemble. Parce que l’inquiétude ne sert à rien. Parce que chaque jour n’est peut-être pas bon, mais il y a quelque chose de bon chaque jour. Parce que notre bonheur ne dépend finalement pas de ce qui nous arrive, mais de la façon dont nous y réagissons.

Il y a des jours avec, il y a des jours sans, et ça risque de continuer comme ça… Mais nous tenons le coup, pour le moment.

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Une activité 100% recyclée

Parfois les enfants sont intenables, et il FAUT trouver quelque chose pour les occuper. Tout de suite. Quelque chose de facile à mettre en place, qui ne demande pas une concentration dingue et surtout qui ne nécessite pas un matos de fou.

Donc samedi, face à deux garçons déchaînés, avec ma mouflette dans les bras et malgré nos soucis actuels, j’ai bricolé une activité inédite qui a eu le mérite de ne rien coûter et de les occuper un petit moment dans le calme. En plus on a pu la continuer le lendemain, pour une nouvelle petite session tranquille. Ouf.

diy enfants

Avec quoi avons-nous bidouillé ces merveilles au potentiel hautement décoratif ? Que des choses qui trainaient chez nous : un morceau de carton, des rouleaux de papier toilette, des pailles, de la colle, des ciseaux, de la peinture.

Première étape : découper les rouleaux de papier toilette après les avoir aplatis, en tronçons de 1cm de large environ. Découper ensuite le carton pour que chaque enfant ait un support à la bonne taille. Leur filer le tout, accompagné des pailles et de la colle et les laisser fabriquer des fleurs.

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Le lendemain une fois que tout avait séché, on a pu peindre les fleurs.IMG_2895IMG_2900

IMG_2887IMG_2899Dans les fleurs, autour des fleurs, sur les fleurs… ça leur a fait travailler leur dextérité et ils ont bien aimé peindre à la verticale aussi.

On a utilisé à la fois des pinceaux normaux, et ces drôles de pinceaux à mettre au bout des doigts, que j’avais dénichés au centre Beaubourg.

Allez, à vos rouleaux de papier toilette et bon bricolage !

8 pics a week #18 (petits bonheurs de la semaine)

La semaine dernière j’ai zappé les 8 pics a week… trop difficile, pas envie… Maintenant que nous sommes de retour à la maison on arrive à se poser un peu et on apprécie encore plus le simple bonheur d’être ensemble et les petites victoires de la Mini.

Merci à tous pour votre soutien, vos gentils mots, ça compte beaucoup pour nous ❤

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Faire une pause à l’hôpital, avec une infusion et un magazine positif… puis s’accorder une demie-heure de méditation pour recharger les batteries

 

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Quitter enfin le service de neuropédiatrie. Sans réponse quant à ce qui freine notre Mini, en sachant qu’on y retournera avant la fin du mois, mais au moins se retrouver tous ensemble à la maison.

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Savourer un classique avec les garçons… « Renbois des Bois » comme dit le Petit

 

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Les orangers du Mexique fleurissent enfin et parfument la terrasse

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Accompagner le Grand à l’école avec le Petit, et les trouver adorables dans leurs doudounes assorties

 

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Habiller la Mini et la trouver super choupi dans son t-shirt à pingouin ❤

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Bricoler un attrape-rêve pour la chambre des garçons, pour que leurs nuits soient douces et paisibles

 

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Aller à la fête japonaise de l’école du Grand, et admirer toutes ses oeuvres dans sa classe

 

Un petit bonheur, beaucoup de questions

Nous avons eu une permission pour la nuit, et c’est un bonheur appréciable. Non seulement j’échappe à la nuit dans la boîte vitrée (c’était mon tour, le Cher&Tendre a assuré la dernière), avec machines qui bippent + enfants qui pleurent + infirmières qui papotent + lumière + prise de tension de la Mini à des heures impossibles (+ lit atroce mais peut-il en être autrement ?). Mais en plus on a la joie de se retrouver à 5 à la maison, et ça change beaucoup de choses.

En revanche nous avons peu de réponses, et il semblerait que nous n’en ayons pas beaucoup plus d’ici la fin de cette (première) hospitalisation.

Les examens passés jusqu’à présent (EEG, écho abdominale, fond d’oeil), tous normaux, ont permis d’éliminer certaines maladies métaboliques et une épilepsie. Mais il reste tant de diagnostics possible. Des maladies métaboliques, des maladies génétiques, certaines traitables, d’autres pas. Des examens sanguins sont en cours, avec des résultats dans le mois qui vient, d’autres dans 3 à 6 mois.

Et la possibilité, enfin avouée, que jamais on ne trouve rien. Que cette vilaine chose qui freine notre jolie Mini n’ait jamais de nom.

A l’heure actuelle, le flou demeure. L’IRM imminente nous en apprendra plus, j’espère. Et je le redoute à la fois.

Mais l’avenir de notre petite reste un mystère. Son petit cerveau saura-t-il compenser ? Rattrapera-t-elle son retard ? Sera-t-elle une petite fille vive et drôle, pourra-t-elle lire et compter ? Ou sera-t-elle incapable de marcher ou de parler ? Tout semble possible, du scenario le plus optimiste au plus sombre…

C’est un chemin bien obscur qui se dessine. Il sera jalonné d’autres hospitalisations, de séances de kiné, d’examens et probablement de bien d’autres choses. Il ne ressemble aucunement à celui que j’avais rêvé pour ma fille.

Mais pour l’heure je vais savourer cette soirée loin de la boîte vitrée, dans notre maison qui parait si grande en comparaison, avec mes amours.

Bonne soirée à vous, puissiez-vous la passer avec ceux que vous aimez.

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Son histoire, nos peurs

Elle devrait rire aux éclats. Elle devrait jouer avec ses doigts. Elle devrait faire tant de choses qu’elle ne fait pas. Notre toute petite a presque 5 mois, mais petit à petit elle marque le pas.

C’est son histoire qui s’écrit, une histoire qu’on imaginait lisse et sans tracas. Ce sont nos peurs qui grandissent, plus vite qu’elle ne croît.

Depuis hier, notre Mini est hospitalisée en neuropédiatrie, parce que son petit cerveau ne grossit pas aussi vite qu’il le devrait. Parce qu’elle prend du retard, tout doucement. Entre les doudous et les hochets, c’est électroencéphalogramme, prises de sang, IRM, échographies. A la recherche d’une cause, et surtout d’une solution.

Je donnerais beaucoup, beaucoup, pour être rassurée, pour avoir la certitude que ces jours passés dans un box vitré seront les seuls. Que son histoire qui démarre ne sera pas limitée par ce qui lui arrive maintenant. Que nos peurs sont exagérées.

Je donnerais tant pour avoir la certitude que dans quelques années nous pourrons dire avec un sourire « ma chérie, qu’est-ce que tu nous as donné comme soucis, heureusement que c’est fini…. »

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Pensez à nous les amis, envoyez-nous vos bonnes ondes si vous pouvez…

Bises

Amélie