Un tatouage, moi ? Jamais !

Vous voyez ces gens qui disent « Un tatouage ? Sur les autres oui mais alors sur moi… jamais ! »

Il y a encore peu, j’en faisais partie.

J’en ai vu des sacrément moches, faut dire. Des gribouillages, des gros ratages, des qui dégoulinent sur de vieux seins, des choses pas classes, pas chouettes, vraiment pas enviables.

Ceci dit, j’ai aussi vu des tatouages magnifiques. Des oeuvres d’art, des merveilles pleines de sens, des curiosités sublimes. J’ai vécu dans une région de l’Inde où les femmes portent traditionnellement des tatouages sur le cou, le buste, les bras et les jambes. C’était beau.

Mais un tattoo sur moi ? Quelle drôle d’idée…

La perspective d’une marque indélébile me faisait flipper. Décider un jour qu’on aimera toute la vie porter le même nom, le même dessin, le même sigle à même la peau, c’est un peu fou, non ? J’ai déjà du mal à porter le même sac à main deux semaines de suite… Alors une trace permanente, non merci.

Et puis un tatouage qui s’inscrit dans une tradition, ça a du sens. Mais moi avec mes ascendances normandes ? Je ne suis pas sure qu’il y ait une grande habitude de tatouages rituels dans l’Orne.

Et puis un tatouage, ça catalogue un peu, non ? Des fringues, une coupe ou une couleur de cheveux, ça se change. Peu importe que je me sois traînée avec des tresses roses et des baggies à la fac. Ressembler à nouveau à une fille sage pour mes premiers entretiens d’embauche n’a pas été compliqué. Mais si on est tatoué ? Si ça se voit ?

Et puis ça fait mal. Et puis ça ne vieillit pas toujours bien. Et puis les risques d’infection.

Et puis un tatouage pour dire quoi, en fait ? Qu’est-ce qui serait tellement important que je voudrais l’avoir dessiné sur moi pour toujours ? Et en même temps tellement fugace que je voudrais le marquer, comme si j’avais peur de l’oublier ? Pour appartenir à quelle famille, quelle tribu ?

Pourquoi les gens se tatouent, finalement ?

Et puis…

Et puis la Mini. Notre petite troisième qui nous a appris en quelques mois à peine que rien ne peut être prédit, promis, assuré. Que la vie réserve de drôles de surprises, et parfois nous fout de sacrés coups. Que finalement ça n’empêche pas d’être heureux malgré tout.

J’ai eu peur de la perdre, ma fille. C’est difficile de se projeter à moyen ou court terme pour elle. Mais qui peut être sur de quoi que ce soit, finalement ?

Et cette idée est apparue, cette envie d’inscrire notre histoire, de la porter sur moi. Aller plus loin que le collier gravé de leurs prénoms autour de mon cou.

Voilà, la fille qui disait « un tatouage, jamais ! » se dit que finalement, pourquoi pas.

Alors oui, c’est indélébile. Mais mes vergetures aussi, je vous ferais dire.

Oui, c’est pour toute la vie. Mais on peut ne pas se lasser. Mon alliance par exemple, j’ai bien l’intention de la garder forever ever ever. Mon mari aussi, vous noterez. Dans les deux cas, je suis contente de mon choix.

Et le reste, est-ce que ça a vraiment de l’importance ? Ce que pensent les gens, la douleur, les rites tribaux du pays de Caux, tout ça…

Voilà où j’en suis. Je ne sais pas si je me ferai tatouer un jour, je ne suis pas du tout sure d’être capable de ça. Mais il y a un petit début d’envie en moi… on verra bien ce qu’il deviendra.

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tattoo_cul Y’a du bon… et du moins bon !

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8 pics a week #28 (petits bonheurs de la semaine)

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Une semaine sous le soleil, exactement ! La dodue Mini a eu droit à son body débardeur ❤

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Il a fait doux sur la terrasse à la nuit tombée

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On a eu chaud aussi pendant le spectacle de fin d’année de l’école maternelle du Grand… mais l’émotion et la fierté y étaient pour quelque chose (comme il a assuré notre fils, on était épatés !!)

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On a été un peu fous, on a allumé le four… mais c’était pour la bonne cause : des sablés fait maison à amener à la maitresse et l’Atsem

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On a fait des orgies de fruits : myrtilles, framboises, fraises, melons, cerises…

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On a découvert la nouvelle maison de nos amis Anne et Thomas… entre les grillades et les enfants qui jouaient dans le beau jardin, ça donne drôlement envie d’avoir une maison aussi !

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On est revenus avec un super tapis d’éveil ultra moelleux sur lequel la Mini fait de chouettes siestes

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ça fait quand même plaisir d’avoir un vrai temps d’été, ça sent les vacances ! (mais je flippe un peu des 39° à venir…) Bonne semaine à tous !!

8 pics a week #27 (petits bonheurs de la semaine)

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Un petit tour à Bercy Village, bien agréable avec ce beau temps…

 

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Le Petit a mis la main à la pâte -littéralement- pour préparer le quatre-quart du gouter

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Ok, j’assume. J’aime Jason Statham. Et Jude Law. Donc croiser cette affiche m’a hautement réjouie 🙂

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Samedi c’est le Grand qui a passé la serpillère. Et il a fait ça bien. Et en plus ça l’a éclaté !

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J’ai reçu ma Heart box, une box remplie de mignonneries vintage ou faites main par des blogueuses… une bien jolie initiative de ma copine Daljaa de Addfunandmix, puisque tous les sous récoltés ont été reversés à l’Unicef

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Premier bulletin scolaire du Grand, tout plein de A… fierté !

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La Mini de plus en plus potelée qui dort tranquille sur le canapé. Fierté aussi !

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Se laisser surprendre au détour d’une rue…

Bonne fête mon Amour !

Il a les épaules solides. Il a de grandes et belles mains. Il a des yeux magnifiques et de longs cils que je lui envie. Il a un côté un peu gauche que je trouve charmant et une voix grave au timbre troublant. Il est sexy en diable quand il joue de la basse et a une collection de baskets des plus originales.

Il a une patience incroyable, et beaucoup de bon sens. Il est brillant mais aussi créatif. Il est doux mais sait se faire écouter, il est profondément bon sans se laisser malmener. Il soigne les gens et ça n’est pas un hasard… il écoute, il comprend, il respecte. Il est sincère et cherche sincèrement à faire le bien.

Il sait changer une couche et préparer les biberons, il raconte l’histoire du soir comme personne, il peut passer des heures avec sa fille sur les genoux. Il berce et câline et console et bisouille. Il rit, trimbale des vélos, pèle des pommes. Il joue, il apprend, il aime.

Merci mon Amour. Merci d’avoir osé quand nous nous sommes rencontrés. Merci d’avoir été un peu fou et d’avoir traversé quelques continents pour venir me retrouver. Merci mon mari indien, mon mari français, mon compagnon, mon partenaire, le père de mes enfants.

Merci pour tous les matins où tu gères les gnomes pour me laisser dormir, pour toutes tes attentions, pour ton oreille attentive et pour tout ce que tu m’as appris au fil des ans. Pour rester solide quand on a des coups durs. Merci pour être l’homme exceptionnel que tu es, aussi beau dehors que dedans.

God only knows what i’d be without you…
beach boys god only knows

 

Bonne fête Amour !

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Les petits pincements au coeur

Ce week-end j’ai fait du rangement dans les fringues des garçons, histoire de donner ce qu’on ne réutiliserait pas pour la Mini et classer les vêtements par taille. Je suis tombée, au détour d’une caisse, sur un lot de mignonneries de filles achetées pendant ma grossesse. L’espace d’un instant, je me suis souvenue comment je me sentais, enceinte, alors que nous venions d’apprendre qu’on aurait une fille.

Ça m’a fait un pincement au coeur.

Je ne suis pas malheureuse aujourd’hui, non. Bien loin de l’affreuse anxiété ressentie quand on a commencé à entrevoir que notre fille avait un problème. Je peux même dire que nous avons notre lot de bonheur quotidien.

Mais en retrouvant ces jolies petites robes achetées il y a presque un an, je me suis souvenue de ce que je ressentais à l’époque, ce bonheur sans tache, évident. Insouciant. Ça m’a fait un peu mal.

Il n’y en a pas tous les jours, de ces petits pincements au coeur. Mais parfois, sans prévenir, ils reviennent.

Quand je croise une famille avec 3, 4 enfants, ou plus, et que tous semblent en parfaite santé. Un petit pincement, en voyant que chez eux tout va bien. Parce que quelque part dans ma tête, il y a cette idée bizarre que peut-être, peut-être, on a été trop présomptueux de vouloir trois enfants. Une pensée irrationnelle, je m’en rends bien compte, mais qui est quand même là. A moins que ça soit juste une sensation d’injustice.

Quand je rencontre une voisine dont le bébé a l’âge de la Mini, et que ce bébé attrape ses pieds avec ses mains.

Quand je vois des photos des garçons au même âge, à quatre pattes.

Mais heureusement il y a aussi les garçons maintenant, penchés sur leur soeur, la couvrant de bisous-prout pour la faire rire… et ça aussi ça me fait quelque chose au coeur, mais quelque chose de bien plus doux…

Ce qui m’est le plus difficile, aujourd’hui, c’est de ne pas savoir comment les choses vont évoluer pour notre fille. Mais la solution est là, dans le présent, tout simplement…

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8 pics a week #26 (petits bonheurs de la semaine)

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Nouveau chapeau pour le Petit, qui se prend pour Woody 🙂

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Et une jolie robe toute légère pour la Mini (Monoprix again… jsuis pas sponso, promis… juste fan)

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Un pique-nique dans une jolie boîte, c’est encore plus amusant, non ?

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Cerises et cuisses potelées ❤

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Les garçons ont découvert les bienfaits de Savasana, le Grand adore !

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Et du yoga trois jours de suite pour moi, ça fait plaisir !

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Les épis de maïs tout chauds qui refroidissent à la fenêtre

Leurs souffles dans la nuit

C’est mon moment, mon rituel, mon bonheur de la nuit.

Il est 23h, peut-être minuit, et je savoure le calme de la maison, allongée dans notre lit.

Plus un bruit, juste leurs souffles dans la nuit.

Tout près de moi il y a mon Amour. Je sais que le sommeil le gagne quand sa respiration se fait plus ample, je le sens sombrer doucement.

Un peu plus loin, ma toute petite. Elle tourne la tête, s’agite un peu, mais je n’ai qu’à tendre le bras et passer ma main à travers les barreaux de son lit pour qu’elle se détende.

Là-bas, de l’autre côté du couloir, j’entends les garçons. Le Grand qui marmonne quelque chose et se retourne. Il bouscule un jouet, lui qui les entasse sur sa couette et cache des trésors sous son oreiller.

Le Petit qui ronflote la bouche ouverte. Je sais qu’il a chaud, que ses boucles blondes sont humides. Qu’il a repoussé sa couette et dort en travers, de son lourd sommeil de tout petit garçon.

Ils dorment tous : celui sur qui je peux m’appuyer, ceux sur qui je veille. Ils dorment et je savoure. Pas le calme de la maison, ni le silence. Non, je goûte le simple bonheur de les avoir tous là près de moi. A l’abri. Assez près pour que je les entende respirer.

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