Comme une envie de moins consommer…

Quand je vivais en Inde, toutes mes possessions tenaient dans un sac à dos. Deux pantalons, trois jupes, quelques t-shirts et sous-vêtements, une paire de baskets, une paire de tongs, une veste, un châle. Trousse de toilette succincte (crème hydratante, savon, shampooing, brosse à dent et dentifrice). Mes papiers, mon journal, le sac de couchage, le coussin de voyage et la moustiquaire, un guide de voyage. Voilà.

J’habitais une hutte ronde plus petite que ma cuisine actuelle, et qui comportait en tout et pour tout une paillasse, quelques couvertures, un seau, un pichet, un miroir, une bouilloire et un saladier.

Bien sur au fur et à mesure j’ai acheté des fringues locales, j’ai porté des penjabis et des saris. J’ai craqué pour des couvertures, des tentures, de l’artisanat, des bijoux. La majorité a été expédiée en France en attendant mon retour. On m’a offert de la vaisselle, des objets décoratifs. Mais on m’a surtout offert des choses éphémères, consommables ou impalpables : un rayon de miel trouvé dans la forêt, des bâtonnets d’encens, des fruits, des pois chiches verts tout juste cueillis, des chants, des rires. Des sourires à foison, alors qu’on ne pouvait pas parler, faute de langue commune.

Ça peut sembler un peu baba, un peu hippie, mais cette vie avec presque rien me satisfaisait. Je me rendais utile, j’avais du temps pour moi.

Je suis rentrée en France différente, je pense. J’avais appris beaucoup, notamment qu’on n’a pas besoin de posséder pour avoir une vie riche. Mais je savais aussi que rapidement mes envies de shopping reviendraient.

10 ans plus tard, ma maison est pleine. Des fringues, des sacs, des chaussures. Du linge de maison, des ustensiles de cuisine. Des bouquins, des DVDs. Des jouets.

Et de plus en plus, j’ai envie de faire du tri, de faire du vide, d’avoir plus de place et moins d’objets. Depuis des années nous donnons des vêtements et des chaussures usagés. Mais d’autres viennent toujours les remplacer.

J’en arrive à un point où la solution semble évidente : il faut arrêter d’acheter. Ou acheter différemment.

Pas facile, quand on passe beaucoup de temps sur le net, à se balader sur des blogs où abondent wishlists et bonnes adresses…

Mon premier pas sur le chemin de la moindre conso, c’est d’avoir viré l’appli Venteprivée de mon téléphone. Un petit pas je le concède, mais tout un symbole. Je me suis débarrassée de cette injonction à la bonne affaire, et ça fait du bien.

Affaire à suivre…

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8 pics a week #51 (petits bonheurs de la semaine)

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Dînette, 1000 bornes et super-héros ! Un bon programme pour un week-end tranquille

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On a mangé plein de mangues, et fait beaucoup de progrès en découpage 🙂

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Le printemps arrive, c’est le magnolia qui l’a dit

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On a sorti nos bottes en caoutchouc, nos seaux et sommes allés… à la chasse aux oeufs dans le parc d’à côté. Les garçons ont assuré comme des champions et la Mini a profité de la balade en écharpe.

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Il y a eu plein de Ron et de ronrons. C’est chouette, un chat qui vous ronronne sur les genoux.

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3 petits gars qui jouent aux PollyPockets ! Les garçons ont passé le plus chouette aprèm pour l’anniv de leur copine Sann

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La nuit tous les chats sont gris. Les doudous roses fluos, par contre… on les voit vachement bien avec un éclairage bleu !

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S’accorder un ptit plaisir pour démarrer la journée, ça rend le RER tout de suite plus supportable. Je garde ça en tête pour la semaine qui arrive !

C’était bien, ces trois jours de week end… vraiment très très bien, et j’espère que vous en avez profité aussi !

Allez, retour à la vraie vie dès demain, heureusement qu’il reste du chocolat 🙂

Le yoga est-il un sport {comme les autres }?

Où l’on parle de yoga, de surf, de sports en général et de philosophie en pointillés. Cliquez dessus pour aller lire l’article sur mon blog Sur la voie du yoga !

Sur la voie du yoga

Tenir une posture, sentir les muscles travailler, parfois trembler, transpirer.

Voir la silhouette changer, gagner en force et en souplesse.

Progresser, se sentir bien.

Pratiquer les asanas, ou postures du yoga, peut vraiment ressembler à un sport.

Aussi quand on me dit que le yoga est mou, « pas assez tonique », qu’il revient à s’étirer lentement pendant une heure sur un tapis, à respirer de l’encens en chantonnant des mantras, j’ai envie de dire « oh ! Le yoga ça n’est pas que ça !« . Je voudrais expliquer à quel point le yoga peut être une discipline exigeante physiquement, et la satisfaction d’arriver à certains résultats, à force de persévérance.

Et en même temps…

Quand on me dit « ah oui j’ai fait un cours d’ashtanga, c’était pas mal au niveau cardio et je te dis pas les courbatures le lendemain ! », j’ai envie de dire « oh ! le…

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Animer un goûter d’enfants : le Photo Booth

Pendant les dernières vacances, le Grand a reçu deux copains de classe à la maison.

Tout le challenge consistait donc à canaliser l’énergie de 4 petits garçons très en forme et très excités (le Petit s’est bien sur joint à eux) pour que tout le monde s’amuse sans que ça vire au combat de peluches, au concours de qui hurle le plus fort ou au cours de trampoline sur lit superposé. C’est fou l’imagination qu’ils ont, les petits garçons de 5 ans.

On a donc joué à « Jacques à dit », fabriqué de la potion de sorcier, dansé, puisé dans les comptines apprises à l’école, fait une partie de loto des odeurs, le tout entrecoupé de Légos, de petites voitures et de Buzz l’éclair. Et de lancer de doudous, à l’occasion.

Et puis j’avais aussi préparé une activité qu’on n’avait jamais faite : un photo booth. Le principe est simple : on installe un coin avec un fond et un tabouret, on prépare des accessoires rigolos, et puis on s’amuse à poser pour réaliser des photos marrantes !

Comme c’est facile à organiser, je me suis dit que ça pourrait vous donner des idées pour une prochaine pyjama partie, un goûter d’anniv ou une réunion de famille !

Ici on a fait très simple : un cadre au masking tape pour faire le fond, le petit escabeau Ikea comme tabouret, et surtout des perruques, chapeaux, et les accessoires pour photo booth d’Hema !

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On trouve ce genre d’accessoires dans d’autres boutiques, mais aussi chez des blogueuses trop cool qui les proposent en téléchargement gratuit.

Chez Minireyve, un kit spécial Noël, chez Oh Happy Day, des lunettes marrantes  et chez Craftionary, des masques de super-héros ! En cherchant sur internet ou Pinterest il y en a des tonnes à télécharger et imprimer, il suffit ensuite de les fixer avec du scotch sur des pailles ou des baguettes en bois.

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Lunettes, moustaches, noeuds papillons…

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quelques perruques en plus, des chapeaux, des moustaches adhésives, le tout mis à disposition des enfants dans un panier. A chacun de se constituer son look rigolo, et de recommencer autant qu’il le veut.

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Je crois que les 4 garçons se sont bien amusés. On a une belle galerie de portraits trop marrants et on a découvert que nos garçons portaient très bien la moustache (même sur le front ou le nez :-))

Quitte à se mettre aux fourneaux, autant cuisiner pour la semaine (6 recettes faciles inside)

Ça n’est pas tant cuisiner qui me gonfle, que la question qui se pose avant : « qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire à manger ? ».

Et vu la teneur de mes journées de boulot en ce moment, cette question apparait généralement vers 19h15, avec deux marmots affamés accrochés à mes mollets qui répètent en écho « mamaaaan qu’est-ce qu’on mange ce soiiiir ? ». Autant dire que mes possibilités étant inversement proportionnelles au temps restant et au nombre de ventres qui gargouillent, j’ai généralement assez peu d’options.

Dans l’idéal, je prévoirais des menus pour la semaine, ferais les courses qui vont avec, et je ne me poserais pas cette sempiternelle question tous les soirs ou presque. Mais en vérité, ça ne résoudrait pas le problème du temps dispo.

Donc l’option que j’ai trouvée, c’est de préparer des plats à l’avance. Puisque le samedi (et parfois le mercredi) j’ai un peu de temps pour me mettre en cuisine, je me dis que quitte à sortir tout le bordel, à allumer le four, peler des légumes à la chaîne etc… autant faire les choses en grand.

Résultat de la session cooking d’un récent samedi :

  • rôti de veau aux olives avec pommes de terre et poireaux, une partie pour le soir, le reste au congélateur.
  • gratin dauphinois pour dimanche
  • légumes rôtis au miel et à la cannelle, direct au congélateur pour être ressorti au cours de la semaine
  • tarte aux pommes
  • purée courgettes patates douces pour la Mini
  • glaces coco-orange pour les garçons

IMG_69876 recettes faciles, qui ne demandent pas beaucoup de préparation, dont 4 qui permettent de rentabiliser un four déjà chaud.

Rôti aux poireaux et pommes de terre

Dans un grand plat à gratin huilé, mettre des poireaux coupés en tronçons et des pommes de terre pelées et coupées en quartiers. Mélanger pour tout enrober d’huile, saler, poivrer, ailler. Déposer le rôti dessus (veau, porc, ça peut aussi être un poulet, peu importe du moment qu’il lui faut environ 1h de cuisson). Verser un petit verre d’eau au fond, recouvrir d’une feuille de papier alu et enfourner pour 1h à 200°C. Arroser le rôti toutes les 15mn environ (avec de l’eau, ou du bouillon). Vérifier à la fin la cuisson de la viande et des légumes. Prolonger la cuisson si nécessaire.

Gratin dauphinois

Peler les pommes de terre puis les couper en fines tranches. Ne surtout pas les laver après les avoir pelées et tranchées. Déposer une couche de pdt dans un plat à gratin beurré, saler, mettre de la crème fraiche, de l’ail écrasé, de la muscade… et recommencer jusqu’en haut du plat. Finir avec des morceaux de beurre (oui, bon, c’est un gratin dauphinois, il FAUT du gras). Et enfourner 1h à 180°C. Vérifier la cuisson, prolonger au besoin. Si ça grille trop dessus, mettre une feuille d’alu.

Légumes rôtis au miel et à la cannelle

Peler et couper en morceaux des légumes : ici potiron, panais, patate douce, pommes de terre, carottes, navets. Les mettre dans un plat à gratin, huiler, saler, ajouter une cuiller à soupe de miel et de la cannelle. Mélanger, enfourner pour 1h de cuisson environ.

Tarte aux pommes

Mettre la pâte sablée (toute prête pour moi) dans un plat à tarte, déposer dessus 4 pommes pelées et coupées en tranches. Mélanger 1 oeuf, 100ml de crème fraiche, 2 cuillers à soupe de sucre, de la cannelle. Verser ce mélanger sur les pommes, enfourner 45mn à 180°C.

Purée courgette patate douce

Faire cuire à la vapeur (Babycook ou autre) une petite patate douce et une courgette. Une fois cuit, mixer avec un un kiri et un peu de miel.

Glaces coco-orange

Mélanger du lait de coco, du lait concentré sucré, du jus d’orange. Verser dans des moules à glaces et laisser prendre au congélateur quelques heures. Bam, les glaces les plus faciles du monde.

Voilà, lancée comme j’étais, j’aurais pu en faire plus, mais je reste limité par la capacité du frigo et du congélateur…

Je vais quand même essayer de garder cette habitude de cuisiner plusieurs repas à la fois, ça m’aide vraiment. Et vous, vous faites comment pour ne pas vous prendre la tête à chaque dîner ?

 

8 pics a week #50 (petits bonheurs de la semaine)

Douceur, chocolat, soleil et sourires. Une semaine en moins avant les prochaines vacances, deux inscriptions à la chasse aux oeufs de la ville et une triple invitation d’anniversaire. Le printemps qui se profile et des amitiés qui se confirment. Bref une bonne semaine !

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Toutes les mains de mes petits dans la mienne, dimanche matin parfait.

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Et 6 mains pour une expérience chocolatée très réussie !

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Le Grand avait commencé à apprendre les échecs cet été, il a voulu continuer… c’est son Papi qui va être fier !

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On a ouvert une confiture de ma Grand-mère… Cellophane bruissante et paraffine immaculée. Non seulement ses confitures sont délicieuses, mais en plus elle prend soin de me les mettre dans des bocaux anciens trop beaux ❤

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Un apéro mojito-saucisson pour prendre des forces avant une longue soirée

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Et au retour un trajet avec le plus chouette chauffeur de taxi de Paris. On a discuté tout du long, et c’était VRAIMENT intéressant.

Enfin, et surtout… un nouveau petit garçon dans notre famille ! Avec lui je deviens tante, et mes mouflets ont enfin un cousin ! Bienvenue à toit, tout-petit, on a hâte de te rencontrer ❤

Bon dimanche à vous tous, amis qui passez par ici en cette fin de semaine… et je vous souhaite une douce soirée avant de reprendre le chemin du boulot !

Celle qui avait voulu se mettre au No-Poo

Ou pourquoi j’ai voulu tester le no poo, et comment j’ai piteusement fait marche arrière.

Alors en premier lieu, le no poo, c’est quoi ?

C’est le fait de ne plus se laver les cheveux avec du shampooing (shampoo en anglais, d’où le « poo » de « no poo »).

Partant du principe que les shampooings traditionnels ne sont bons ni pour l’organisme en raison de la grosse proportion de produits chimiques qu’ils renferment (certains allergisants, irritants, perturbateurs endocriniens voire cancérogènes…), ni pour l’environnement (pareil + tous les contenants plastiques qui finissent à la poubelle) , un certain nombre de personnes ont décidé de s’affranchir des shampoo, pour préserver leurs tifs et la planète.

Comment qu’on se lave les cheveux, alors, me direz-vous ? Grâce à des alternatives : après-shampooing pour certains (si si, il parait que ça lave aussi), savons d’Alep, mais aussi bicarbonate de soude, oeuf, rhassoul, fécule de maïs, shikakaï…

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Il y a aussi une notion d’espacement des lavages, pour réhabituer le cuir chevelu à un rythme plus naturel (parce que oui, plus on lave, plus on stimule la production de sébum, plus il faut laver souvent, etc etc.). Donc on lave moins, puis de moins en moins…

Et même, même, il semble qu’au bout d’un certain temps, certains ne se lavent plus les cheveux DU TOUT. Genre un rinçage à l’eau, un peu de bicarbonate éventuellement, mais c’est tout.

Genre le cheveu AUTO-NETTOYANT.

Oui ça fait un peu foufou, dit comme ça. Mais des trucs auto-nettoyants dans notre corps, y’en a d’autres. Et puis vous avez déjà vu un renard se faire un shampooing, vous ? Pourtant ils n’ont pas l’air d’avoir les poils gras, les renards. Enfin je dis ça, mais je n’en ai pas la certitude, vous noterez. J’ai rarement vu des renards de près.

Mais bref avec le no poo, certains ne se lavent plus les cheveux, ou vraiment rarement. Et çà pour le coup je l’ai vu, de mes yeux vu.

Et ça, ça m’a un peu fait rêver.

Parce que moi, me laver les cheveux, ça me gonfle. Déjà. Même si je ne shampouine que deux fois par semaine en général, je trouve ça relou.

Et ensuite parce que ma crinière répond parfaitement à cette appellation totalement paradoxale et brillamment markettée : « racines grasses, pointes sèches ».

« Oh ben vous avez les pointes drôlement sèches », me répète à chaque fois la coiffeuse avant d’essayer de me fourguer un sérum miraculeux et hors de prix.

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Le constat est donc assez clair : le gras des racines n’a pas le temps d’aller jusqu’au bout des cheveux. Je veux dire, ça semble évident : le sébum, c’est fait pour graisser et protéger, aussi bien la peau que les cheveux. Notre corps est suffisamment bien foutu pour prévoir de quoi se protéger (cf poils ici et là, cérumen, sécrétions diverses et variées, et bien sur sébum sur la quasi-totalité de la peau)… et on n’en tient pas compte. Pire : on s’en débarrasse.

C’est quand même con de décaper un lubrifiant/hydratant/nourrissant spécifiquement étudié pour le cheveu, à grand coup de shampooing, pour se retrouver obligé ensuite de réparer les dégâts avec des après-shampooings, baumes, crèmes, soins, huiles, etc., tout aussi chimiques.

Avouez, c’est bête, non ?

D’où le pourquoi du début de ma démarche. Je voulais

  • moins me laver les cheveux (parce que ça me gonfle)
  • revenir à un système un peu moins absurde (que le décapage répété qui oblige à compenser après)
  • tester mon potentiel d’auto-nettoyage (parce que je suis curieuse)
  • avoir de plus beaux cheveux (ben oui quand même)
  • moins produire de déchets (même si les bouteilles plastiques, on les recycle)
  • limiter mon exposition aux produits chimiques (ça peut pas faire de mal)

Alors j’ai demandé des conseils à mes copines qui pratiquent le no poo (oui j’ai des copines trop cool, et je peux vous promettre qu’elles ne sentent pas mauvais de la tête), j’ai lu aussi, notamment les très utiles articles d’Antigone XXI ici et .

Il en ressortait qu’il fallait, dans un premier temps :

  • de la patience
  • une brosse type « poils de sanglier »
  • se brosser les cheveux consciencieusement pour répartir le sébum des racines vers les pointes
  • espacer les shampooings progressivement
  • du shampooing sec ou de la fécule de maïs
  • y recourir pour arriver à ne pas laver trop souvent

Bon. Je me suis dit que je pouvais le faire. L’objectif était d’arriver à espacer les shampoings d’une semaine au moins, avant de remplacer le shampoing traditionnel par autre chose. Puis ensuite d’arriver à UN MOIS sans shampoing. Et puis ensuite à moi la crinière fabuleuse, les économies, la bonne conscience écologique, le temps gagné pendant la douche.

Tranquille. Un bon petit plan.

La première semaine, j’ai brossé mes cheveux avec application. 100 coups de brosse le soir, comme on lit dans les livres d’autrefois. La tête en haut, la tête en bas. Et j’ai lavé ma brosse aussi. Ouais ouais.jasmine-brosse

Au bout de 4 jours, sans grande surprise, j’avais le cheveu plat et luisant. Alors j’ai fait un shampoing sec, et du coup j’avais le cheveu gonflé et terne. Et un peu blanchâtre aussi. Alors j’ai lavé.

Le deuxième coup, j’ai tenu cinq jours. On aurait dit que je m’étais gominé le crâne, c’était super. Alors j’ai fait un shampoing sec, et je l’ai un peu mieux brossé. Toujours terne, mais moins blanc. J’ai tenu deux jours de plus avant de laver, j’ai opté pour un shampoing solide lush et remplacé l’après-shampoing par un rinçage au vinaigre dilué. Oui parce que c’est sensé faire briller.

J’ai senti la vinaigrette pendant quelques temps.

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Le coup d’après, rebelote.

Le coup d’après je n’avais plus de shampoing sec, et comme je ne voulais pas en racheter, mais que je n’avais pas super envie de me saupoudrer à la fécule de maïs, j’ai décidé que je continuerais avec mes cheveux gras.

Je tiens à remercier mon mari pour sa patience, et les fabricants de bonnets pour leur aide précieuse.

Au bout d’un mois et quelque, il a bien fallu admettre que NON, mon cuir chevelu n’avait pas l’air d’intégrer le nouveau rythme de shampoings. Même pas un peu. Probablement que je n’ai pas aidé en zappant un peu trop souvent les 100 coups de brosse du soir.

Mais en fin de compte, la vérité est simple : essayer de moins laver mes cheveux avec autant d’énergie, ça me gonfle encore plus que de me laver les cheveux.

Donc j’ai arrêté parce que :

  • me brosser les cheveux matin et soir avec application dans tous les sens pendant une plombe avec une brosse qui pique, ça me reloute
  • avoir le cheveu gras la moitié du temps, ça me déprime
  • je ne suis pas patiente
  • c’est tout

MAIS j’ai appris deux-trois trucs au passage. Comme le fait que les après-shampoings c’est un peu du pipeau, en tout cas pour moi. Je m’en sors très bien sans, le démêlage se passe bien, et mes pointes n’ont pas l’air plus sèches…

Et puis on peut veiller à moins se tartiner de produits chimiques et à moins polluer, même en continuant les shampoings. On peut aussi dépenser moins en faisant des choix différents. En l’occurence, j’ai décidé d’arrêter les après-shampoings mais aussi les balayages chez le coiffeur, histoire de foutre la paix à mes tifs. Je vais essayer de penser à brosser mes cheveux plus souvent, et en cas de besoin je ferai un masque maison ou je laisserai poser de l’huile de coco. On verra bien ce que ça donne.

Je n’abandonne pas totalement, et dans l’absolu j’aimerais toujours pouvoir me passer des shampoings. Mais là tout de suite je n’ai ni l’envie, ni l’énergie pour. Et je n’ai pas assez d’astuces pour cacher une tignasse huileuse de façon satisfaisante. Le bonnet c’est bien gentil, mais à garder toute la journée au bureau, ça le fait moyen.

Voilà, j’ai fait marche arrière : le no-poo, ça n’est pas (encore) pour moi.

Mais l’autre jour je suis tombée sur cet article au sujet de la cure de sébum… On n’est pas à l’abri d’une nouvelle tentative fascinante.

D’ici là,

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