Deux jours à Disneyland : magie et money (épisode 2 : au Parc Disneyland)

Sur un coup de tête, notre petite famille de cinq s’est retrouvée à Disneyland pendant ces vacances d’hiver. Première fois pour les enfants, mais aussi pour moi qui en avais pourtant copieusement rêvé étant gamine… autant dire que j’en attendais beaucoup, et que je craignais que la magie n’opère pas.

J’avais peur que ça soit cheap, kitch, que la foule et les files d’attentes gâchent notre plaisir. Je n’avais aucune idée de que seraient les attractions… j’espérais juste pouvoir en faire quelques unes avec les garçons et que se promener avec la Mini ne relèverait pas trop du parcours du combattant.

Après une arrivée dans le luxe feutré du Disneyland Hôtel, dont j’ai déjà bien causé dans le premier épisode, nous nous sommes lancés dans le Parc Disneyland qui se situe juste à côté.

Par où commencer ? Par la joie ? L’effervescence ? Le ciel bleu de ce lundi ? Par les innombrables boutiques  ou les restaurants hors de prix ? Par le piétinement ou les plaisirs accumulés ?

Quand nous avons passé les grilles de l’entrée, et que nous avons déboulé dans Main Street USA au son de « Put on your sunday clothes » (bande originale de Hello Dolly, repris dans Wall-E), j’ai commencé à sourire. Un garçon accroché à une main, l’autre tenant fermement la poussette de la Mini, nous avons avancé vers la rue bordée de boutiques. Première surprise pour moi : je ne m’attendais à trouver des magasins partout. Un peu naïve, j’avoue. Mais tout est si joli… Et finalement nous sommes dans une reproduction de rue principale d’une ville des Etats-Unis en 1900. Les boutiques, les restaurants… ont leur place.

 

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Et surtout là-bas, pas si loin, il y a cette silhouette familière : le château. Le fameux, très fameux, château de la Belle au bois dormant, avec ses tours pointues. Nous passons une place ronde, le soleil nous chauffe gentiment et les garçons admirent les sculptures fleuries. Sur la droite un haricot magique pousse ses volutes vers le ciel. Et puis les voilà : les portes.

Quatre grandes portes qui mènent chacune vers un « pays », un univers particulier : FrontierLand, AdventureLand, FantasyLand, DiscoveryLand. Raaah depuis le temps que je les attendais !

Bon, avec 3 enfants de 5, 3 et 1 ans, on ne peut pas passer sa journée dehors à marcher, ni même faire des attractions. C’est que ça se fatigue, ces petits poulets. Même pour des petits garçons motivés,  volontaires (et aimant marcher) comme les nôtres, des pauses sont nécessaires et les journées ne doivent pas être trop longues. Quant à la Mini, en poussette ou en écharpe, elle a aussi eu besoin de faire de vraies siestes dans son lit, au calme. Donc en deux jours sur place, nous sommes loin d’avoir tout vu, ou testé toutes les attractions… mais on a quand même eu un bon aperçu.

Alors c’est comment, le parc Disneyland ?

Magique et agaçant.

Magique :

Les pays, tous différents, avec leurs ambiances particulières. Far West d’un côté, contes de fées de l’autre, aventure exotique ou science fiction. Chacun a une identité incroyable. Et puis les parterres de fleurs, les arbres, les bassins… La déco change au fil de l’année, en plus. Et puis la nuit on voyage encore, avec les illuminations et le spectacle à l’heure de la fermeture. C’est joli, vraiment.

Le sens du détail. C’est ce qui concourt à rendre les pays incroyables, et tellement particuliers. Les décors sont fabuleux et tout est coordonné, jusqu’au plus petit objet. Les tenues du personnel sont adaptées au lieu où ils se trouvent, ce qui peut être vraiment classe (le côté rétrofuturiste du Space Mountain, les capes très Mary Poppins à FantasyLand) ou beaucoup moins (la tenue de pirate, c’est pas mon kif). Et puis tout est beau, propre, nickel…

L’accueil : comme dans l’hôtel, tout le personnel est aimable et souriant. Les bonjours et aurevoirs sont systématiques, ce qui est vraiment surprenant quand on connait le sens du service tout relatif dans les commerces français (ou du moins en région parisienne).

Les mouettes. C’est bizarre, mais il y a des mouettes à Disneyland. Et c’est plus classe que les pigeons, non ?

Les attractions. Je ne suis pas une habituée des parcs d’attraction, je suis même assez novice dans le domaine, et j’ai été agréablement surprise par certaines. Le Space Mountain (que j’ai faite seule, après avoir laissé le chéri et les enfants à l’hôtel) m’a fait rire et hurler, It’s a small world était étonnamment joli à regarder, le Buzz Lightyear Lazer était bien foutu. Rien n’est cheap, rien ne fait carton-pâte, c’est du grand spectacle.

Les boutiques. Si si, les boutiques ont un côté magique. Quand j’étais étudiante, aller au Disney Store à Bordeaux était un de mes petits plaisirs. Je n’avais pas un rond donc je n’achetais rien, mais ça me faisait rêver… Et là on a des dizaines de boutiques, toutes différentes ! Des robes de princesses et des diadèmes par milliers, des objets innombrables estampillés Mickey, des bonbons, des joujoux… on dirait que tous les films Disney et Pixar sont déclinés en jouets et cadeaux. Sans oublier Star Wars ou Captain America. On peut même construire son propre sabre laser !

L’ambiance ! Un endroit où tout est fait pour s’amuser, où l’on se retrouve plongé dans le rêve, la fantaisie, l’exotisme, où l’on reconnait sans cesse des références, des chansons, des personnages. Disneyland, c’est finalement voir les films que l’on a aimés prendre vie, et pour moi, ça a réellement un côté magique…

Le plaisir des enfants... De grands yeux et des exclamations de surprise ou de joie : « Regarde là-bas c’est Wall-E et Eve !« , « Le château il est gigantesque« , et tant de choses à raconter après. Les garçons ont adoré, je crois qu’il n’y a aucun doute là-dessus… et il ne voulaient pas rentrer à la maison, même si ils étaient très fatigués de tant d’aventures.

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Agaçant :

La musique, partout, tout le temps. Un peut trop présente, un peu trop forte à mon goût.

La foule, surtout quand il faut faire la queue pour une attraction… on piétine, on attend. On attend dehors, on attend dedans. Même si les attractions sont faites pour accueillir du monde en continu, elles sont conçues de telle façon qu’on croit toujours qu’on va y arriver… et non. Un tournant de plus, une nouvelle vidéo à regarder, on y croit et… allez encore, un petit peu.

La bouffe. LE grand scandale de la chose à mon sens. Car d’après ce qu’on a vu, au parc Disneyland, soit on mange mal, soit on mange cher. Et dans l’absolu, souvent, on mange mal ET cher. Les endroits les plus abordables servent une restauration rapide décevante, et ne sont jamais bon marché. Menu Dark Vador au Café Hyperion (qui abrite la Jedi Training Academy) : un burger certes étonnant (tout noir) mais assez sec, frittes, boisson et Yoda cupcake (vert,  intrigant, mais pas terrible). 17 ou 18€. Menu enfant : 9€. Plus de deux fois plus cher qu’au McDo, mais pas meilleur. Et tout est à l’avenant. Au Casey’s Corner, Hotdog à 8€, salade pas terrible idem. On trouve bien sur de « vrais » restaurants, mais l’addition fait alors un bond… Au restaurant Inventions dans l’hôtel Disneyland, le menu adulte (buffet à volonté) est à… 55€ hors boissons. Ouch.

Les attractions qui durent 2 minutes. Quand on attend 15 minutes, pour un tour de manège qui en dure 2, ça fait légèrement suer. C’est ce qui nous est arrivé au Mad Hatters Tea Cups (le manège avec les tasses tournantes), une attraction un peu mythique puisqu’on la retrouve dans le premier parc Disneyland ouvert en 1955 aux Etats-Unis… C’est tout joli, la verrière est ravissante, mais on n’a pas vraiment le temps d’en profiter car à peine quelques tours et hop ! place aux suivants.

Les attractions qui n’en sont pas tout à fait. La galerie de la Belle au Bois Dormant… je ne sais pas à quoi je m’attendais, mais surement pas à monter un escalier, marcher sur une galerie extérieure et… redescendre un escalier (dans le noir en plus, super pratique et pas du tout flippant quand on a un bébé en écharpe sur le ventre). La grotte du dragon est un soupçon plus intéressante, avec ses stalactites et la bête endormie qui se réveille de temps à autres.

Les boutiques. Oui c’est magique, mais à un moment on a un peu l’impression d’être juste un pigeon à plumer. On paye pour entrer, on paye pour manger, et on peut être sur de passer aussi à la caisse à un moment ou à un autre. Parce qu’on a vécu de si bons moments, parce qu’on est là pour faire plaisir aux enfants, parce que le choix est phénoménal, parce que la tentation est TELLEMENT grande et omniprésente. On sort de certaines attractions directement dans les boutiques, dont les contenus sont évidemment assortis au manège dont on émerge… La technique est éprouvée (tous les musées l’appliquent) mais poussée à l’extrême comme ici, ça gâche un peu le plaisir et la parc prend des allures de pompe à billet…

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Bon à savoir :

Quand c’est possible, il semble nettement préférable d’un point de vue budgétaire et/ou gustatif d’emmener son pique-nique. A noter que le site indique : « Les repas collectifs qui nécessitent une logistique particulière (glacière, table, emballages volumineux) sont interdits dans les parcs. Une zone de pique-nique est à votre disposition entre le parking et les entrées des parcs.Vous pouvez profitez encore plus de votre séjour avec nos différentes  offres de restaurations. » Ce que je comprends en lisant cela, c’est qu’on peut tout à fait emmener son sandwich et ses pom’potes au Parc Disneyland, y compris à l’intérieur du Parc même… mais qu’ils n’ont pas envie de l’écrire noir sur blanc. Au café Hyperion (énorme), on doit tout à fait pouvoir s’installer avec sa propre nourriture, je ne pense pas que qui que ce soit s’en apercevrait.

L’appli Disneyland permet de connaitre le temps d’attente aux attractions, et c’est assez pratique : ça évite d’aller d’une attraction à l’autre en cherchant désespérément celle où il y a aura le moins de monde. On peut aussi trouver sur la carte interactive les restaurants, toilettes, manèges fermés pour rénovation… bref c’est utile. Et à part pour le Space Mountain, les temps indiqués étaient plutôt exacts.

Un site indique les prévisions de fréquentation, Ooparc. Utile pour choisir le moment où venir… Nous étions sur deux journées bleues, « agréablement occupées », et il y avait tout de même du monde. Rien de flippant ou d’oppressant, mais assez pour que certaines attractions affichent 70 minutes d’attente. Et on a aussi nettement vu la différence entre lundi (grand soleil) et mardi (pluie glaciale), avec nettement moins de monde mardi.

Bilan ? 

Alors est-ce que ça vaut le coup, le Parc Disneyland ? Oui, vraiment !

Est-ce que j’ai trouvé la magie que j’attendais depuis mes 12 ans ? Oui, plutôt !

Est-ce que tout était parfait ? Non, certainement pas ! De petits agacements en déceptions, de repas trop chers en longues files d’attentes, on a aussi un peu galéré, notamment avec la poussette de la Mini ! Mais ça j’en parlerai au prochain épisode 🙂

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3 réflexions sur “Deux jours à Disneyland : magie et money (épisode 2 : au Parc Disneyland)

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