8 pics a week #53 (petits bonheurs de vacances en famille)

Il y a eu de grands bonheurs, comme retrouver mon frère, ma belle-soeur, mon père, et faire la connaissance de mon neveu-tout-neuf. Il y a eu beaucoup de belles personnes, de petits dej en famille, d’amour, mais aussi de longs trajets, des enfants malades, de l’inquiétude, des soucis pros, trop de fièvre, pas assez de sommeil.

Il y a eu beaucoup de choses cette dernière semaine, comme des montagnes russes, ou même des montagnes de l’Altaï, en hommage à ma belle-belle-soeur Sveta 🙂

Et comme toujours, dans les perturbations, les petites choses toutes simples pour ramener au présent et essayer de calmer l’esprit.

Aller marcher à la recherche d’une grotte, sentir l’odeur de la terre, des arbres, entendre les oiseaux. Se dire que c’est beau, vraiment. 

Regarder la montagne, et toutes ces nuances de vert, réaliser que les Alpes sont bien différentes des Pyrénées, se prendre un peu pour Heidi.

Trouver de la neige, étincelante, scintillante sous un superbe soleil d’avril. Avoir envie de se rouler dedans… et se geler les mains à faire une bataille de boules de neige. Voir les enfants hilares et trempés, heureux.

Se chauffer le dos au soleil, garder les pied au sec avec le Ugg de Lisou, courir dans la neige et manger des spaghettis sur le parking, prendre un coup de soleil.

Kiffer terriblement de voir mes petits tenter le snowboard avec leur Papi !

Refaire une chasse aux oeufs dans le jardin de Mo, et se partager le butin à la fin

S’intéresser aux toutes petites bêtes, se demande ce qu’ils font, ces gendarmes, à tous se coller au printemps

Rester dedans quand il faut mauvais, et faire découvrir Garfield aux garçons !

J’espère que vous avez pu recharger vos batteries, et que ce week-end vous fut doux et beau… plein de bises et bon courage pour demain !

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La vie comme dans les séries télé

En ce moment on a Netflix, et j’en ai profité pour me faire une petite cure de bons sentiments à base de That 70’s show.

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L’avantage avec les sitcoms en VO, c’est qu’on peut les regarder même si les enfants sont dans la pièce : il ne se passe rien de perturbant visuellement et tous les gros mots sont en anglais 🙂

Donc en pliant le linge, en donnant le bibi à la Mini, en surfant et bloguant, alors que les garçons jouaient tranquille à côté, j’ai fait une petite plongée dans les années 70, et dans un monde bien reposant où rien n’est jamais vraiment grave.

Ça m’a rappelé toutes ces séries-doudous, celles qu’on regarde (qu’on a regardées) parce qu’elles font se sentir bien ou qu’elles montrent un univers enviable.

Friends et sa bande d’amis, leurs traits d’humour, leurs histoires d’amour, leurs liens indestructibles. Une bande de jeunes adultes qui semblent passer la majeure partie de leur temps à boire du café dans de confortables sofas, à papoter de love, de mode ou de bouffe, à faire des vannes, à se titiller sans se vexer. Ils sont gentiment barrés ou totalement loufoques, vivent en colocation. Ils sont surtout imparfaits et attachants… La maniaque, la fofolle, la superficielle; le loser, le dragueur, le blagueur.

Ils ont leurs tics et leurs éléments de ridicule, mais ils s’aiment et prennent soin les uns des autres. Je n’arrive pas à me souvenir si je m’identifiais à quelqu’un en particulier dans Friends, quand j’étais ado puis étudiante. Je ne me souviens pas non plus si j’étais envieuse de leur mode de vie, de leurs amitiés, ou si je me disais plutôt que je vivais quelque chose de similaire.

En revanche je me souviens très bien d’avoir regardé la série Gilmore Girls et d’avoir ressenti, alors que la relation avec ma propre mère était plus que compliquée, de l’envie devant cette bluette tournant autour de la relation privilégiée entre une mère et sa fille. C’était réjouissant et un peu douloureux à la fois. Presque exotique.

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Il y a eu The office… qui a considérablement amélioré mon post-partum après la naissance du Grand. L’humour, la vie au bureau, les blagues, l’amour : j’ai adoré ces personnages farfelus et enchaîné les épisodes. Je crois que Michael Scott m’a sauvée du baby blues, ou à peu près. Best boss ever.

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Je pourrais aussi parler de Sex and the city, Kaamelott, The big bang theory, autres séries dans lesquelles je me love comme dans un plaid moelleux… même si les deux premières ne sont pas exemptes de moments sombres. Je ne m’identifie pas aux personnages, je n’envie pas leurs vies, mais je les retrouve comme on enfile des chaussons : c’est confortable et doux, ça fait plaisir, et du bien.

Des séries, nous en consommons pas mal, mon chéri et moi. Mais pas tellement de séries-doudou. Quand on visionne un épisode de The good wife, à aucun moment je ne voudrais prendre la place d’Alicia Florrick (je lui piquerais bien quelques fringues, ceci dit, mais  pour le reste…). Grey’s anatomy ? On risque à tout moment de se prendre une balle, un train, voire un avion sur la tronche. Et ptet les trois dans le même épisode. Non merci. Game of Thrones… Bon ben non, hein, je ne regarde pas Game of Thrones en me disant « j’aimerais trop être à la place de Sansa » ou « quelle famille soudée, ces Lannister« . Breaking bad ? No comment. Quant aux séries fantastiques, de toute évidence je ne souhaite pas vivre dans un univers truffé de phénomènes paranormaux (Fringe), de vilains robots (Terminator) ou risquer d’être enlevée par des aliens (X-Files). Bon, je ne dirais pas non à un petit tour avec Sherlock Holmes ou Patrick Jane (the Mentalist)… mais pas trop longtemps quand même.

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Alors que là, en regardant That 70’s show… J’ai eu comme une envie de plonger dans ce monde tout coloré et tout facile. Pas pour passer mes journées à fumer des pétards dans un sous-sol ou trainer en voiture avec des potes aussi jeunes et désoeuvrés que moi. Non… Pas non plus pour les services à punch en plastique rouge ou les pattes d’eph’ en velours. (Quoique). Ce qui m’a semblé désirable, dans cette série (en dehors des brushings de ouf), c’est l’évidence et l’apparente permanence des relations mère-enfant.70show

J’ai réalisé que la maternité m’avait fait changer de camp. Je ne regarde plus cette série, comme lors de sa première diffusion en France (2001 ou quelque chose comme ça), avec des yeux de fille/enfant. Ou en tout cas plus seulement. Maintenant, je suis aussi du côté des parents.

J’ai accepté le fait que je n’ai pas eu, que je n’ai pas, et que je n’aurai probablement jamais de relation « idéale » avec ma mère. Je continue toutefois à être interpelée et surprise devant ce que je ne connais pas en tant que fille : avoir une maman.

 

Mais maintenant c’est différent. Je ne suis plus dans la peau de la progéniture qui veut qu’on l’aime. Au-delà de l’amour inconditionnel de la mère, c’est l’attachement des enfants qui me questionne. Avoir des enfants, et les aimer toute la vie. Être mère et être aimée toute la vie ? Construire une relation solide, forte mais pas écrasante.

Ça a l’air si facile, dans les séries télé…

J’aimerais bien avoir la certitude du happy end au bout de 22 minutes, ou au moins un « stay tuned for scenes from our next episode » pour savoir à peu près ce qui nous attend. Mais bon, le scenario s’écrit au fur et  mesure et je veux croire que le stylo nous est aussi entre les mains.

Allez, plutôt que de squatter Netflix je vais aller regarder mes enfants dormir. Quoique… La fête à la maison version 2016, c’est tentant, non ?

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8 pics a week #52 (petits bonheurs de la semaine)

(Attention gros cliché en vue : ) Les semaines passent à une vitesse hallucinante. Je n’arrive pas à croire que les vacances de printemps soient déjà en vue. Et à vrai dire les mois aussi passent très vite… un an déjà depuis la première hospitalisation de la Mini. C’est fou le chemin qu’on a parcouru, même si les choses n’ont pas tellement bougé. C’est un grand voyage sur une échelle un peu différente.

En tout cas le printemps pointe enfin son nez entre deux giboulées, les arbres ont ENFIN des feuilles, les gariguettes sont délicieuses… spring is coming, babes !

Qui a dit qu’il fallait acheter des jouets pour occuper ses enfants ? Ecossage de petits pois = tache utile + exercice de motricité fine + activité artistique en option

Un petit tour à Paris, et en levant la tête…

Nous avons reçu une commande passée chez Hema, avec plein de matériel pour bricoler et bidouiller (masques à peindre, pots et graines, spirographe, peinture pour le bain…)

Les garçons ont reçu le cycle de vie de la coccinelle, qui leur avait tant plu chez Daljaa et qu’elle nous a fait envoyer ❤ Trop merci copine

Dimanche matin, avec mon sac et mon tapis de yoga, et un si beau soleil, prête pour la suite de ma formation !

Le salon, en mode salle de jeu, encore et toujours… Trois enfants se cachent sur cette photo, saurez-vous les retrouver ?

Retour du marché avec plein de fruits, du bon pain, et un joli bouquet

La carotte la plus classe du monde, sans l’ombre d’un doute. Dommage qu’on ne puisse pas la garder, cette carotte-zombie !

Bonne nuit les chéris, et pour demain : happy lundi !!

De la beauté du yoga nu(e)

Un peu de beauté dans ce monde de brutes 😉 A lire sur mon blog de yoga !

Sur la voie du yoga

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Elle souhaite rester anonyme, même si on peut la découvrir nue chaque jour dans diverses postures de yoga. En moins de 6 mois, nude_yogagirl a rassemblé plus de 330 000 followers sur  son compte Instagram.

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Ses photos en noir et blanc sont sublimes, ses asanas fascinants. Sur les images, rien d’autre qu’elle et son tapis. On ne verra si son visage de face (anonymat oblige), ni ses seins, ni quoi que ce soit qu’Instagram trouverait répréhensibles.

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On sait qu’elle est modèle et photographe, qu’elle a 25 ans. Sur son site internet, elle partage des articles traitant de bienveillance, d’acceptation, d’effort, et des conseils pour débuter ou progresser en yoga. Les textes accompagnant ses photos sur IG vont souvent dans ce même sens : acceptation de soi, persévérance, recherche du bien-être, valorisation de la gentillesse…

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En parcourant son compte et son site, je m’interroge un peu : est-ce un « coup » marketing…

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L’inégalité des chances face à l’autisme (ou les méfaits de la psychanalyse)

Samedi dernier, le 2 avril, c’était l’édition 2016 de la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme.

Quelques jours avant, France 2 avait programmé un téléfilm (Presque comme les autres) inspiré du livre de Francis et Gersende Perrin (Louis pas à pas). Après le téléfilm, et avant un documentaire plutôt intéressant (Le cerveau d’Hugo), un débat : Autisme, le combat des familles.

Au cours de ce débat, quelques phrases prononcées par une maman d’enfant autiste m’ont particulièrement peinée et affligée. Cette maman expliquait le combat qu’elle et son mari devaient mener depuis des années pour que leur fils de 7 ans, autiste, soit pris en charge, accepté à l’école, ait accès à des thérapies efficaces pour l’aider à progresser.

Elle a parlé de la façon dont elle avait dû mettre sa vie entre parenthèses, pour que son fils ait une chance d’en avoir une.

Elle a surtout dit la lutte menée contre le corps médical, qui lui avait notamment conseillé à un moment de mettre son fils en institution, d’essayer de l’oublier (puisqu’il ne ferait jamais rien), et de plutôt songer à concevoir un autre bébé tant qu’elle n’était pas trop vieille. Incompétence crasse d’un système qu’on croirait d’un autre siècle…

Elle a aussi rapporté les propos tenus par un psychanalyste au sujet de la maladie de son fils. Ce médecin avait en substance expliqué que l’autisme de l’enfant venait du fait que la mère n’avait pas accepté la grossesse : la présence d’un pénis en elle pendant la gestation avait provoqué un rejet, néfaste pour l’enfant, qui était donc devenu autiste.

WHAT THE FUCK ?

Ce n’est pas la première fois que j’entends ce genre de témoignage. Malheureusement, ils sont légion. Je reste pourtant abasourdie qu’un tel discours puisse persister. En France. En 2016.

L’autisme, pour les psychanalystes, c’est la faute à la mère. Et malgré l’absurdité de cette théorie, que rien ne vient étayer à part les conjectures fumeuses de Freud (faut-il rappeler que Freud était un escroc ?) et la certitude de ceux qui la profèrent, le discours psychanalytique, qui culpabilise les mères, continue de ramper et de faire des dégâts.

Je me mets à la place de cette maman, à l’époque où elle découvre l’autisme de son enfant. On peut imaginer sans peine qu’elle a déjà passé quelques années à errer, de non-diagnostic en non-solutions. Et puis un jour on lui dit « mais il est autiste voyons« . Elle a un diagnostic, mais toujours pas de solutions. Et surtout on lui balance, comme ça, comme une évidence : mais au fait, c’est de votre faute, hein. Vous êtes une mère atroce, vous l’avez rendu autiste.

Ça me rend folle, d’entendre des choses pareilles. Pouvoir sans sourciller balancer à un parent, un parent en souffrance, qu’il a handicapé son enfant parce qu’il était un genre de gros névrosé. Même pas en faisant quelque chose, mais juste en étant la -mauvaise- personne qu’il est. C’est tellement absurde qu’on pourrait en rire, mais c’est tellement cruel que j’ai envie de pleurer.

Je me mets sans peine à la place d’un parent d’enfant « différent » qui attend un diagnostic, puisque c’est mon état actuel. Et je me suis torturée, mille fois, en me demandant ce que j’avais bien pu faire pendant la grossesse pour que cette vilaine maladie sans nom tombe sur ma jolie Mini. Rien, probablement, et pourtant cette culpabilité, tout parent qui a un enfant différent la porte à un moment ou un autre.

Alors quand j’entends des témoignages comme celui de cette maman, quand je constate que la psychanalyse et ses théories absurdes continuent à torturer les mères (oui parce que c’est toujours la faute des mères), à faire autant de mal aux enfants autistes dans notre pays, à leur voler leurs chances de progrès, d’intégration, de bonheur, je me sens obligée de faire quelque chose. A mon petit niveau. Alors j’écris.

Si vous avez un enfant autiste ou si vous avez l’impression que votre enfant pourrait être autiste, n’allez pas voir un psychanalyste. Ne vous adressez pas à un pédopsychiatre de courant psychanalytique.

Si on vous dit que l’autisme de votre enfant est de votre faute, fuyez.

Si on vous dit que votre enfant autiste est fou, fuyez.

Si on vous dit que votre enfant autiste ne fera jamais de progrès, fuyez.

Si on vous dit qu’il faut juste attendre que votre enfant autiste se décide à parler, et qu’il suffit de le mettre en institution et de l’observer jusqu’à ce qu’il ait le déclic, fuyez.

Si le professionnel de santé en face de vous ne cherche pas à créer une alliance avec vous, de façon à ce que vous puissiez travailler ensemble dans le meilleur intérêt de votre enfant… fuyez.

Les enfants autistes peuvent évoluer et progresser, et ils le font même parfois fichtrement bien pour peu qu’ils soient correctement pris en charge. Et une prise en charge correcte, ça passe par un diagnostic précoce et des méthodes comportementales. 

Ça ne passe pas par une psychanalyse de la mère, ni par sa culpabilisation, ni par un internement de l’enfant, ni par des séances avec un pédopsy « qui attend que l’enfant fasse quelque chose », ni par le fait de l’enrouler dans des couvertures mouillées pour lui faire revivre son stade foetal.

Voilà. Si jamais vous pensez que je suis dure, ou injuste envers la psychanalyse et les psychanalystes au sujet de l’autisme, je vous invite à regarder le film difficile mais salutaire de Sophie Robert, Le mur – la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme. On peut notamment le voir sur Dailymotion (1,99€ pour 48h). Un extrait est dispo.

Le replay du débat du France 2 est encore dispo 2 jours.

Par ailleurs, la haute autorité de santé (HAS) a émis des recommandations pour la prise en charge de l’autisme et des troubles envahissants du développement (TED). Ces recommandations mettent en avant une prise en charge précoce, globale et coordonnée, et valident, parmi les approches éducatives, comportementales et développementales, la méthode ABA, TEACCH et le modèle de Denver. Les méthodes psychanalytiques ne figurent pas dans ces recommandations, car elles n’ont fait aucune preuve de leur efficacité pour aider les enfants autistes.

Et je finis avec un lien vers HopToys, un site que j’aime beaucoup et sur lequel on a shoppé plein de trucs sympas pour la Mini, qui propose plein de solutions pour aider les enfants autistes au quotidien.

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Faites passer le mot, le plus possible. Ne laissons pas de vieilles théories  voler leurs chances à des enfants. Ne laissons pas ces fumisteries culpabiliser les parents. Notre pays doit évoluer.

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