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Juste pour se souvenir des vacances, du soleil, du sable chaud sous nos pieds, des rires, du lac et de l’océan, des virées en vélo, des discussions de fin de soirée, des petits-dej au son des cigales. Juste pour savourer encore un peu tout ça. . . . . . Sur ce je vous laisse, je vais sniffer le tube de crème solaire. #vacances2019 #seignosse #nosombreslandaises
C’est pareil tous les ans, je devrais m’y habituer, mais non. Le retour à la ville, à la vie « normale », citadine, après nos vacances landaises... c’est toujours aussi déprimant. Je tourne en rond, rien ne m’amuse, j’ai juste envie de me gaver de films et de chocolat, ou alors d’écrire beaucoup. Mais je ne peux pas parce que j’ai les enfants avec moi. Et cette année, ils sont encore plus dépités que moi. Alors cet aprem on va mettre les maillots et allez nager à la piscine. Pour barboter encore un peu. Et puis au parc. Pour voir du vert. Et puis on s’habituera à ne plus vivre dehors, à ne plus entendre les cigales, à ne plus buller dans le hamac, on oubliera la nostalgie et on profitera du mois d’aout quand même. Et comme à chaque fois, je me demande : ça serait aussi bien, les vacances, si c’était tout le temps ? C’est le retour à l’habituel qui fait que c’est si dur ? Ou on n’est juste pas faits pour vivre dans le béton ? #deprimepostvacances
On a pédalé (pour changer du paddle). On a glissé (surtout les enfants parce que mes fesses à moi passaient moyen sur le machin). On a vu un cormoran (étonnamment sociable) et des crabes (timides). On a laissé le soleil descendre sur la plage, retiré les lycras et laissé les derniers rayons nous chauffer gentiment le dos. On s’est demandé si on verrait bien les étoiles. On s’est passés à la balayette avant de remonter dans la voiture. On a laissé du sable dans la baignoire. On a fini le gâteau basque et picoré des olives. On a traîné dans le hamac et puis on est partis au lit. On est en vacances, quoi. #landes #seignosse #soustons #family #mykids #pedaloavectoboggan #cestbeauleprogres
Elle nous a apporté les cafés. Elle s’est penchée sur la Mini, toute sage dans sa poussette. Elle a demandé « elle m’entend ? ». Et comme on a dit oui, elle lui a murmuré des mots doux en lui caressant la joue. Et puis elle lui a fait des bisous. Et la poulette a roucoulé de bonheur. Ça n’a l’air de rien, ça, mais moi ça m’a remuée. Assez pour que je me retrouve à tamponner mes yeux avec la serviette du restaurant. Qu’une personne inconnue s’intéresse à ma fille, autrement que pour la plaindre ou nous plaindre. Autrement qu’avec de la peur ou de la tristesse dans le regard. C’était beau, je peux même pas vous dire comment. Cilou, si vous passez par ici : vous avez un peu flingué mon maquillage mais MERCI. #handicap #enfantsextraordinaires #maladierare #amour
Quelle aventure, une séance de signatures... j’ai noté les prénoms mais ce sont les visages qui me revenaient, hier soir, alors que je glissais dans le sommeil. Les sourires, les encouragements, les mots gentils, les « on vous revoit pour le prochain ! ». Il y a eu des rires, des accolades et même quelques larmes. Il s’est passé des choses fortes hier, beaucoup plus puissantes que j’aurais pu imaginer. Bien sûr, sur les centaines de visiteurs du Cultura, seul un petit nombre a eu envie de venir me voir, et un encore plus petit a passé le cap d’acheter le premier roman d’une autrice inconnue. Mais ces rencontres-là... punaise ! Alors s’ils passent par ici j’envoie une bise particulière à l’étudiante en pharma qui cherche sa voie, à Jarod et Kellia, les collégiens les plus cool de Belle Ep’, à Lola, à Cynthia et sa puce Maïly, à la sublimissime Janica, à Mathilde, à Tom, à Laurent... merci à tous, du fond du coeur. Merci à ceux qui ont papoté avec moi, à ceux qui ont dit « c’est pas ma came mais félicitations », à ceux qui n’avaient pas les moyens mais qui ont bavardé quand même, merci, vraiment. Et un big Merci aussi à l’équipe @culturafr de @centre_commercial_belle_epine, pour leur gentillesse, leur enthousiasme... et leur patience face à mes 2000 « bonjour, c’est mon premier roman ! » de la journée. #premierroman #dedicaces #signature #bookstagram #lire #lecteurs #incroyable #justebeau #livrestagram
On n’a pas de jardin, pas de vue, pas d’horizon dégagé ni de grande étendue sauvage. On n’a qu’un bout de terrasse avec des dizaines de fenêtres en vis-à-vis, un rectangle de ciel au-dessus et un arc de soleil délimité par les immeubles voisins. Mais de notre carré de briques, de dalles et de béton, on a fait une petite oasis où poussent des haricots, des tomates, des tas de fleurs ; où les escargots, les abeilles et les enfants sont très heureux. On peut poser une micro-piscine et une nappe pour pique-niquer. On peut buller sur le tapis, bouquiner sous le parasol mais pas bronzer dénudé. On peut mettre juste les pieds dehors pour regarder la pluie tomber sans se faire mouiller. C’est un peu le fouillis, le bazar, un bric à brac, mais ça a l’odeur du jasmin et de la terre désaltérée 💛 #presqueunjardin #natureenville #terrassewithnoview #mykids

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La paix du ménage

Il y a quelques années, j’avais sur mon téléphone une appli sensée évaluer mon niveau de bonheur à un  instant T. Une des questions, pour évaluer ce bien-être, était « à quel point le monde vous semble-t-il chaotique et imprévisible ».

Le monde ne me semblait pas « chaotique et imprévisible » alors. J’avais deux enfants en parfaite santé, j’allais super bien à tous les niveaux. Je ne pouvais pas imaginer qu’il en soit autrement. J’étais foutrement heureuse, à tel point que ça me semblait presque indécent.

Depuis, j’ai souvent repensé à cette notion de « chaotique et imprévisible ». Après la naissance de la Mini, quand elle a commencé à être « différente » de ses frères. Quand on a été hospitalisé à Bicètre la première fois et qu’on nous a dit qu’elle était gravement malade. Quand au fil des mois on n’a pu que constater que son retard s’accentuait. Quand un médecin nous a dit du bout des lèvres qu’elle ne marcherait probablement jamais. Quand elle a été tellement malade cet été, et tant d’autres fois.

Le monde me semble désormais chaotique et imprévisible. Pas en permanence, non. Mais souvent je me retrouve démunie face à des événements que je ne maitrise absolument pas. La vie est imprévisible. Pire, la vie est injuste. Ou alors elle est bêtement, organiquement, juste : tout le monde peut se prendre une grosse tuile sur la tête, y compris un bébé qui n’a rien fait de mal, jamais. Ça arrive, c’est tout.

Avant, je pensais être « en charge » de ma vie, responsable de mon bonheur. Maintenant je sais que la façon dont je vais digérer les choses repose sur moi, mais je vois bien aussi que je n’ai pas de prise sur les événements qui peuvent nous arriver.

Et pour quelqu’un qui aime maitriser les choses, comme moi, c’est un peu difficile à accepter.

Quand je pense à l’avenir, je vois un gros, très gros flou. Je n’arrive pas à me projeter au-delà de quelques mois. Il est difficile de dire comment la Mini va évoluer. Pire, on a failli la perdre à cause d’une banale infection, et cela peut se reproduire. Allons-nous passer beaucoup de temps à l’hôpital ? Sa maladie, qui n’a toujours pas été étiquetée, fait-elle partie de celles dont l’issue est fatale à moyen terme ? Ou allons-nous vieillir avec notre bébé, puis enfant, puis adulte lourdement handicapé ?

Chaotique, et surtout imprévisible. Quel autre baton peut se prendre dans nos roues ?

Alors on se concentre sur le présent. Je m’efforce de rester ici et maintenant, le plus possible, parce que penser à l’avenir est vraiment douloureux. Peut-être à tort d’ailleurs. Quand tout à commencé à se barrer en cacahuète avec la poulette, j’aurais eu du mal à croire que finalement l’année à venir comporterait plein de joies et de bonheurs.

Je ne sais pas si j’aurais misé sur mon bonheur à ce moment-là, et pourtant j’ai été heureuse. Je sais que je le serai encore.

C’est ça, s’inquiéter : se faire du mal pour quelque chose qui n’arrivera peut-être jamais.

Alors voilà. Ici, maintenant. Et retrouver un peu d’emprise sur ce qui nous arrive. Pratiquer le yoga, débuter une formation pour peut-être changer d’avenir professionnel. Cuisiner, créer, ranger.

Mettre de l’ordre dans le chaos. Effacer les pleurs, les taches, les doutes. Laver.

Quand la Mini est partie aux urgences cet été, j‘ai rangé pendant des heures. Et je m’aperçois que cette envie de remettre en ordre revient toujours quand le chaos s’installe. J’ai besoin d’un semblant de maitrise.

La maison est loin d’être impeccable, je n’ai pas viré maniaque du ménage. Mais si l’évier est vide, les jouets à peu près rangés et que le lave-linge tourne, j’ai la douce impression d’être à jour, et d’avoir dominé un instant le chaos.

Dans une heure j’entendrai la petite musique et je saurai que la lessive est terminée.

Mon lave-linge est prévisible et c’est bien ce que je préfère chez lui.

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17 comments on “La paix du ménage

  1. Co dit :

    Courage Amélie pour affronter ce quotidien si incertain… gros bisous

    Aimé par 1 personne

    1. Amélie dit :

      C’est vrai qu’il en faut, heureusement quand j’en manque mon doudou est là pour partager le sien. Plein de bisous

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  2. Amandine dit :

    Enjoy life each day…
    Je dirais même chaque instant…
    Prendre le bon, même minuscule et le déguster…
    Merci pour tes écrits, Ama

    Aimé par 1 personne

    1. Amélie dit :

      Merci de ton mot, c’est ce que j’essaie de faire.

      J'aime

  3. Cathy dit :

    Je suis de tout coeur avec toi. Une maladie grave m’est tombée dessus, je peux imaginer votre quotidien. Moi aussi je trouve du réconfort dans les petites choses du quotidien que je peux ranger et arranger.

    Aimé par 1 personne

    1. Amélie dit :

      Un peu de contrôle, pour contrebalancer tout le reste… Reste forte et courageuse ❤

      Aimé par 1 personne

      1. Cathy dit :

        Exactement ❤ Toi aussi, et n'hésite pas à m'envoyer un mail si tu as besoin de parler

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  4. lydie dit :

    Le lacher prise, un poncif tellement facile à dire .. Mais C’aussi une façon de s’alléger le coeur et l’esprit pour maintenir un équilibre et donner de l’espoir, de la joie à vos 3 enfants.
    bises chaleureuses

    Aimé par 1 personne

    1. Amélie dit :

      C’est vraiment difficile, le lacher-prise. Je sais bien que c’est ce vers quoi il faut aller, accepter qu’on ne contrôle pas, mais pfiouuuuu que c’est dur.

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  5. Comme je t’admire, c’est reposant et rassurant de lire tes mots, je te souhaite beaucoup de courage, on n’en a jamais trop, et du bonheur aussi à venir, des bonnes nouvelles je l’espère sincèrement. Ta mini et le mien ont le même âge, on avait bien ri et échangé pendant nos grossesses par blog interposé, je me sens chanceuse mais tellement coupable aussi parfois, triste qu’on n’échange pas sur des sujets plus futiles 😦 Gros gros bisous et oui des moments de bonheur tu en auras plein plein d’autres, pas possible autrement quand on est quelqu’un de bien ❤

    Aimé par 1 personne

    1. Amélie dit :

      ça me fait de la peine que tu te sentes coupable… mais je pense qu’à ta place je ressentirais probablement la même chose, il m’arrivait de me sentir coupable avant, avec ma vie parfaite, mes enfants magnifiques et mon bonheur éclatant. Ben moi en tout cas je ne t’en veux pas, je ne peux que me réjouir que tout aille bien pour ton bébé, et te conseiller de savourer. Merci pour les compliments et le partage et les bisous. Plein de bisous à mon tour à vous

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  6. C’est très beau ce que tu écris. La vie est souvent injuste, c’est vrai mais elle est très belle quand on sait apprécier tous les petits bonheurs. Je sais, c’est facile à dire, je ne suis pas dans votre situation. Mais des petits bonheurs, j’en ai vu beaucoup par ici… Courage !

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    1. Amélie dit :

      Merci ❤ . Même si nos situations sont très différentes, on fait chacune de notre mieux pour qu'il sorte quelque chose de beau de nos difficultés. on va continuer le chemin, pas vrai ?

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  7. Émilie dit :

    J’ai la chair de poule en lisant les routes caillouteuses et et incertaines sur lesquelles vous avancez avec votre mini. J’ai la chair de poule devant ta force. Tu ne contournes rien, tu affrontes, tu luttes, tu vis, tu survis, tu avances, tu craques, tu pleures et tu continues. Certes tu n’as pas le choix ni la maîtrise des choses mais tu fais face et c’est ce qui permet d’affronter le jour suivant.
    Tu nous livres une vraie leçon de vie et je t’en remercie.

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  8. allychachoo dit :

    Le lâcher-prise. Une notion qui apparait déjà tellement floue à la base, qui devient si essentielle mais toujours si difficile à saisir quand « vraiment là il faut ». Pas facile de se réinventer quand on doit s’incliner sur le fait que non, on ne contrôle pas, et que dans ton cas ce n’est pas une simple phrase prononcée en mode café du coin. Mettre de l’ordre dans le chaos, c’est sûrement ce qui peut aider à tenir. Dans mon cas, je réflechis à l’organisation du dossier médical de mon fils, c’est bête, mais ranger/trier/archiver m’aide à prendre de la distance. Pendant ce temps là, je ne pense pas à autre chose, je suis focalisée sur ma tâche.

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  9. Pmgirl dit :

    Ton article me fait penser à la phrase je crois utilisé par les alcooliques anonymes, « accepte ce qui ne peut etre changer et trouve la force de changer ce qui peut être améliorer ».
    Parfois, je me dis que ça doit peut être plus « facile » quand on a une grosse Foi…

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    1. Amélie dit :

      C’est une phrase qui m’aide beaucoup même sans avoir la foi. Ça va aussi dans le sens de ce que j’apprend en formation de yoga.

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