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Après avoir vu le « pourquoi » de la réduction de déchets, passons au « comment ».

Déjà je vais être honnête : pour notre famille nombreuse, citadine, habituée à un certain confort et une certaine facilité, c’est un travail de longue haleine. Nous ne mangeons pas toujours du fait maison, et c’est souvent plus simple d’acheter un paquet de biscuits au Monop que de cuisiner moi-même le goûter. Dans notre frigo, il y a toujours des trucs faciles à préparer, vu que je n’ai généralement pas envie de passer trois heures devant les fourneaux. Nous sommes omnivores, nous avons une voiture, une terrasse mais pas de jardin. Les enfants ont beaucoup de jouets, avec lesquels ils ne sont pas toujours très soigneux. Nous avons entassé au fil des ans pas mal de livres. Il y a bien sur des fringues, du linge de maison, des produits d’entretien, de beauté, et des souvenirs de voyages. Nous sommes, en résumé, une famille « lambda ».

Côté environnement, il y a des choses que nous faisons depuis des années, des choses plutôt basiques : trier les déchets, veiller à ne pas gaspiller l’eau, ne jamais jeter de détritus dans la nature… De petits gestes que nous avons intégrés et qui ne nous demandent aucun effort. Et c’est justement là que ça devient intéressant.

Parce que la réduction des déchets, finalement, c’est une question d’habitude. Le gros du travail, c’est d’arriver à créer de nouvelles habitudes. Et c’est ce que nous essayons de faire en ce moment.

La première étape, c’est de se renseigner. Là, pas de secret, ça prend un peu de temps. Il faut lire, trouver des sources fiables, apprendre, cogiter… En l’occurence j’ai cherché en ligne, j’ai pas mal lu, et j’ai noté les 5 R du zero déchet : « Refuse ; Reduce ; Reuse ; Recycle; Rot ». En français ça donne : « Refuser ; Réduire ; Réutiliser ; Recycler ; Composter ». si vous voulez plus de détail, vous pouvez les trouver .

PYRAMID

J’ai aussi eu la chance de recevoir en service presse le livre « Mon quotidien zéro déchet » de Stéphanie Faustin, qui m’a servi de base. Ce bouquin est une mine de bons conseils, et il s’attarde particulièrement sur deux domaines : la cuisine et l’entretien/hygiène. Je ne vais pas vous donner ici l’intégralité des infos mais plutôt vous dire ce que je fais, là où je galère, et ce que j’aimerais bien mettre en place à l’avenir.

Premier domaine : la cuisine.

-Consommer local

J’ai la chance d’avoir un grand marché qui se tient trois fois par semaine à deux pas de la maison. J’ai cherché les stands de producteurs locaux, et j’essaie au max de prendre fruits et légumes chez eux. Ainsi j’ai des tomates qui ont vraiment muri dans les champs, des pommes qui n’ont pas fait trente mille bornes pour arriver jusqu’à moi. Alors effectivement les patates et les carottes sont pleines de terre, les fruits ne sont pas très beaux… mais ils sont bons. Et ça réduit notre empreinte carbone.

-Eliminer les sacs

J’ai cousu des sacs pour faire mon marché. J’ai recyclé de vieux draps, de vieux rubans, et cousu tout un lot de sacs avec lien coulissant. J’arrive au marché avec mes sacs, je les tends aux vendeurs. Et hop des sacs plastique ou papier en moins. Si j’oublie, je demande des sacs papier, que je ramène la fois suivante. Idem pour les boites à oeuf : je les ramène tant qu’elles ne sont pas complètement cassées de partout. Et je mets le tout dans un panier, ou un sacs réutilisable en tissu genre Tote bag ou sac Monop.

-Réduire les emballages

Ça c’est vraiment un gros boulot, dans la mesure où tout ce qu’on achète de déjà prêt est généralement emballé/suremballé. J’y vais petit à petit. Je passe plus souvent à Bio C Bon ou à Day By Day, avec mes sacs en coton ou mes bocaux. La première boutique est une enseigne de bio qui propose un rayon vrac. La deuxième est une enseigne de vrac pur. Mais il nous reste encore une bonne part d’aliment « classiques ». Alors j’essaie de préférer les produits vendus en contenants en verre, ou à défaut, des contenants recyclables (carton, alu…). Étape par étape, je tente de remplacer le classique par du vrac.

-Cuisiner plus

Finalement, la seule solution contre les emballages, c’est d’acheter des aliments de base en vrac et de cuisiner soi-même. Donc j’essaie de faire un effort de ce côté. Faut être honnête, pour être totalement clean côté déchets, il faut mettre la main à la pâte. Et ça, ça prend du temps.

-Manger moins de viande (et mieux)

Parce que l’élevage est un consommateur énorme de ressources, et qu’il faut faire pousser un max de végétaux pour nourrir toutes ces bêtes (alors que c’est plus économique de manger directement des végétaux nous-même). Parce qu’il y a cet article qui dit que le monde occidental doit réduire sa conso de 90% dans les années qui viennent. Parce que ces animaux ne sont pas bien traitées (et c’est un euphémisme). Donc à l’heure actuelle on réduit pas mal notre consommation carnée. Je n’ai pas acheté de volaille depuis… je ne sais plus. On ne boit plus de lait, peu de yaourts. Mais encore pas mal de fromages… On mange des burgers maison une fois par semaine. J’ai arrêté le jambon après avoir lu un papier sur les conditions d’élevage des cochons. Bref on réduit, on réfléchit. Être végétarienne ne me pose aucun souci, mais je ne suis pas seule dans cette maison donc voilà. On ajuste. Manger moins de produits d’origine animale c’est aussi manger mieux, privilégier les élevages en plein air, etc. Work in progress. Et je dois me renseigner sur les poissons.

-Refuser le jetable (et l’inutile)

Il y a les choses qui ne servent à rien : l’échantillon de crème que je n’utiliserai pas. Le ticket de caisse détaillé des courses. Le prospectus distribué dans la rue. Les baguettes jetables du resto japonais quand on en a déjà (des lavables) chez nous. Éviter toute vaisselle jetable (genre les assiettes et verres pour les annivs des enfants). Et boycotter les pailles, tout simplement. Chez nous ou au café. Tout ça, c’est relativement facile, il suffit de dire non, de ne pas acheter. Il y a le choix de ne pas aller à tel restaurant à emporter qui emballe dans du plastique et du papier alu (un peu plus dur). Et puis il y a le difficile (pour moi en tout cas) : éliminer les bouteilles d’eau. Pour le moment, je n’arrive pas à préparer l’alimentation de la Mini avec l’eau du robinet. Pourtant on la boit, nous. Mais pour ma poulette, je reste fidèle à la Cristalline. En attendant d’avoir résolu cette incohérence, je me console en espérant que nos bouteilles seront recyclées, et j’ai acheté dans mon épicerie en vrac une une bouteille en inox. Au moins, pour la sortie de l’école ou les sorties pique-nique, on est clean. L’inox est durable, résistant, inerte (il ne rejette rien dans le liquide qu’il contient, contrairement au plastique) et lavable évidemment. Le durable pour éviter le jetable. De la même façon, nous avons des lunch box ou des bento, qu’on utilise quand on va manger dehors.

-Réutiliser

Le pot de confiture Bonne Maman devient bocal pour les amandes en vrac. Idem pour tous les contenants en verre qui deviennent pot à muesli, à biscuits, à perles, etc. Les fringues du Grand passent au Petit, et puis on les donne à une voisine, ou on les vend, ou on en fait des chiffons. Comme dit plus haut, j’ai recyclé de vieux draps en sacs à vrac. C’est à la fois le fait de repenser ce qu’on possède pour en faire autre chose, mais aussi réfléchir à l’achat : quand j’aurai utilisé le contenu, que pourrai-je faire du contenant ?

-Les projets/interrogations

Acheter davantage en vrac. Cuisiner plus. Voir jusqu’à quel point je peux basculer les achats sur le marché et les boutiques du coin pour ne plus avoir recours au supermarché. Prévoir aussi, pour ne pas me retrouver en déplacement à acheter une salade suremballée au Monop, avec ses couverts en plastique jetables, alors qu’il aurait suffi que je prépare la veille ma propre salade…

Composter aussi, ce serait cool. Parce que quand on cuisine davantage, et qu’on mange davantage de fruits et légumes, on se retrouve avec la grosse pile d’épluchures qui part à la poubelle. Dans l’absolu ce n’est pas grave, ça se dégradera naturellement. Mais j’aime bien l’idée du compostage, et ça pourrait être utile pour nos plantes en pots. Faut juste que je trouve le bon système, qui n’empuantira pas notre terrasse. Si vous avez des références, je suis preneuse.

Plein de questions sur le local. Parce que si on mange beaucoup de fruits et légumes, et qu’on ne mange que local et de saisons, on est vite limité. Je ne suis pas prête à renoncer aux bananes, par exemple, ni aux avocats. Et puis les pois chiches, ils ne viennent pas de France non plus… alors même si je fais mon houmous maison, est-ce qu’on y gagne ?

Et pour les petits fruits fragile, je fais comment ? Les framboises, par exemple, même locales, on nous les vend dans des barquettes plastique. Idem pour les myrtilles. Les fraises souvent. So what ? Ça sert à quelque chose si j’emmène mes barquettes ou petits paniers, sachant que c’est le vendeur qui jettera sa barquette de son côté ?

Et je peux aller dans un resto avec mes bento ? Genre le Sushi Shop, je peux leur demander de mettre le chirashi dedans au lieu de me coller leur barquette carton-plastique ?

Et l’huile de palme, alors ? Parce que la déforestation, les orangs-outangs, tout ça. Et en même temps, des sources contradictoires. Greenpeace veut boycotter. Mais boycotter l’huile de palme pénaliserait les petits exploitants. Et vous saviez qu’il y a de l’huile de palme dans l’essence ??

Bon, et puis le Bio. Ça fait des années qu’on en parle, et je n’ai toujours pas compris. On nous dit que c’est mieux, qu’il faut en consommer. Mais visiblement, aucune étude n’a prouvé que le Bio était meilleur pour la santé. Aucune. Mais il serait meilleur pour l’environnement. Ici on nous dit que c’est plein de bénéfices. Bon, l’INRA dit que c’est mieux aussi pour les volets environnementaux et sociétaux (mais pour la santé humaine l’article extrapole un peu). Alors dans le doute je prends du bio quand je peux, parce que ça a l’air de consommer moins d’eau et évidemment de rejeter moins de pesticides dans la nature. Mais ce serait bien, à la fin, de dire les choses clairement.

Et puis j’ai trouvé cet article qui est intéressant parce qu’il explique que tous nos efforts ne servent à rien tant qu’on n’est pas suffisamment nombreux à les faire. (Du coup faut qu’on soit nombreux à se motiver, et qu’on fasse du bruit). Il pointe également des erreurs faites de bonne foi. Par exemple, consommer en vrac, si ça oblige à aller à l’épicerie en voiture, c’est un mauvais calcul au niveau du bilan carbone. De la même façon, consommer du local toute l’année et prendre l’avion pour passer ses vacances à l’autre bout du monde, ça s’annule…

Bref, c’est pas simple, il y a des dilemmes sans réponse évidente… mais on y travaille.

Je termine ce post avec d’autres liens :

Un article avec des fausses bonnes idées écolos. Pareil ici.

Ici, des erreurs de recyclage

Ici les mesures jugées vraiment efficaces au quotidien 

Ici, un article au sujet d’un papier qui a créé des remous, en expliquant que la mesure la plus efficace pour réduire son empreinte carbone est de renoncer à faire un enfant . D’après les auteurs de l’étude américaine ici discutée, recycler ou changer ses ampoules pour de la basse consommation, c’est peanuts par rapport à d’autres mesures, du genre renoncer à la voiture, aux vols en avion, ou passer au régime végétalien. Mesures qui sont elles-mêmes assez inefficaces par rapport au fait de renoncer à un enfant supplémentaire. Je pose ça là, nous en tout cas avec nos trois lardons on est mauvais. Va falloir en changer, des ampoules, pour rattraper le coup. On va ptet même renoncer aux ampoules (doudou, si tu me lis, je blague).

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En tout cas ce que je retiens pour le moment, c’est que le meilleur déchet est celui qui n’est pas fabriqué du tout. Que je peux faire quelque chose à mon niveau pour en jeter moins. Et que si on est suffisamment nombreux à consommer sans plastique, les industriels finiront par s’adapter et en produire moins.

Évidemment ça demande de l’énergie, de s’occuper de tout ça. Mais en y allant par étape, ça passe mieux.

Et dans le prochain post, je vous parlerai de la maison, les produits ménagers, de beauté, etc.

A tout’ !

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Donc le livre « Mon quotidien zero déchet », que j’ai lu cet été. Il est top. Pis si vous avez l’occasion de trouver le hors-série Sciences de La vie sur les secrets des arbres, lisez-le, il fait encore plus aimer les forêts. (et à côté c’est une BD de Pénélope Bagieu, toujours un bon choix). (et non, le livre papier, c’est pas le mal incarné). Bisous.

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Et un peu plus de détail sur les 5R. Image empruntée ici.

6 comments on “Un peu moins de déchets au quotidien (partie 2)

  1. caro dit :

    Tiens , je t’ai trouvé ca ( composteur-bokashi-organico-activateur ) pour composter, idéal quand on est en appart par exemple et qu’on veut pas avoir plein de moucherons sur son balcon…

    J'aime

    1. Amélie dit :

      Je regarde, et ça a l’air pas mal… faut que je trouve des retours d’utilisateurs. Parce que d’après l’expérience de mes amis, même quand ça dit « sans odeur », c’est rarement le cas… Je vais investiguer ! Merci !!

      J'aime

  2. SANDRA dit :

    Bonjour,
    A la maison, nous avons un « sceau » bokashi (odeur de fermentation pas très agréable quand on ouvre le couvercle pour remplir et odeur du « jus » idem) et lombricomposteur ( odeur de terre, d’humus agréable ). Le lombricomposteur (aquisition il y a 10 ans) que nous avons prend de la place mais est placé à la cave donc pas de problème. Aujourd’hui, il existe des modèles plus petits et jolis type « Urbalive lombricomposteur » pour intégrer dans la cuisine.
    Bonne continuation dans votre démarche de réduction de déchet et merci pour vos billets!
    Sandra

    J'aime

    1. Amélie dit :

      Génial, merci pour ce partage d’expérience !! Les garçons seraient trop contents d’avoir des lombrics 😄 Je vais regarder, pour nous ce serait un usage sur la terrasse, donc avec de grandes variations de température entre les saisons. Merci Sandra !!

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  3. Angelilie dit :

    J’aime beaucoup votre blog. Un plaisir de venir flâner sur vos pages. Une belle découverte et blog très intéressant. Je reviendrai m’y poser. N’hésitez pas à visiter mon univers. Au plaisir

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