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Ça se passe sur Instagram

Retrouver les galets, les falaises, le cri des goélands. Leurs mines ravies devant la mer et leurs pieds chaussés de bottes. Le vent qui nous emmêle les cheveux et les petites boutiques pleines de trésors. Retrouver Etretat comme une vieille amie dont on s’empresse de prendre des nouvelles, explorer les recoins, constater des changements et se dire que oui, quand mème, c’est bien la même. Kiffer même sous la pluie. Mettre les manteaux à sécher. Marcher avec les bottes et râler que ça fait mal aux pieds. Courir dans les galets en baskets et se faire tremper les pieds. Mes enfants non plus n’ont pas changé. #etrerat #notmandie #vacancesavecenfants #mykids #mignonsboulets
Nouvel article sur le blog. Parce que c’est important d’avoir de l’ambition dans la vie, voyez. Le lien est dans ma bio 😝 #cestpasgagné #blog #hiphop
La rentrée. Pour la plupart des enfants elle signifie retour à l’école. Pour ma douce c’est la reprise des RDV médicaux : les toxines, le suivi neuro et ophtalmo, les appareillages. Aujourd’hui c’est Necker, lundi prochain Nanterre, puis Necker à nouveau et encore après Montreuil. Retour à la vie de taxi, de salles d’attente, de temps suspendu. Et encore : on n’a pas encore trop besoin de s’emmitoufler dès qu’on met le nez dehors ! #pasvivementlhiver #polyhandicap #vieshopital #maladierare
• ECRIRE • Le carnet qui ne me quitte plus. Même un samedi après-midi au parc, alors qu’on se traine déjà 25 livres (25 !) empruntés à la médiathèque. Parce que je sais qu’en traversant la rue, en observant des passants, en me posant sur un banc, l’histoire qui se construit en ce moment dans ma tête et ne me quitte jamais vraiment va s’imposer d’une façon ou d’une autre. J’avais pris l’habitude de prendre des notes sur mon téléphone mais finalement, le carnet, on n’a pas fait mieux. Il y a un peu de tout dedans : des débuts de dialogues, des arbres généalogiques, des pistes abandonnées, des idées en vrac et d’autres qui s’organisent. Il y a les pages que je reconsulte souvent parce qu’elles sont la base de tout, et celles que j’ai barrées d’un gros NON mais que je n’arrive pas à arracher. C’est le chaos qui prend forme, les pièces éparses qui s’agencent, l’exploration tous azimuts qui se resserre vers le chemin, le seul, celui que mes personnages emprunteront à la fin. #ecrire #writer #autrice #roman #workinprogress #romanencours #prochainroman #ecrireunroman
Ma Douce se repose, les garçons sont à l’école, j’avale une tasse de thé et reprends mon cahier. Elle est là, l’histoire, elle volète dans mon esprit, jamais loin. Elle se dérobe puis surgit, grignote mes nuits, obsède mes journées, s’impose avec l’urgence de l’inachevé. Des vies s’écrivent, presque à mon insu, des vies qui ont le goût de la vérité quand elles n’existent que dans mon esprit. Nous cohabitons. Un monde dans ma tête. Vertige de la tendresse portée à des héros d’encre et de papier. #écrire #jenesuispasfollevoussavez
Le bonheur, c’est simple comme un tour en balançoire 🌟Fin de dimanche dans la verdure, avec du sable entre les orteils et de très grands arbres pour horizon. Les garçons ont roulé dans l’herbe, j’ai rempli mes yeux de vert. C’est le dépaysement d’un coup de RER, un air de vacances en plein Paris. #montsouris

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Amélie Baumann-Thiriez Autrice

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Aujourd’hui, j’ai découvert un truc fascinant.

De bon matin, pendant que mon thé infuse, j’ouvre Instagram. Je jette un oeil aux notifications, je vois quelques nouveaux abonnés (hello !). Et puis un pseudo m’interpelle. Nous l’appellerons ici CEC_culottes_sales*. Donc comme je suis curieuse/encore un chouïa journaliste/attentive à ce qui touche à la condition féminine, je clique. J’atterris sur le compte de CEC_culottes_sales.

Ma tête à ce moment-là ?

wtf.gif

Des photos de culottes, de strings, de tangas. Plutôt « en situation » sur des fesses féminines. Une paire d’escarpins aussi, et une de seins. Puis une image qui dit : bienvenue sur CEC-Chiennes En Chaleur**, achetez et vendez des dessous usagés fraîchement portés.

Alors voilà, je sais bien qu’un certain nombre d’entre vous vont secouer la tête en disant « mais t’es complètement naïve, poulette ». Ben ok, je suis naÏve. Parce que découvrir comme ça, de bon matin, en attendant mon Earl Grey, qu’il existe un BUSINESS DES DESSOUS USAGÉS, ça m’a soufflée.

Donc il y a des nanas qui portent leurs culottes, puis qui les mettent direct dans une enveloppe et les envoient par la poste.

Vous imaginez que dans le courrier, là, à côté de vos factures, des chèques pour la cantine ou de la carte de voeu de Mamie, il y a des culottes ? Des culottes sales ? Des culottes qui vont être reçues par d’autres personnes ?? Non mais parce que… 1700 abonnés, la page ! Il y a 1700 personnes qui suivent ce compte où Lucinda poste une photo de son boule en tanga bleu nuit (60€), où une « jeune étudiante vous fait plaisir » en string rouge et noir pour 35€, où on peut acheter pour 20 billets seulement un slip porté pendant une séance de vélo.

Et là, je vais me répéter, mais :

wtf3

Une culotte portée pendant une séance de vélo ? Et pourquoi pas un tanga de rando ? Un boxer de marathon ? Une gaine d’équitation ? Non, pire : une culotte de fin de règles ! Ah pardon, il y en a. Et là, une minute de silence pour la dignité humaine.

rip

Bon. Passée la stupéfaction première, je m’interroge.

60€ le tanga de Lucinda ?

60€ mesdames et messieurs. Soixante fucking euros. Vous voyez tout ce qu’on peut faire avec 60 euros ? Et c’est même pas la pièce la plus chère. Alors bon, je suis naïve, c’est un fait. Mais je ne suis pas non plus complètement arriérée. Faut savoir vivre avec son temps. Je ne fais pas tellement de vélo, encore moins de rando, mais je porte des sous-vêtements quand même. Et du coup, en soufflant sur mon thé, je calcule. T’achètes un lot de 5 strings au marché, t’en as pour 10€ à peine. Tu les vends 60€ pièces. Bénef de 290 euros, les meufs. 290 euros ! (Je vous vois faire le calcul, froncez pas les sourcils j’ai bon).

Conclusion : Nous sommes littéralement assises sur une mine d’or !

money

Alors oui, d’accord, il faut les porter. Mais par exemple, tu peux très bien te trimballer avec dans ton sac pendant une semaine, et attester main sur le coeur l’avoir portée 7 jours (parce que oui, il faut savoir que la culotte portée à d’autant plus de valeur qu’elle a été portée longtemps et en continu) (j’ai quand même fait des recherches pour étayer cet article, voyez-vous). Évidemment, ça ne règle pas le problème de l’odeur (je ne vous ai pas dit ? Le truc important, visiblement, avec les dessous portés, c’est l’odeur). Ça ne règle pas non plus le problème de l’usure/salissure (oui parce qu’on est dans la poésie, mais en même temps vous vous attendiez à quoi en lisant un post sur les culottes sales ???). 

Bon, ok, no way.

never

Et en même temps…   D’accord, de prime abord, ça a l’air louche. Mais c’est parce qu’on a l’esprit mal tourné. Rien ne dit que ces braves personnes qui achètent des dessous sales ne sont pas -tout simplement- des accros à la lessive. Leur bonheur de laver excédant leur capacité à salir leur linge, ils se voient dans l’obligation de ratisser plus large. Ce qui expliquerait, au passage, les demandes de type « culotte avec traces de pipi/caca » (je vous avais prévenus). Ces personnes aiment les challenges, c’est tout.

pants

Qui suis-je pour juger les plaisirs des autres ?

Le seul truc qui me freine encore, finalement, ce sont les histoires de webcam… Paraitrait que certains voudraient voir les dessous portés avant de les recevoir par courrier. Mais je suis sûre qu’il y a une explication rationnelle. En fait, je crois que dans ce monde où les écrans remplacent le contact humain, chacun cherche à tisser du lien à sa façon. Et envoyer une culotte par la poste, en fin de compte, n’est-ce pas renouer avec cette longue tradition épistolaire, celle qui fit la gloire de notre littérature ? Apposer un timbre sur une culotte, c’est un peu faire revivre cet art ancien et magnifique, et redonner sens à ce sentiment délicieux et sublime : la joie de recevoir du courrier.

Vous l’aurez compris, je suis maintenant une convaincue.

J’ai fini mon thé, fouillé mes tiroirs et enfilé mes perles rares. Je vais même les porter toute la nuit. Et vu que je prévois un footing au matin, niveau odeur, on devrait être pas mal. Et demain, je collerai mon plus beau timbre sur mon cadeau, non sans avoir posté ma petite vidéo :

socks

Ben quoi ? Les chaussettes aussi sont des dessous !

 

PS : je plaisante, vous vous en doutez bien : je ne cours jamais le matin.

PS2 : en vrai, je ne me suis toujours pas remise de cette histoire. Mais c’est réel, c’est un vrai marché, et si vous tapez « business culottes sales » vous trouverez plein de références, apparemment ça a fait le buzz en 2016 (époque à laquelle je suis complètement passée à côté).

PS3 : l’image en Une est issue du jeu vidéo Panty party où on incarne… des culottes. Pour faire quoi, comment… je n’ai pas encore trouvé…

panties

*Faut pas déconner, je vais pas non plus leur faire de la pub.

** En vrai c’était autre chose mais relativement dans le même esprit délicat.

6 comments on “Le business de la culotte (sale)

  1. margoublog dit :

    Toi tu n’as pas vu « orange is the New black »… mais c’est hallucinant en effet

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    1. Amélie dit :

      Je me suis arrêtée en cours de route, je n’ai pas dû arriver à ça… Elles font du bizz de culottes en prison ??

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      1. margoublog dit :

        Oui oui… le facteur porté par femme incarcéré fait monter les prix a priori

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      2. Amélie dit :

        Ah oui…le fantasme de toutes ces femmes enfermées ensemble…

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  2. Bengué dit :

    J’aime les articles documentés et là je dois dire qu’on est dans le grand journalisme d’investigation !!
    Blague à part, je savais déjà que ça existait et même si le côté argent facile est attirant, peu d’entre nous sauteront le pas. Peut être un vieux reste de dignité ? 🤔 🤪🤪

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    1. Amélie dit :

      T’as vu le boulot ? D’ailleurs je me dis qu’il faut alerter l’opinion. Faut faire du bruit. Je pense grand, je pense… BERNARD DE LA VILLARDIERE ! Bernard infiltre les réseaux de culottes, ça c’est du bon journalisme pour M6 ! Mais sinon, vraiment, ça me laisse totalement perplexe.

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