J’ai plongé dans la boue (et en plus j’ai aimé ça) – Muddy Angel Run Paris

Bon, faut reconnaitre, je ne faisais pas trop la maline.

Même qu’à quelques jours de la course, je me demandais encore ce qui m’avait poussée à accepter de participer à l’édition parisienne du Muddy Angel Run. La persuasion de Siham, sûrement. La perspective de faire un truc qui sortait un peu de l’ordinaire, probablement. Passer un samedi avec des copines dans un petit coin de verdure, assurément.

Mais courir ? Nan, courir, c’est pas mon kif. Attention, j’aimerais bien aimer courir. Je n’ai rien contre le running, hein, d’ailleurs je connais des gens très biens qui sont runners.

En fait j’essaie, régulièrement, d’aimer courir. C’est un sport pas cher, qui ne nécessite pas trop de matériel, qu’on peut pratiquer un peu partout. Et puis l’humain est fait pour courir (rigolez pas, j’ai vu des docs très sérieux là-dessus). Il parait  même que quand on court, il arrive un point où on ressent un profond bien-être, où on se sent léger et libre.

Ce stade mythique et merveilleux, je ne l’ai jamais atteint. Non, moi je suis heureuse quand je commence à courir, parce que je suis fière de moi, qu’il fait beau (jvais quand même pas sortir quand il fait un temps pourri !), que je galope cheveux aux vents comme une fillette insouciante. Au bout de 300 mètres mon âge, mes genoux et ma capacité pulmonaire se rappellent à moi, j’ai les joues en feu et un point de côté. Alors je marche. Au bout de 20 minutes de course/marche, j’ai l’impression de peser une tonne, j’ai chaud, une ampoule au talon, et je me rappelle à quel point je trouve ça chiantissime de courir. Alors je rentre.

Voilà.

Autant dire que ma préparation physique au Muddy Angel Run fut très limitée. Je suis allée marcher/courir avec le Grand une fois. On a bien rigolé mais j’avais comme le sentiment que nos cinq tours de quartier en pas-chassés-cloche-pied-talons-fesse-allez-on-fonce-vazy-on-marche-jusqu’au-lampadaire ne feraient pas de moi une championne de cross.

Bon et puis les obstacles. On en parle, des obstacles ? Bassins de boue, ramping, poutres, filets à escalader… Je me figurais un peu la chose comme un parcours du combattant façon Koh Lanta ou boot camp. Et jusqu’à preuve du contraire, à l’heure actuelle, même si ma vie en dépendait, je suis infoutue de faire une traction ou de grimper sur une corde lisse. Je peux tenir sur les mains, et probablement mettre mon pied derrière ma tête (bon et tant qu’on est à lister mes grandes qualités, je fais des lasagnes plutôt pas dégueu et j’arrive presque à me vernir les ongles de pied sans dépasser), mais je n’ai jamais vu personne remporter Survivor avec ça.

Bref en retrouvant Siham, Laurine et Agnès à la Gare de l’Est samedi matin, j’ai été HYPER soulagée de les voir aussi peu enclines à courir que moi. « On s’en fout on marchera » est devenu notre cri de ralliement et pour sceller cette bonne résolution, on est allée prendre des forces au Starbucks.

Quand on a récupéré Muriel et Malika à Vaires, on a rajouté une clause à notre pacte : ne pas courir, MAIS passer tous les obstacles. Bon, OK, en fait on s’est dit que SI on passait tous les obstacles, on se prendrait une pâtisserie sur le chemin du retour avant de reprendre le train. On travaille sa motivation comme on peut.

Une heure plus tard, on avait acheté au Carrefour Market de quoi pique-niquer, pris la navette, débarqué à l’île de loisir de Torcy et enfilé nos t-shirts assortis. On était belles, fringantes, pimpantes. On avait la niaque.

C’est sur le (long) trajet à pied pour arriver au site de course que les filles ont commencé à parler de bières fraiches.

Après avoir fait pipi dans des cabines surchauffées et sans papier toilette, fait la queue pour nous enregistrer, récupéré nos bandeaux/bracelets de vestiaire/tickets pour les chaussettes, puis les chaussettes elles-mêmes, puis trouvé un coin pour déjeuner sur l’herbe, on a commencé à évoquer des mojitos avec beaucoup de glace.

Le pique-nique était très chouette. On a bien mangé, bien papoté, et commencé à repérer les stands de boissons alcoolisées. On voyait le lac scintiller sous le soleil, les nanas passer couvertes de gadoue, leurs mecs qui les prenaient en photo, des enfants qui criaient « vas-y maman! ». Bonne ambiance. On a eu chaud. On a bu plein d’eau (mais pas trop parce qu’on ne voulait pas retourner faire pipi). On a partagé de la crème solaire teintée (ce qui fait que d’un coup j’ai eu l’air vachement plus bronzée, et que les copines ont eu l’air beaucoup plus pâles). On a eu peur de choper une insolation avant la course, alors on est allées chercher de l’ombre. On a posé nos sacs dans le vestiaire, qui était en fait un chapiteau de cirque. On a attaché tous nos sacs ensemble pour essayer de décourager d’éventuelles voleuses. On est vite ressorties parce qu’il faisait 60 degrés sous le chapiteau et les nanas de la team nous ont dit qu’on pouvait aller prendre le départ sans attendre l’heure indiqué sur nos billets.

Alors on y est allées, parce que vu comme on crevait de chaud, on avait soudainement TRES envie de se plonger dans la boue.

Avant de prendre le départ, on a transpiré encore un peu pendant nos cinq minutes de squats, jumping jacks et autres pas chassés (échauffement en musique). Et au son de « who run the world ? Girls ! » on a démarré notre Muddy Angel Run.

Evidemment on a couru, pour faire genre. On était en tête du groupe, donc si on avait marché on aurait bloqué tout le monde. Déjà. En plus ça descendait. Bref on a couru sur au moins 100 mètres. Et après on s’est souvenues de notre pacte, on s’est mises sur le côté et on a ralenti pour profiter du paysage. Cinq kilomètres ça passe vite, on allait quand même pas les faire en 40 minutes ! Donc on a encouragé les nanas qui arrivaient en sens inverses (boueuses de la tête aux pieds), on a évité agilement celles qui voulaient nous faire des câlins pour pourrir nos fringues encore propres, et on s’est demandé quelle épreuve nous attendrait en premier.

Des barrières à escalader. Des machins en métal comme quand il y a des travaux ou des manifs. Fastoche. Le plus long c’était finalement d’attendre notre tour, sinon on a plié ça comme des cheffes. Et pour la peine on est reparties au petit trot, galvanisées. Jusqu’à la prochaine.

De la boue, donc. Un grand bassin de boue bien épaisse, avec des cordes au-dessus pour nous obliger à ramper. Agnes aurait bien voulu sauver ses baskets, Siham ne voulait pas trop y mettre les mains, mais Laurine a plaqué tout le monde histoire de ne pas être la seule crado. On a glissé, rigolé, on a essayé de ne pas avaler trop de boue au passage, et on s’est fait de belles traces de mains là où on était encore propres. On a fait de grands sourires aux photographes. On s’est fait des peintures de guerre sur le visage. Et on est reparties.

Après ça on a transporté Agnes sur un pneu (à 5 pour la porter, c’était fingers in the nose), on a aidé une autre équipe qui galérait un peu, on a continué jusqu’aux poutres à bascule, puis on a escaladé les filets, montée et descente. On a sauté de pneu en pneu. On a couru pour faire style, en passant devant les gens sur l’herbe. On a renoncé à faire style parce que nos chaussures étaient pleines de boue et que là où ça séchait, ça tirait vachement. On a bu plein d’eau au stand de ravitaillement, et on s’est dit que finalement y’avait pas tant de boue que ça (à part sur nous).

La couleur de l’herbe, en sens inverse, aurait dû nous alerter. Le coup d’après, c’était une piscine pleine d’une eau d’une couleur indéfinissable, épaisse, herbeuse et malodorante. On a nagé sur le dos, agrippées aux grilles au-dessus de nous pour traverser. La partie sous une bâche a causé quelques instants de crispation mais c’était vraiment marrant.

On est ressorties dégoulinantes, on a essayé d’essorer nos t-shirts… juste à temps pour les rouleaux de boue, à plat ventre dans la pataugeoire boueuse. Du coup en revenant le long du lac, on a piqué une petite tête histoire de se décrasser. On a essoré nos t-shirts à nouveau. On a eu froid quand le soleil s’est caché, puis chaud. On a vu des canards, des cygnes, des petits cons qui se foutaient de nous, des libellules, des fleurs. On a encouragé celles qui couraient. On a pensé aux bières.

L’obstacle suivant, c’était un bassin boueux, évidemment. Mais là il fallait passer sous un mur, donc s’immerger totalement. J’ai taillé sournoisement la route en contournant l’obstacle. J’ai fait demi-tour quand les copines m’ont intimé de revenir. J’ai pensé aux gâteaux. J’ai essayé de convaincre Agnes de se barrer en douce. On a pensé aux gâteaux. On a rigolé en voyant les têtes des copines. On s’est pris de la boue dans la face. On a poussé Siham pour qu’elle ne se noie pas. On a plongé. On a souri pour les photographes. On était vraiment dégueu. Donc on a plongé avec plaisir sur les toboggans qui atterrissaient dans le lac, la tête la première. On a kiffé. On serait bien restées dans l’eau.

Ensuite on a escaladé des murs, on est revenues en discutant de plus belle, on a kiffé la fin de la balade, on a plongé dans la piscine de boue et de ballons, on s’est balancé des tas de balles dans la tête, on est sorties en rigolant et on a fini notre parcours en courant, parce que ça a quand même plus de gueule pour passer le finish, même si on avait dit qu’on s’en foutait.

On a bu plein d’eau, on s’est marrées devant les Balistos coupés en morceaux, on s’est dit qu’on sentait mauvais mais qu’on avait bien assuré, et d’un coup on s’est souvenues qu’on avait peur pour nos sacs alors on a filé à la consigne/chapiteau pour récupérer nos affaires. Tout était là, on a défait les noeuds, on a mangé des bananes et on a envoyé des SMS pour dire qu’on était vivantes.

On sentait toujours la vase après les douches, mais on avait les pieds et les fesses au sec, alors on a repris la navette pour retourner à nos familles et nos vies, heureuses, fières et mal coiffées. On a vu dans le bus des tas de nanas comme nous, heureuses, fières et mal coiffées. Je crois que tout le monde a passé une bonne journée, en courant ou pas.

A la pâtisserie on a pris des gâteaux avec plein de crème et de chantilly. On les avait bien mérités.

On les a mangés en terrasse, au bar à côté de la gare. Et on les a aidés à descendre avec des mojitos, des bières et du Perrier.

On s’est dit que l’année prochaine on essaierait de faire le parcours en courant.

Genre.

Bref merci les drôles de cops, j’ai passé une MAGNIFIQUE journée.

Et si vous vous inquiétez de ne pas avoir le niveau physique pour cette Muddy Angel Run, faut vraiment pas vous en faire, même en marchant c’est HYPER marrant. Et puis c’est pour la bonne cause, donc mettez vos plus vilaines chaussures de course, et plongez !

Lâcher-prise, Bernard Werber et autres considérations philosophico-dominicales

Hier, j’ai participé à la masterclass « écrito-thérapie, construction de roman » de Bernard Werber. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, j’espérais essentiellement acquérir des outils pour construire une histoire cohérente (voire palpitante), et peut-être avoir l’occasion de discuter un instant avec l’auteur.

Je ne suis pas du genre « fan ». Je ne crois pas avoir adulé qui que ce soit au point d’afficher son poster sur mon mur, à part peut-être les Red Hot Chili Peppers et Kelly Slater dans les années 90. Mais si on me proposait de choisir une personne que j’admire pour partager un dîner, ça se jouerait serré-serré entre Alexandre Astier et Bernard Werber. Et Francis Scott Fitzgerald, évidemment, sauf que pour un dîner dans les années 30, je n’ai rien à me mettre.

Je ne suis pas du genre fan, donc, mais j’aime particulièrement Bernard Werber, dont les romans m’ont fait cogiter, rêver et tourner compulsivement les pages depuis près de 20 ans. De la masterclass, je dirais que ce fut un moment riche, intelligent et porteur. J’en suis sortie avec un bon paquet de notes, et enfin, ENFIN, l’explication de la construction « en cathédrale » d’un récit. Si vous avez envie d’écrire un roman, et que vous bloquez à un endroit ou un autre, je vous conseille sérieusement cette expérience. Comme dans les livres de Werber, on peut y piocher ce qui nous intéresse, et choisir de sortir de sa zone de confort -ou pas.

Des exercices sont proposés tout au long de la présentation. Des instructions simples et une minute pour écrire un texte court, que l’on peut lire ensuite à l’auditoire, si on en a l’envie et le courage. Prendre la parole en public me terrifie légèrement, mais j’ai eu envie de jouer le jeu, et j’en suis heureuse. Rien que pour voir Bernard Werber tenir mon ordi pendant que j’avais le micro, ça valait le coup. Et puis la salle était bienveillante, on a beaucoup ri, et j’ai été assez épatée de la créativité des personnes présentes. J’ai oscillé entre « ouah ils sont vachement plus forts que moi » et une franche admiration.

L’orateur était quant à lui : drôle, simple, pédagogue, passionnant, motivant, modeste, bienveillant. Toutes qualités qui se sont confirmées pendant les deux heures supplémentaires que Bernard Werber nous a accordées après la masterclass, quand nous avons migré vers un parc proche pour discuter, poser des questions, prendre des photos et faire dédicacer nos livres.

J’ai eu la chance de discuter un peu avec lui, et le souvenir de cette conversation m’a occupée pendant le trajet de retour en RER. Je lui avais dit les difficultés de la Mini, et combien la fable du paysan chinois m’avait aidée. Il m’a parlé de lâcher-prise et de la difficulté de comprendre cette notion pour un occidental. C’est seulement dans le RER que j’ai connecté cette idée avec l’enseignement du yoga.

Les Yoga Sutra de Patanjali décrivent le Kriya Yoga, ou yoga de l’action, en trois étapes : Tapas, Svadhyaya, Ishvara Pranidhana, qu’on peut traduire par « un effort soutenu, la conscience de soi, s’en remettre à une volonté supérieure ». Globalement, qu’on soit sur le tapis ou dans la vie, quand on entreprend une action ou un projet, Patanjali explique qu’il faut y mettre de l’ardeur, profiter du processus pour apprendre sur soi et se connaître mieux, puis se détacher du résultat.

Finalement, cette notion de détachement s’imbrique parfaitement avec le message global de la masterclass, à savoir qu’il faut avant tout écrire par plaisir. La régularité et l’effort sont nécessaires, on apprendra forcément sur soi en écrivant (même une fiction), mais le résultat (être publié, devenir riche et célèbre, planter son job pour écrire à la maison, gagner un prix ou toute autre motivation…) ne doit pas être la seule fin.

Lâcher-prise. S’en remettre à Dieu, à l’univers, à la fée des manuscrits ou à la chance. Accepter la part de hasard, celle qui mélange les chromosomes ou change une vie parce qu’un papillon a donné un coup d’aile quelque part sur le globe. Ne pas choper la grosse tête pour une réussite, ni se flageller pour un échec. Ne pas laisser ses attentes obscurcir le quotidien.

J’ai glissé à Bernard Werber en partant que je donnais des cours de yoga, et que si il avait besoin… mais au final je crois que même dans ce domaine, c’est lui qui aurait des choses à m’apprendre. J’espère revoir ce « maître » un jour.

Voilà pour les pensées du jour ! Bon dimanche, bonne fête à toutes les mamans, et collectez vos petits bonheurs !

 

Et si les enfants voyagaient dos à la route jusqu’à 4 ans ? #rearfacing

Il y a eu une époque où le siège auto ressemblait à ça :

siege-dennis

Le texte parle de sécurité pour le lardon, mais ça reste quand même léger, comme protection… Un coup de frein un peu sec et baby Dennis risque de se manger son joli volant chromé.

Et puis ensuite il y a eu ça :

siege-auto

Je dois dire que je trouve le design fabuleux, et pour faire un petit dodo pendant le trajet c’est carrément ben pensé, non ? En revanche restent quelques points mystérieux, comme  » la fillette peut-elle sortir ses mains ? », « y’a-t-il un porte-gobelet intégré ? » et « y’aurait pas quelqu’un pour remonter les collants de cette pauvre gamine ? ça fait des plis partout ».

Et puis bien sur les industriels ont fait des progrès, et la sécurité des enfants est devenue une priorité et un vrai argument de vente.

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Pour une petite histoire illustrée du siège auto, je vous invite à aller visiter cette page, très instructive !

Des normes et des réglementations sont venues cadrer tout ça et je pense qu’à ce jour, en France, les jeunes parents sont à peu près tous au courant qu’ils doivent faire voyager bébés et enfants dans des sièges adaptés à leurs âges et poids/tailles.

Globalement quand on a un tout petit bébé, on l’installe dans un couffin ou plus souvent un cosy, un bon petit cocon bien sécurisant, qu’on place dos à la route.

Et puis le marmouset grandit, il tient sa tête, de mieux en mieux, il se redresse puis tient assis. Et vient le moment où -tout fier- le parent sort le lardon de son cosy pour l’installer dans un siège un peu plus grand… face à la route.

Et c’est là que ça coince un peu. Parce qu’on souhaite tous que nos enfants voyagent en sécurité. On sait tous que les trajets en voiture peuvent être dangereux. Mais on est bien contents de mettre nos petits « dans le sens de la marche » dès qu’ils ont le poids idoine, alors que les études -et les crash-tests- montrent que c’est une très mauvais idée. On est aussi beaucoup trop nombreux à placer les ptits poulets sur de simples rehausseurs dès qu’on le peut, alors qu’ils gagneraient à rester un peu plus à l’abri dans leurs sièges auto, certes encombrants mais tellement plus surs.

Bon, je fais un peu la maline, mais on a fait exactement ça avec les garçons : les mettre face à la route quand ils ont eu le poids réglementaire et nous ont semblé trop dodus pour le cosy. On était contents de les voir, on a pensé qu’ils étaient contents de voir la route comme nous. Et heureusement tout s’est bien passé.

Mais avec la Mini c’est différent.  Elle ne tient pas assise, et tient mal sa tête. Alors qu’elle vraiment à l’étroit dans le fidèle cosy (un Bébé Confort, très bien), se pose la délicate question du nouveau siège auto. Le dos à la route est obligatoire pour elle, je me suis donc lancée dans une étude de marché des sièges qui pourraient lui convenir, et j’ai découvert plein plein de choses.

Entre autres que j’aime vraiment beaucoup les suédois.

Les suédois sont des gens pleins de bon sens. La preuve : ils ont inventé le TetraPak, la fermeture Éclair et l’étagère Billy. Et la ceinture de sécurité à trois points.

Et ils font voyager leurs enfants dos à la route jusqu’à au moins trois ans . Et ils ont le plus petit taux d’enfants tués dans des accidents de la route.

Pour se convaincre de l’intérêt du rear facing, ou « dos à la route », il suffit de regarder un crash test :

Quand on sait que les petits enfants ont une tête proportionnellement beaucoup plus grosse et lourde que la notre, on comprend bien l’avantage de circuler dans ce sens en cas d’impact.

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Si vous voulez en savoir plus, je vous laisse aller lire chez Sécurange qui est particulièrement bien documenté, par exemple ici ou . Allez aussi faire un tour chez BeSafe, un fabricant suédois qui propose des sièges rear facing pour les enfants jusqu’à 5 ans !

Vous pouvez aussi vous documenter sur i-Size, la nouvelle norme européenne qui impose le dos à la route jusqu’à 15 mois minimum et valorise l’utilisation de l’Isofix (vous savez, les crochets intégrés aux sièges). Ils expliquent bien tout ça chez BébéConfort par exemple ici,  ou chez AlloBébé ici avec un guide des sièges répondant à cette norme.

Perso, après des heures de lecture et de recherche, j’ai un gros faible pour deux modèles qui fonctionnent en dos ou face route et vont jusqu’à approximativement 4 ans :

le Sirona de Cybex, qui pivote sur le côté pour installer bébé facilement

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le Modular de BeSafe, qui a 7 inclinaisons possibles en rear facing, 3 en face route, et permet d’augmenter la distance au siège quand l’enfant grandit.

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Les garçons sont désormais trop grands pour retourner en dos à la route, mais je sais que nous allons trouver un modèle qui va convenir à notre Mini jolie. Et je suis vraiment heureuse de voir qu’autant de modèles existent, et que les bébés à venir pourront bénéficier d’une meilleure sécurité. Faites passer le mot : dos à la route, c’est mieux, et on peut continuer jusqu’à 4 ou 5 ans !

 

Monoprix automne-hiver 2016 : du doux, des vitamines, et du craquage en vue

Si vous suivez le blog, vous avez surement remarqué : j’aime Monoprix. Entre les robes de la Mini, les polos des boys, le linge de maison, mes chemisiers ou la vaisselle, il y a du Bout’chou, du Monoprix Kids, du Autre ton, etc. un peu partout chez nous.

Globalement, je pense que je pourrais ressortir systématiquement du Monop‘  avec quelque chose de nouveau sous le bras, surtout pour notre poulette tant j’aime leurs fringues de bébé. Et évidemment je guette les collaborations, surtout quand elles se font avec des créateurs que j’aime.

Vous comprendrez donc que lorsque j’ai été invitée à l’avant-première des collections automne-hiver 2016/2017 Monoprix, j’étais super contente. Parce que je suis toujours curieuse de voir ce qu’ils vont nous proposer de canon, mais aussi parce qu’ils m’ont invitée, moi ! J’ai beau avoir participé à des dizaines (centaines ?) de conf de presse en tant que journaliste, là ça m’a fait tout chose.

J’ai donc rejoint gaiement la capitale jeudi soir, laissant les marmousets au Chéri, direction le très chic second arrondissement. Accueil chaleureux, grands sourires, et un vaste espace pour faire découvrir les prochaines collections prêt-à-porter et déco, mais aussi les coolabs à venir, et quelques nouveautés beauté et fooding.

Je vous montre ce qui m’a tapé dans l’oeil ?

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Entrée dans une cuisine vitaminée, d’inspiration vintage. Ma cuisine est toute blanche, j’aime la parsemer de touches colorées… là il y a clairement de quoi faire.

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Les petites patères sont trop mignonnes ! J’aime bien les torchons aussi, un peu façon Orla Kiely, non ?

Je me suis crue de retour dans la caravane de mes grands-parents et j’ai adoré ça :-). Kiff pour la balance avec son orange très « Tupperware 70’s », la pomme à glaçons rouge (qui sera proposée à 9,99€), et les éponges adorables.

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Vintage aussi, les assiettes à fleur.

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Les mêmes motifs seront déclinés sur la papèterie

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Ambiance très différente un peu plus loin, avec de jolies céramiques, boites et miroirs, dans des tons plus poudrés et des matières douces, grès, bois ou métal.

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Sur un coussin géant, épinglée la collaboration avec Love Stories : dessous sexy et funky

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J’ai vu les skates et mon coeur a fait boom… Je n’ai pas osé en essayer un, mais je les trouve beaux, et ils seront proposés à 50€, ce qui n’est pas beaucoup. Issus de la collaboration avec Faguo, une marque française plutôt cool.

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Vous savez ce qu’ils font, chez Faguo ? Pour un produit acheté, ils plantent un arbre en France.

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Retour à la déco avec une ambiance nordique toute cosy. Ça donnait envie de se lover dans les coussins tout doux (surtout celui en moumoute :-))

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Côté mode kids, plein de jolies choses. Petit coup de coeur pour les baskets montantes léopard et le sac chat !

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Un peu grand encore pour ma Mini, mais avouez que c’est chou

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La petite barboteuse en maille toute douce et col claudine, en revanche, c’est pile sa taille 🙂

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Pas mal de choses étaient présentées côté beauté, mais ça m’attire moins. J’ai juste flashé sur les packagings de cette marque, Little Siberica, vraiment mignons. Je regrette de ne pas les avoir testés sur place !

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L’odeur du basilic (ou la faim peut-être) m’a irrésistiblement attirée vers le stand de pasta de Italians do it better. Excellentes sauces réalisées avec juste ce qu’il faut : des tomates mûres, des aromates, de l’huile d’olive… Pas de conservateurs, pas d’exhausteur de goût. Les deux que j’ai goûtées étaient excellentes. (seront vendues 4,95 le pot de 200g).

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Après avoir savouré mes pâtes et grignoté du chocolat, je suis allée m’essayer à un atelier « succulentes » organisé par Vanessa, du blog Les gambettes sauvages. Juste le temps de boire un verre, papoter avec mes voisines, partager les coups de coeur…

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Et je suis repartie avec un grand sourire et un sac plein de goodies. Merci Monoprix pour la chouette soirée ! Je suis retournée au métro en longeant les jardins du palais royal… fin parfaite d’une bien agréable sortie. On se revoit pour les collecs printemps-été ?

L’inégalité des chances face à l’autisme (ou les méfaits de la psychanalyse)

Samedi dernier, le 2 avril, c’était l’édition 2016 de la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme.

Quelques jours avant, France 2 avait programmé un téléfilm (Presque comme les autres) inspiré du livre de Francis et Gersende Perrin (Louis pas à pas). Après le téléfilm, et avant un documentaire plutôt intéressant (Le cerveau d’Hugo), un débat : Autisme, le combat des familles.

Au cours de ce débat, quelques phrases prononcées par une maman d’enfant autiste m’ont particulièrement peinée et affligée. Cette maman expliquait le combat qu’elle et son mari devaient mener depuis des années pour que leur fils de 7 ans, autiste, soit pris en charge, accepté à l’école, ait accès à des thérapies efficaces pour l’aider à progresser.

Elle a parlé de la façon dont elle avait dû mettre sa vie entre parenthèses, pour que son fils ait une chance d’en avoir une.

Elle a surtout dit la lutte menée contre le corps médical, qui lui avait notamment conseillé à un moment de mettre son fils en institution, d’essayer de l’oublier (puisqu’il ne ferait jamais rien), et de plutôt songer à concevoir un autre bébé tant qu’elle n’était pas trop vieille. Incompétence crasse d’un système qu’on croirait d’un autre siècle…

Elle a aussi rapporté les propos tenus par un psychanalyste au sujet de la maladie de son fils. Ce médecin avait en substance expliqué que l’autisme de l’enfant venait du fait que la mère n’avait pas accepté la grossesse : la présence d’un pénis en elle pendant la gestation avait provoqué un rejet, néfaste pour l’enfant, qui était donc devenu autiste.

WHAT THE FUCK ?

Ce n’est pas la première fois que j’entends ce genre de témoignage. Malheureusement, ils sont légion. Je reste pourtant abasourdie qu’un tel discours puisse persister. En France. En 2016.

L’autisme, pour les psychanalystes, c’est la faute à la mère. Et malgré l’absurdité de cette théorie, que rien ne vient étayer à part les conjectures fumeuses de Freud (faut-il rappeler que Freud était un escroc ?) et la certitude de ceux qui la profèrent, le discours psychanalytique, qui culpabilise les mères, continue de ramper et de faire des dégâts.

Je me mets à la place de cette maman, à l’époque où elle découvre l’autisme de son enfant. On peut imaginer sans peine qu’elle a déjà passé quelques années à errer, de non-diagnostic en non-solutions. Et puis un jour on lui dit « mais il est autiste voyons« . Elle a un diagnostic, mais toujours pas de solutions. Et surtout on lui balance, comme ça, comme une évidence : mais au fait, c’est de votre faute, hein. Vous êtes une mère atroce, vous l’avez rendu autiste.

Ça me rend folle, d’entendre des choses pareilles. Pouvoir sans sourciller balancer à un parent, un parent en souffrance, qu’il a handicapé son enfant parce qu’il était un genre de gros névrosé. Même pas en faisant quelque chose, mais juste en étant la -mauvaise- personne qu’il est. C’est tellement absurde qu’on pourrait en rire, mais c’est tellement cruel que j’ai envie de pleurer.

Je me mets sans peine à la place d’un parent d’enfant « différent » qui attend un diagnostic, puisque c’est mon état actuel. Et je me suis torturée, mille fois, en me demandant ce que j’avais bien pu faire pendant la grossesse pour que cette vilaine maladie sans nom tombe sur ma jolie Mini. Rien, probablement, et pourtant cette culpabilité, tout parent qui a un enfant différent la porte à un moment ou un autre.

Alors quand j’entends des témoignages comme celui de cette maman, quand je constate que la psychanalyse et ses théories absurdes continuent à torturer les mères (oui parce que c’est toujours la faute des mères), à faire autant de mal aux enfants autistes dans notre pays, à leur voler leurs chances de progrès, d’intégration, de bonheur, je me sens obligée de faire quelque chose. A mon petit niveau. Alors j’écris.

Si vous avez un enfant autiste ou si vous avez l’impression que votre enfant pourrait être autiste, n’allez pas voir un psychanalyste. Ne vous adressez pas à un pédopsychiatre de courant psychanalytique.

Si on vous dit que l’autisme de votre enfant est de votre faute, fuyez.

Si on vous dit que votre enfant autiste est fou, fuyez.

Si on vous dit que votre enfant autiste ne fera jamais de progrès, fuyez.

Si on vous dit qu’il faut juste attendre que votre enfant autiste se décide à parler, et qu’il suffit de le mettre en institution et de l’observer jusqu’à ce qu’il ait le déclic, fuyez.

Si le professionnel de santé en face de vous ne cherche pas à créer une alliance avec vous, de façon à ce que vous puissiez travailler ensemble dans le meilleur intérêt de votre enfant… fuyez.

Les enfants autistes peuvent évoluer et progresser, et ils le font même parfois fichtrement bien pour peu qu’ils soient correctement pris en charge. Et une prise en charge correcte, ça passe par un diagnostic précoce et des méthodes comportementales. 

Ça ne passe pas par une psychanalyse de la mère, ni par sa culpabilisation, ni par un internement de l’enfant, ni par des séances avec un pédopsy « qui attend que l’enfant fasse quelque chose », ni par le fait de l’enrouler dans des couvertures mouillées pour lui faire revivre son stade foetal.

Voilà. Si jamais vous pensez que je suis dure, ou injuste envers la psychanalyse et les psychanalystes au sujet de l’autisme, je vous invite à regarder le film difficile mais salutaire de Sophie Robert, Le mur – la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme. On peut notamment le voir sur Dailymotion (1,99€ pour 48h). Un extrait est dispo.

Le replay du débat du France 2 est encore dispo 2 jours.

Par ailleurs, la haute autorité de santé (HAS) a émis des recommandations pour la prise en charge de l’autisme et des troubles envahissants du développement (TED). Ces recommandations mettent en avant une prise en charge précoce, globale et coordonnée, et valident, parmi les approches éducatives, comportementales et développementales, la méthode ABA, TEACCH et le modèle de Denver. Les méthodes psychanalytiques ne figurent pas dans ces recommandations, car elles n’ont fait aucune preuve de leur efficacité pour aider les enfants autistes.

Et je finis avec un lien vers HopToys, un site que j’aime beaucoup et sur lequel on a shoppé plein de trucs sympas pour la Mini, qui propose plein de solutions pour aider les enfants autistes au quotidien.

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Faites passer le mot, le plus possible. Ne laissons pas de vieilles théories  voler leurs chances à des enfants. Ne laissons pas ces fumisteries culpabiliser les parents. Notre pays doit évoluer.

TroublesAutisme

Celle qui avait voulu se mettre au No-Poo

Ou pourquoi j’ai voulu tester le no poo, et comment j’ai piteusement fait marche arrière.

Alors en premier lieu, le no poo, c’est quoi ?

C’est le fait de ne plus se laver les cheveux avec du shampooing (shampoo en anglais, d’où le « poo » de « no poo »).

Partant du principe que les shampooings traditionnels ne sont bons ni pour l’organisme en raison de la grosse proportion de produits chimiques qu’ils renferment (certains allergisants, irritants, perturbateurs endocriniens voire cancérogènes…), ni pour l’environnement (pareil + tous les contenants plastiques qui finissent à la poubelle) , un certain nombre de personnes ont décidé de s’affranchir des shampoo, pour préserver leurs tifs et la planète.

Comment qu’on se lave les cheveux, alors, me direz-vous ? Grâce à des alternatives : après-shampooing pour certains (si si, il parait que ça lave aussi), savons d’Alep, mais aussi bicarbonate de soude, oeuf, rhassoul, fécule de maïs, shikakaï…

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Il y a aussi une notion d’espacement des lavages, pour réhabituer le cuir chevelu à un rythme plus naturel (parce que oui, plus on lave, plus on stimule la production de sébum, plus il faut laver souvent, etc etc.). Donc on lave moins, puis de moins en moins…

Et même, même, il semble qu’au bout d’un certain temps, certains ne se lavent plus les cheveux DU TOUT. Genre un rinçage à l’eau, un peu de bicarbonate éventuellement, mais c’est tout.

Genre le cheveu AUTO-NETTOYANT.

Oui ça fait un peu foufou, dit comme ça. Mais des trucs auto-nettoyants dans notre corps, y’en a d’autres. Et puis vous avez déjà vu un renard se faire un shampooing, vous ? Pourtant ils n’ont pas l’air d’avoir les poils gras, les renards. Enfin je dis ça, mais je n’en ai pas la certitude, vous noterez. J’ai rarement vu des renards de près.

Mais bref avec le no poo, certains ne se lavent plus les cheveux, ou vraiment rarement. Et çà pour le coup je l’ai vu, de mes yeux vu.

Et ça, ça m’a un peu fait rêver.

Parce que moi, me laver les cheveux, ça me gonfle. Déjà. Même si je ne shampouine que deux fois par semaine en général, je trouve ça relou.

Et ensuite parce que ma crinière répond parfaitement à cette appellation totalement paradoxale et brillamment markettée : « racines grasses, pointes sèches ».

« Oh ben vous avez les pointes drôlement sèches », me répète à chaque fois la coiffeuse avant d’essayer de me fourguer un sérum miraculeux et hors de prix.

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Le constat est donc assez clair : le gras des racines n’a pas le temps d’aller jusqu’au bout des cheveux. Je veux dire, ça semble évident : le sébum, c’est fait pour graisser et protéger, aussi bien la peau que les cheveux. Notre corps est suffisamment bien foutu pour prévoir de quoi se protéger (cf poils ici et là, cérumen, sécrétions diverses et variées, et bien sur sébum sur la quasi-totalité de la peau)… et on n’en tient pas compte. Pire : on s’en débarrasse.

C’est quand même con de décaper un lubrifiant/hydratant/nourrissant spécifiquement étudié pour le cheveu, à grand coup de shampooing, pour se retrouver obligé ensuite de réparer les dégâts avec des après-shampooings, baumes, crèmes, soins, huiles, etc., tout aussi chimiques.

Avouez, c’est bête, non ?

D’où le pourquoi du début de ma démarche. Je voulais

  • moins me laver les cheveux (parce que ça me gonfle)
  • revenir à un système un peu moins absurde (que le décapage répété qui oblige à compenser après)
  • tester mon potentiel d’auto-nettoyage (parce que je suis curieuse)
  • avoir de plus beaux cheveux (ben oui quand même)
  • moins produire de déchets (même si les bouteilles plastiques, on les recycle)
  • limiter mon exposition aux produits chimiques (ça peut pas faire de mal)

Alors j’ai demandé des conseils à mes copines qui pratiquent le no poo (oui j’ai des copines trop cool, et je peux vous promettre qu’elles ne sentent pas mauvais de la tête), j’ai lu aussi, notamment les très utiles articles d’Antigone XXI ici et .

Il en ressortait qu’il fallait, dans un premier temps :

  • de la patience
  • une brosse type « poils de sanglier »
  • se brosser les cheveux consciencieusement pour répartir le sébum des racines vers les pointes
  • espacer les shampooings progressivement
  • du shampooing sec ou de la fécule de maïs
  • y recourir pour arriver à ne pas laver trop souvent

Bon. Je me suis dit que je pouvais le faire. L’objectif était d’arriver à espacer les shampoings d’une semaine au moins, avant de remplacer le shampoing traditionnel par autre chose. Puis ensuite d’arriver à UN MOIS sans shampoing. Et puis ensuite à moi la crinière fabuleuse, les économies, la bonne conscience écologique, le temps gagné pendant la douche.

Tranquille. Un bon petit plan.

La première semaine, j’ai brossé mes cheveux avec application. 100 coups de brosse le soir, comme on lit dans les livres d’autrefois. La tête en haut, la tête en bas. Et j’ai lavé ma brosse aussi. Ouais ouais.jasmine-brosse

Au bout de 4 jours, sans grande surprise, j’avais le cheveu plat et luisant. Alors j’ai fait un shampoing sec, et du coup j’avais le cheveu gonflé et terne. Et un peu blanchâtre aussi. Alors j’ai lavé.

Le deuxième coup, j’ai tenu cinq jours. On aurait dit que je m’étais gominé le crâne, c’était super. Alors j’ai fait un shampoing sec, et je l’ai un peu mieux brossé. Toujours terne, mais moins blanc. J’ai tenu deux jours de plus avant de laver, j’ai opté pour un shampoing solide lush et remplacé l’après-shampoing par un rinçage au vinaigre dilué. Oui parce que c’est sensé faire briller.

J’ai senti la vinaigrette pendant quelques temps.

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Le coup d’après, rebelote.

Le coup d’après je n’avais plus de shampoing sec, et comme je ne voulais pas en racheter, mais que je n’avais pas super envie de me saupoudrer à la fécule de maïs, j’ai décidé que je continuerais avec mes cheveux gras.

Je tiens à remercier mon mari pour sa patience, et les fabricants de bonnets pour leur aide précieuse.

Au bout d’un mois et quelque, il a bien fallu admettre que NON, mon cuir chevelu n’avait pas l’air d’intégrer le nouveau rythme de shampoings. Même pas un peu. Probablement que je n’ai pas aidé en zappant un peu trop souvent les 100 coups de brosse du soir.

Mais en fin de compte, la vérité est simple : essayer de moins laver mes cheveux avec autant d’énergie, ça me gonfle encore plus que de me laver les cheveux.

Donc j’ai arrêté parce que :

  • me brosser les cheveux matin et soir avec application dans tous les sens pendant une plombe avec une brosse qui pique, ça me reloute
  • avoir le cheveu gras la moitié du temps, ça me déprime
  • je ne suis pas patiente
  • c’est tout

MAIS j’ai appris deux-trois trucs au passage. Comme le fait que les après-shampoings c’est un peu du pipeau, en tout cas pour moi. Je m’en sors très bien sans, le démêlage se passe bien, et mes pointes n’ont pas l’air plus sèches…

Et puis on peut veiller à moins se tartiner de produits chimiques et à moins polluer, même en continuant les shampoings. On peut aussi dépenser moins en faisant des choix différents. En l’occurence, j’ai décidé d’arrêter les après-shampoings mais aussi les balayages chez le coiffeur, histoire de foutre la paix à mes tifs. Je vais essayer de penser à brosser mes cheveux plus souvent, et en cas de besoin je ferai un masque maison ou je laisserai poser de l’huile de coco. On verra bien ce que ça donne.

Je n’abandonne pas totalement, et dans l’absolu j’aimerais toujours pouvoir me passer des shampoings. Mais là tout de suite je n’ai ni l’envie, ni l’énergie pour. Et je n’ai pas assez d’astuces pour cacher une tignasse huileuse de façon satisfaisante. Le bonnet c’est bien gentil, mais à garder toute la journée au bureau, ça le fait moyen.

Voilà, j’ai fait marche arrière : le no-poo, ça n’est pas (encore) pour moi.

Mais l’autre jour je suis tombée sur cet article au sujet de la cure de sébum… On n’est pas à l’abri d’une nouvelle tentative fascinante.

D’ici là,

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2 jours à Disneyland, épisode 3 : et le bébé dans tout ça ?

C’est finalement LA question qui m’inquiétait le plus.

D’avantage que de savoir si l’hôtel Disneyland serait à la hauteur pour accueillir confortablement notre famille de cinq. Plus que de découvrir si finalement, la magie serait au rendez-vous dans le parc à thème.

La big question, c’était « et notre jolie Mini, est-ce qu’elle serait bien pendant qu’on court les manèges ? ». Parce que pour les garçons (5 ans et 3 ans et demi), qui aiment marcher et sont en pleine forme, je me faisais pas vraiment de souci. Mais pour notre Mini qui ne marche pas, ne tient pas assise et a des soucis au niveau du tonus musculaire, il fallait une solution confortable sur la durée, et pas épuisante pour les parents non plus.

Et finalement, est-ce qu’un bébé a sa place dans un parc d’attraction ?

Pour mettre toutes les chances de notre côté, on a embarqué la poussette et l’écharpe de portage, on a donc pu tester les deux méthodes.

Option 1 : Disneyland en poussette

Le parc Disneyland est tout à fait adapté pour circuler en poussette. On peut d’ailleurs en louer pour la journée, ce qui s’avère certainement pratique pour installer les petits qui fatiguent ou n’aiment pas trop marcher.

Donc oui, on peut circuler en poussette… le problème survient quand on s’approche des attractions.

Premier point à prendre en compte : les manèges à Disneyland ne sont pas comme ceux qu’on peut croiser en ville, même ceux qui pourraient y ressembler (le carrousel du roi Arthur par exemple). Ici il n’est pas possible, comme on le fait dans le manège de chevaux de bois du coin de la rue, d’installer son enfant puis d’aller s’asseoir sur un banc le temps qu’il fasse ses tours. Les mouflets de moins de 7 ans doivent être accompagnés en permanence, il faut donc faire la queue et prendre place dans les manèges avec eux. Or dans les queues, on ne peut pas emmener les poussettes. Et les queues peuvent être trèèèèès longues.

Deuxième point : dans beaucoup d’attractions on prend place dans des chariots, bateaux, voiturettes… où les poussettes n’ont évidemment pas leur place. Et pour y accéder il faut également faire la queue (qui peut être trèèèèèès longue).

Donc si vous avec un bébé dans une poussette, et que vous voulez embarquer dans une attraction, il va falloir garer la poussette à l’extérieur avant de faire la queue, et prendre le baby dans les bras. Si ledit baby ne pèse pas trop lourd, qu’il est plutôt cool, et que la queue ne dure pas des heures, ça s’envisage. Le Petit, la Mini et moi avons par exemple fait la queue pendant 10 minutes pour aller tournoyer dans les tasses à thé. Pas hyper pratique, mais ça allait. En revanche il vaut mieux bien réfléchir si on a un bébé qui n’aime pas trop être porté, s’il gigote beaucoup, si on a mal au dos, ou si l’attente dépasse les trente minutes…

Quid de la poussette pendant ce temps ? Elle va rester dehors avec ses copines poussettes… car vous pouvez être surs qu’elle ne restera pas seule. Des emplacements sont d’ailleurs désignés pour parquer les poussettes. Si vous tentez de vous mettre à un autre emplacement (plus proche, à l’abri de la pluie…), un gentil membre du staff Disneyland ira la remettre au bon endroit (ça peut surprendre).

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Suite à mes lectures sur des forums, j’avais embarqué un antivol pour éviter de se faire piquer notre bolide. Avec le recul ça n’était peut-être pas nécessaire (cf l’âge avancé de notre Bébé Confort, légèrement fatiguée après 5 ans de bons et loyaux services, et le vaste choix de poussettes bien mieux que la notre), et j’ai l’impression que très peu de poussettes étaient attachées. Visiblement certaines personnes laissaient aussi dedans pas mal de choses (sacs à langer par exemple). On a laissé de notre côté l’habillage de pluie, les bouteilles d’eau, les écharpes ou bonnets… et rien n’a bougé. Mais j’imagine qu’il doit quand même y avoir des vols de temps à autres, même au merveilleux royaume de Disney. Et évidemment, il faut absolument éviter de laisser dedans les achats effectués dans les boutiques du Parc…

Parmi les avantages de se balader en poussette : pouvoir fourrer tous les sacs dessous (et donc se délester un peu), y entasser les manteaux quand on s’arrête pour manger dans un restaurant, et selon les modèles, pouvoir y faire grimper un deuxième enfant si il est fatigué (sur la notre le Petit peut se tenir debout accroché au guidon quand sa soeur est assise ou couchée dedans).

En revanche si le tout-petit dort bien tranquille dans son cosy ou son hamac… ben ma foi vous êtes coincés. A part aller arpenter les boutiques (et encore, si elles sont bondées c’est compliqué) ou déambuler dans les allées juste pour le plaisir d’admirer les lieux, ça devient très limité. Il n’y a plus qu’à laisser l’autre parent (si vous êtes venus à deux) emmener les grands s’amuser, et attendre la fin de la sieste.

Et c’est bien sur sans compte qu’un certain nombre d’attractions ne sont tout simplement pas accessibles aux bébés : ce qui secoue un peu, tous les manèges avec des limites de taille.

Option 2 : Disneyland en écharpe

Après avoir un peu galéré en faisant la queue avec la Mini dans les bras, j’ai installé la poulette en écharpe de portage. Sur le papier, ça semblait parfait : du moment qu’elle était cool, on pourrait faire la queue tous ensemble. Nous avons donc choisi des attractions accessibles à toute la famille, avec une attente d’un quart d’heure max (notre poulette aime bien quand ça bouge, donc j’avais peur que faire la queue trop longtemps ne lui semble un peu monotone). Et elle a été cool ! Le problème est plutôt survenu au moment d’embarquer.

Que ce soit dans les « navettes » pour le Buzz Lightyear Laser Blaster ou dans les bateaux de It’s a small world, on nous a demandé d’installer la Mini « face à la route ». Or la mouflette était bien arnachée face à moi, avec des noeuds serrés, et la sortir de ce cocon tout chaud pour l’asseoir dos à moi a été un vrai crève-coeur. Pour Buzz Lightyear j’ai réussi à tricher et personne n’a rien vu, mais sur le bateau de It’s a small world ils nous surveillaient vraiment et j’ai du obtempérer… grosse galère car car nous étions dehors et la Mini était peu couverte (on se tient chaud mutuellement, avec l’écharpe). Je l’ai donc sortie tant bien que mal, l’ai couverte du mieux possible… et ça a été encore plus galère pour la réinstaller en sortant du bateau, dans le froid, avec les bouts de l’écharpe qui trainaient par terre sous la pluie. Vraiment naze !

Donc l’écharpe permet de faire la queue avec un bébé tout en le portant de façon confortable, mais ça n’est pas l’idéal non plus… en tout cas pas quand on galère avec les noeuds, ou qu’il fait froid…

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Un porte-bébé serait sans doute une meilleure option car il est plus facile de sortir et réinstaller le marmot. Et j’imagine que si le porte-bébé est « face à la route » on n’a du coup aucun changement à apporter.

Et un bébé à Disneyland, ça kiffe ou pas ? 

Tout dépend de l’âge et du tempérament du bébé, de la météo du jour, des attractions choisies…

On trouve systématiquement dans les toilettes des tables à langer (dans les toilettes femmes, évidemment…), et j’ai vu des mamans allaiter dans les restaurants. Donc il y a des bébés, et même si les attractions ne sont pas faites pour eux, ils pourront en apprécier certaines ! J’avais un peu peur que la Mini ne pleure dans le Buzz Lightyear, où on circule dans le noir avec plein de lumières vives et des bruits un peu forts, mais finalement j’ai l’impression qu’elle a aimé l’expérience sensorielle ! Idem pour It’s a small world, et ses scènes colorées et musicales.

C’est vraiment selon le tempérament du tout-petit, de si il aime être dehors, porté ou en poussette, s’il tolère le changement et s’endort facilement… Dans notre cas j’avoue qu’avoir l’hôtel à côté était un vrai confort, car les biberons de la Mini ne passent pas toujours facilement et j’étais heureuse de pouvoir rentrer la faire manger au calme et au chaud.

Bilan ? 

Oui un bébé peut avoir sa place au Parc Disneyland. Mais ça limite quand même clairement les possibilités. 

Toutes les attractions ne seront pas accessibles et il faut sortir les enfants des poussettes pour faire la queue.

Au final, je dirais que la solution optimale quand on a plusieurs enfants en bas âge serait d’avoir une poussette pour circuler facilement sur les distances et y poser les sacs + une planche à roulette de poussette pour un deuxième qui aurait mal aux pieds + un porte-bébé pour faire la queue tout en gardant les mains libres.

En tout cas on a bien kiffé notre voyage au pays de Mickey… il n’était pas parfait, mais il était définitivement magique et je suis heureuse qu’on ait pu vivre ça tous les cinq !