Et si les enfants voyagaient dos à la route jusqu’à 4 ans ? #rearfacing

Il y a eu une époque où le siège auto ressemblait à ça :

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Le texte parle de sécurité pour le lardon, mais ça reste quand même léger, comme protection… Un coup de frein un peu sec et baby Dennis risque de se manger son joli volant chromé.

Et puis ensuite il y a eu ça :

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Je dois dire que je trouve le design fabuleux, et pour faire un petit dodo pendant le trajet c’est carrément ben pensé, non ? En revanche restent quelques points mystérieux, comme  » la fillette peut-elle sortir ses mains ? », « y’a-t-il un porte-gobelet intégré ? » et « y’aurait pas quelqu’un pour remonter les collants de cette pauvre gamine ? ça fait des plis partout ».

Et puis bien sur les industriels ont fait des progrès, et la sécurité des enfants est devenue une priorité et un vrai argument de vente.

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Pour une petite histoire illustrée du siège auto, je vous invite à aller visiter cette page, très instructive !

Des normes et des réglementations sont venues cadrer tout ça et je pense qu’à ce jour, en France, les jeunes parents sont à peu près tous au courant qu’ils doivent faire voyager bébés et enfants dans des sièges adaptés à leurs âges et poids/tailles.

Globalement quand on a un tout petit bébé, on l’installe dans un couffin ou plus souvent un cosy, un bon petit cocon bien sécurisant, qu’on place dos à la route.

Et puis le marmouset grandit, il tient sa tête, de mieux en mieux, il se redresse puis tient assis. Et vient le moment où -tout fier- le parent sort le lardon de son cosy pour l’installer dans un siège un peu plus grand… face à la route.

Et c’est là que ça coince un peu. Parce qu’on souhaite tous que nos enfants voyagent en sécurité. On sait tous que les trajets en voiture peuvent être dangereux. Mais on est bien contents de mettre nos petits « dans le sens de la marche » dès qu’ils ont le poids idoine, alors que les études -et les crash-tests- montrent que c’est une très mauvais idée. On est aussi beaucoup trop nombreux à placer les ptits poulets sur de simples rehausseurs dès qu’on le peut, alors qu’ils gagneraient à rester un peu plus à l’abri dans leurs sièges auto, certes encombrants mais tellement plus surs.

Bon, je fais un peu la maline, mais on a fait exactement ça avec les garçons : les mettre face à la route quand ils ont eu le poids réglementaire et nous ont semblé trop dodus pour le cosy. On était contents de les voir, on a pensé qu’ils étaient contents de voir la route comme nous. Et heureusement tout s’est bien passé.

Mais avec la Mini c’est différent.  Elle ne tient pas assise, et tient mal sa tête. Alors qu’elle vraiment à l’étroit dans le fidèle cosy (un Bébé Confort, très bien), se pose la délicate question du nouveau siège auto. Le dos à la route est obligatoire pour elle, je me suis donc lancée dans une étude de marché des sièges qui pourraient lui convenir, et j’ai découvert plein plein de choses.

Entre autres que j’aime vraiment beaucoup les suédois.

Les suédois sont des gens pleins de bon sens. La preuve : ils ont inventé le TetraPak, la fermeture Éclair et l’étagère Billy. Et la ceinture de sécurité à trois points.

Et ils font voyager leurs enfants dos à la route jusqu’à au moins trois ans . Et ils ont le plus petit taux d’enfants tués dans des accidents de la route.

Pour se convaincre de l’intérêt du rear facing, ou « dos à la route », il suffit de regarder un crash test :

Quand on sait que les petits enfants ont une tête proportionnellement beaucoup plus grosse et lourde que la notre, on comprend bien l’avantage de circuler dans ce sens en cas d’impact.

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Si vous voulez en savoir plus, je vous laisse aller lire chez Sécurange qui est particulièrement bien documenté, par exemple ici ou . Allez aussi faire un tour chez BeSafe, un fabricant suédois qui propose des sièges rear facing pour les enfants jusqu’à 5 ans !

Vous pouvez aussi vous documenter sur i-Size, la nouvelle norme européenne qui impose le dos à la route jusqu’à 15 mois minimum et valorise l’utilisation de l’Isofix (vous savez, les crochets intégrés aux sièges). Ils expliquent bien tout ça chez BébéConfort par exemple ici,  ou chez AlloBébé ici avec un guide des sièges répondant à cette norme.

Perso, après des heures de lecture et de recherche, j’ai un gros faible pour deux modèles qui fonctionnent en dos ou face route et vont jusqu’à approximativement 4 ans :

le Sirona de Cybex, qui pivote sur le côté pour installer bébé facilement

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le Modular de BeSafe, qui a 7 inclinaisons possibles en rear facing, 3 en face route, et permet d’augmenter la distance au siège quand l’enfant grandit.

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Les garçons sont désormais trop grands pour retourner en dos à la route, mais je sais que nous allons trouver un modèle qui va convenir à notre Mini jolie. Et je suis vraiment heureuse de voir qu’autant de modèles existent, et que les bébés à venir pourront bénéficier d’une meilleure sécurité. Faites passer le mot : dos à la route, c’est mieux, et on peut continuer jusqu’à 4 ou 5 ans !

 

Monoprix automne-hiver 2016 : du doux, des vitamines, et du craquage en vue

Si vous suivez le blog, vous avez surement remarqué : j’aime Monoprix. Entre les robes de la Mini, les polos des boys, le linge de maison, mes chemisiers ou la vaisselle, il y a du Bout’chou, du Monoprix Kids, du Autre ton, etc. un peu partout chez nous.

Globalement, je pense que je pourrais ressortir systématiquement du Monop‘  avec quelque chose de nouveau sous le bras, surtout pour notre poulette tant j’aime leurs fringues de bébé. Et évidemment je guette les collaborations, surtout quand elles se font avec des créateurs que j’aime.

Vous comprendrez donc que lorsque j’ai été invitée à l’avant-première des collections automne-hiver 2016/2017 Monoprix, j’étais super contente. Parce que je suis toujours curieuse de voir ce qu’ils vont nous proposer de canon, mais aussi parce qu’ils m’ont invitée, moi ! J’ai beau avoir participé à des dizaines (centaines ?) de conf de presse en tant que journaliste, là ça m’a fait tout chose.

J’ai donc rejoint gaiement la capitale jeudi soir, laissant les marmousets au Chéri, direction le très chic second arrondissement. Accueil chaleureux, grands sourires, et un vaste espace pour faire découvrir les prochaines collections prêt-à-porter et déco, mais aussi les coolabs à venir, et quelques nouveautés beauté et fooding.

Je vous montre ce qui m’a tapé dans l’oeil ?

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Entrée dans une cuisine vitaminée, d’inspiration vintage. Ma cuisine est toute blanche, j’aime la parsemer de touches colorées… là il y a clairement de quoi faire.

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Les petites patères sont trop mignonnes ! J’aime bien les torchons aussi, un peu façon Orla Kiely, non ?

Je me suis crue de retour dans la caravane de mes grands-parents et j’ai adoré ça :-). Kiff pour la balance avec son orange très « Tupperware 70’s », la pomme à glaçons rouge (qui sera proposée à 9,99€), et les éponges adorables.

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Vintage aussi, les assiettes à fleur.

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Les mêmes motifs seront déclinés sur la papèterie

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Ambiance très différente un peu plus loin, avec de jolies céramiques, boites et miroirs, dans des tons plus poudrés et des matières douces, grès, bois ou métal.

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Sur un coussin géant, épinglée la collaboration avec Love Stories : dessous sexy et funky

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J’ai vu les skates et mon coeur a fait boom… Je n’ai pas osé en essayer un, mais je les trouve beaux, et ils seront proposés à 50€, ce qui n’est pas beaucoup. Issus de la collaboration avec Faguo, une marque française plutôt cool.

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Vous savez ce qu’ils font, chez Faguo ? Pour un produit acheté, ils plantent un arbre en France.

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Retour à la déco avec une ambiance nordique toute cosy. Ça donnait envie de se lover dans les coussins tout doux (surtout celui en moumoute :-))

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Côté mode kids, plein de jolies choses. Petit coup de coeur pour les baskets montantes léopard et le sac chat !

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Un peu grand encore pour ma Mini, mais avouez que c’est chou

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La petite barboteuse en maille toute douce et col claudine, en revanche, c’est pile sa taille 🙂

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Pas mal de choses étaient présentées côté beauté, mais ça m’attire moins. J’ai juste flashé sur les packagings de cette marque, Little Siberica, vraiment mignons. Je regrette de ne pas les avoir testés sur place !

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L’odeur du basilic (ou la faim peut-être) m’a irrésistiblement attirée vers le stand de pasta de Italians do it better. Excellentes sauces réalisées avec juste ce qu’il faut : des tomates mûres, des aromates, de l’huile d’olive… Pas de conservateurs, pas d’exhausteur de goût. Les deux que j’ai goûtées étaient excellentes. (seront vendues 4,95 le pot de 200g).

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Après avoir savouré mes pâtes et grignoté du chocolat, je suis allée m’essayer à un atelier « succulentes » organisé par Vanessa, du blog Les gambettes sauvages. Juste le temps de boire un verre, papoter avec mes voisines, partager les coups de coeur…

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Et je suis repartie avec un grand sourire et un sac plein de goodies. Merci Monoprix pour la chouette soirée ! Je suis retournée au métro en longeant les jardins du palais royal… fin parfaite d’une bien agréable sortie. On se revoit pour les collecs printemps-été ?

L’inégalité des chances face à l’autisme (ou les méfaits de la psychanalyse)

Samedi dernier, le 2 avril, c’était l’édition 2016 de la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme.

Quelques jours avant, France 2 avait programmé un téléfilm (Presque comme les autres) inspiré du livre de Francis et Gersende Perrin (Louis pas à pas). Après le téléfilm, et avant un documentaire plutôt intéressant (Le cerveau d’Hugo), un débat : Autisme, le combat des familles.

Au cours de ce débat, quelques phrases prononcées par une maman d’enfant autiste m’ont particulièrement peinée et affligée. Cette maman expliquait le combat qu’elle et son mari devaient mener depuis des années pour que leur fils de 7 ans, autiste, soit pris en charge, accepté à l’école, ait accès à des thérapies efficaces pour l’aider à progresser.

Elle a parlé de la façon dont elle avait dû mettre sa vie entre parenthèses, pour que son fils ait une chance d’en avoir une.

Elle a surtout dit la lutte menée contre le corps médical, qui lui avait notamment conseillé à un moment de mettre son fils en institution, d’essayer de l’oublier (puisqu’il ne ferait jamais rien), et de plutôt songer à concevoir un autre bébé tant qu’elle n’était pas trop vieille. Incompétence crasse d’un système qu’on croirait d’un autre siècle…

Elle a aussi rapporté les propos tenus par un psychanalyste au sujet de la maladie de son fils. Ce médecin avait en substance expliqué que l’autisme de l’enfant venait du fait que la mère n’avait pas accepté la grossesse : la présence d’un pénis en elle pendant la gestation avait provoqué un rejet, néfaste pour l’enfant, qui était donc devenu autiste.

WHAT THE FUCK ?

Ce n’est pas la première fois que j’entends ce genre de témoignage. Malheureusement, ils sont légion. Je reste pourtant abasourdie qu’un tel discours puisse persister. En France. En 2016.

L’autisme, pour les psychanalystes, c’est la faute à la mère. Et malgré l’absurdité de cette théorie, que rien ne vient étayer à part les conjectures fumeuses de Freud (faut-il rappeler que Freud était un escroc ?) et la certitude de ceux qui la profèrent, le discours psychanalytique, qui culpabilise les mères, continue de ramper et de faire des dégâts.

Je me mets à la place de cette maman, à l’époque où elle découvre l’autisme de son enfant. On peut imaginer sans peine qu’elle a déjà passé quelques années à errer, de non-diagnostic en non-solutions. Et puis un jour on lui dit « mais il est autiste voyons« . Elle a un diagnostic, mais toujours pas de solutions. Et surtout on lui balance, comme ça, comme une évidence : mais au fait, c’est de votre faute, hein. Vous êtes une mère atroce, vous l’avez rendu autiste.

Ça me rend folle, d’entendre des choses pareilles. Pouvoir sans sourciller balancer à un parent, un parent en souffrance, qu’il a handicapé son enfant parce qu’il était un genre de gros névrosé. Même pas en faisant quelque chose, mais juste en étant la -mauvaise- personne qu’il est. C’est tellement absurde qu’on pourrait en rire, mais c’est tellement cruel que j’ai envie de pleurer.

Je me mets sans peine à la place d’un parent d’enfant « différent » qui attend un diagnostic, puisque c’est mon état actuel. Et je me suis torturée, mille fois, en me demandant ce que j’avais bien pu faire pendant la grossesse pour que cette vilaine maladie sans nom tombe sur ma jolie Mini. Rien, probablement, et pourtant cette culpabilité, tout parent qui a un enfant différent la porte à un moment ou un autre.

Alors quand j’entends des témoignages comme celui de cette maman, quand je constate que la psychanalyse et ses théories absurdes continuent à torturer les mères (oui parce que c’est toujours la faute des mères), à faire autant de mal aux enfants autistes dans notre pays, à leur voler leurs chances de progrès, d’intégration, de bonheur, je me sens obligée de faire quelque chose. A mon petit niveau. Alors j’écris.

Si vous avez un enfant autiste ou si vous avez l’impression que votre enfant pourrait être autiste, n’allez pas voir un psychanalyste. Ne vous adressez pas à un pédopsychiatre de courant psychanalytique.

Si on vous dit que l’autisme de votre enfant est de votre faute, fuyez.

Si on vous dit que votre enfant autiste est fou, fuyez.

Si on vous dit que votre enfant autiste ne fera jamais de progrès, fuyez.

Si on vous dit qu’il faut juste attendre que votre enfant autiste se décide à parler, et qu’il suffit de le mettre en institution et de l’observer jusqu’à ce qu’il ait le déclic, fuyez.

Si le professionnel de santé en face de vous ne cherche pas à créer une alliance avec vous, de façon à ce que vous puissiez travailler ensemble dans le meilleur intérêt de votre enfant… fuyez.

Les enfants autistes peuvent évoluer et progresser, et ils le font même parfois fichtrement bien pour peu qu’ils soient correctement pris en charge. Et une prise en charge correcte, ça passe par un diagnostic précoce et des méthodes comportementales. 

Ça ne passe pas par une psychanalyse de la mère, ni par sa culpabilisation, ni par un internement de l’enfant, ni par des séances avec un pédopsy « qui attend que l’enfant fasse quelque chose », ni par le fait de l’enrouler dans des couvertures mouillées pour lui faire revivre son stade foetal.

Voilà. Si jamais vous pensez que je suis dure, ou injuste envers la psychanalyse et les psychanalystes au sujet de l’autisme, je vous invite à regarder le film difficile mais salutaire de Sophie Robert, Le mur – la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme. On peut notamment le voir sur Dailymotion (1,99€ pour 48h). Un extrait est dispo.

Le replay du débat du France 2 est encore dispo 2 jours.

Par ailleurs, la haute autorité de santé (HAS) a émis des recommandations pour la prise en charge de l’autisme et des troubles envahissants du développement (TED). Ces recommandations mettent en avant une prise en charge précoce, globale et coordonnée, et valident, parmi les approches éducatives, comportementales et développementales, la méthode ABA, TEACCH et le modèle de Denver. Les méthodes psychanalytiques ne figurent pas dans ces recommandations, car elles n’ont fait aucune preuve de leur efficacité pour aider les enfants autistes.

Et je finis avec un lien vers HopToys, un site que j’aime beaucoup et sur lequel on a shoppé plein de trucs sympas pour la Mini, qui propose plein de solutions pour aider les enfants autistes au quotidien.

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Faites passer le mot, le plus possible. Ne laissons pas de vieilles théories  voler leurs chances à des enfants. Ne laissons pas ces fumisteries culpabiliser les parents. Notre pays doit évoluer.

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Celle qui avait voulu se mettre au No-Poo

Ou pourquoi j’ai voulu tester le no poo, et comment j’ai piteusement fait marche arrière.

Alors en premier lieu, le no poo, c’est quoi ?

C’est le fait de ne plus se laver les cheveux avec du shampooing (shampoo en anglais, d’où le « poo » de « no poo »).

Partant du principe que les shampooings traditionnels ne sont bons ni pour l’organisme en raison de la grosse proportion de produits chimiques qu’ils renferment (certains allergisants, irritants, perturbateurs endocriniens voire cancérogènes…), ni pour l’environnement (pareil + tous les contenants plastiques qui finissent à la poubelle) , un certain nombre de personnes ont décidé de s’affranchir des shampoo, pour préserver leurs tifs et la planète.

Comment qu’on se lave les cheveux, alors, me direz-vous ? Grâce à des alternatives : après-shampooing pour certains (si si, il parait que ça lave aussi), savons d’Alep, mais aussi bicarbonate de soude, oeuf, rhassoul, fécule de maïs, shikakaï…

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Il y a aussi une notion d’espacement des lavages, pour réhabituer le cuir chevelu à un rythme plus naturel (parce que oui, plus on lave, plus on stimule la production de sébum, plus il faut laver souvent, etc etc.). Donc on lave moins, puis de moins en moins…

Et même, même, il semble qu’au bout d’un certain temps, certains ne se lavent plus les cheveux DU TOUT. Genre un rinçage à l’eau, un peu de bicarbonate éventuellement, mais c’est tout.

Genre le cheveu AUTO-NETTOYANT.

Oui ça fait un peu foufou, dit comme ça. Mais des trucs auto-nettoyants dans notre corps, y’en a d’autres. Et puis vous avez déjà vu un renard se faire un shampooing, vous ? Pourtant ils n’ont pas l’air d’avoir les poils gras, les renards. Enfin je dis ça, mais je n’en ai pas la certitude, vous noterez. J’ai rarement vu des renards de près.

Mais bref avec le no poo, certains ne se lavent plus les cheveux, ou vraiment rarement. Et çà pour le coup je l’ai vu, de mes yeux vu.

Et ça, ça m’a un peu fait rêver.

Parce que moi, me laver les cheveux, ça me gonfle. Déjà. Même si je ne shampouine que deux fois par semaine en général, je trouve ça relou.

Et ensuite parce que ma crinière répond parfaitement à cette appellation totalement paradoxale et brillamment markettée : « racines grasses, pointes sèches ».

« Oh ben vous avez les pointes drôlement sèches », me répète à chaque fois la coiffeuse avant d’essayer de me fourguer un sérum miraculeux et hors de prix.

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Le constat est donc assez clair : le gras des racines n’a pas le temps d’aller jusqu’au bout des cheveux. Je veux dire, ça semble évident : le sébum, c’est fait pour graisser et protéger, aussi bien la peau que les cheveux. Notre corps est suffisamment bien foutu pour prévoir de quoi se protéger (cf poils ici et là, cérumen, sécrétions diverses et variées, et bien sur sébum sur la quasi-totalité de la peau)… et on n’en tient pas compte. Pire : on s’en débarrasse.

C’est quand même con de décaper un lubrifiant/hydratant/nourrissant spécifiquement étudié pour le cheveu, à grand coup de shampooing, pour se retrouver obligé ensuite de réparer les dégâts avec des après-shampooings, baumes, crèmes, soins, huiles, etc., tout aussi chimiques.

Avouez, c’est bête, non ?

D’où le pourquoi du début de ma démarche. Je voulais

  • moins me laver les cheveux (parce que ça me gonfle)
  • revenir à un système un peu moins absurde (que le décapage répété qui oblige à compenser après)
  • tester mon potentiel d’auto-nettoyage (parce que je suis curieuse)
  • avoir de plus beaux cheveux (ben oui quand même)
  • moins produire de déchets (même si les bouteilles plastiques, on les recycle)
  • limiter mon exposition aux produits chimiques (ça peut pas faire de mal)

Alors j’ai demandé des conseils à mes copines qui pratiquent le no poo (oui j’ai des copines trop cool, et je peux vous promettre qu’elles ne sentent pas mauvais de la tête), j’ai lu aussi, notamment les très utiles articles d’Antigone XXI ici et .

Il en ressortait qu’il fallait, dans un premier temps :

  • de la patience
  • une brosse type « poils de sanglier »
  • se brosser les cheveux consciencieusement pour répartir le sébum des racines vers les pointes
  • espacer les shampooings progressivement
  • du shampooing sec ou de la fécule de maïs
  • y recourir pour arriver à ne pas laver trop souvent

Bon. Je me suis dit que je pouvais le faire. L’objectif était d’arriver à espacer les shampoings d’une semaine au moins, avant de remplacer le shampoing traditionnel par autre chose. Puis ensuite d’arriver à UN MOIS sans shampoing. Et puis ensuite à moi la crinière fabuleuse, les économies, la bonne conscience écologique, le temps gagné pendant la douche.

Tranquille. Un bon petit plan.

La première semaine, j’ai brossé mes cheveux avec application. 100 coups de brosse le soir, comme on lit dans les livres d’autrefois. La tête en haut, la tête en bas. Et j’ai lavé ma brosse aussi. Ouais ouais.jasmine-brosse

Au bout de 4 jours, sans grande surprise, j’avais le cheveu plat et luisant. Alors j’ai fait un shampoing sec, et du coup j’avais le cheveu gonflé et terne. Et un peu blanchâtre aussi. Alors j’ai lavé.

Le deuxième coup, j’ai tenu cinq jours. On aurait dit que je m’étais gominé le crâne, c’était super. Alors j’ai fait un shampoing sec, et je l’ai un peu mieux brossé. Toujours terne, mais moins blanc. J’ai tenu deux jours de plus avant de laver, j’ai opté pour un shampoing solide lush et remplacé l’après-shampoing par un rinçage au vinaigre dilué. Oui parce que c’est sensé faire briller.

J’ai senti la vinaigrette pendant quelques temps.

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Le coup d’après, rebelote.

Le coup d’après je n’avais plus de shampoing sec, et comme je ne voulais pas en racheter, mais que je n’avais pas super envie de me saupoudrer à la fécule de maïs, j’ai décidé que je continuerais avec mes cheveux gras.

Je tiens à remercier mon mari pour sa patience, et les fabricants de bonnets pour leur aide précieuse.

Au bout d’un mois et quelque, il a bien fallu admettre que NON, mon cuir chevelu n’avait pas l’air d’intégrer le nouveau rythme de shampoings. Même pas un peu. Probablement que je n’ai pas aidé en zappant un peu trop souvent les 100 coups de brosse du soir.

Mais en fin de compte, la vérité est simple : essayer de moins laver mes cheveux avec autant d’énergie, ça me gonfle encore plus que de me laver les cheveux.

Donc j’ai arrêté parce que :

  • me brosser les cheveux matin et soir avec application dans tous les sens pendant une plombe avec une brosse qui pique, ça me reloute
  • avoir le cheveu gras la moitié du temps, ça me déprime
  • je ne suis pas patiente
  • c’est tout

MAIS j’ai appris deux-trois trucs au passage. Comme le fait que les après-shampoings c’est un peu du pipeau, en tout cas pour moi. Je m’en sors très bien sans, le démêlage se passe bien, et mes pointes n’ont pas l’air plus sèches…

Et puis on peut veiller à moins se tartiner de produits chimiques et à moins polluer, même en continuant les shampoings. On peut aussi dépenser moins en faisant des choix différents. En l’occurence, j’ai décidé d’arrêter les après-shampoings mais aussi les balayages chez le coiffeur, histoire de foutre la paix à mes tifs. Je vais essayer de penser à brosser mes cheveux plus souvent, et en cas de besoin je ferai un masque maison ou je laisserai poser de l’huile de coco. On verra bien ce que ça donne.

Je n’abandonne pas totalement, et dans l’absolu j’aimerais toujours pouvoir me passer des shampoings. Mais là tout de suite je n’ai ni l’envie, ni l’énergie pour. Et je n’ai pas assez d’astuces pour cacher une tignasse huileuse de façon satisfaisante. Le bonnet c’est bien gentil, mais à garder toute la journée au bureau, ça le fait moyen.

Voilà, j’ai fait marche arrière : le no-poo, ça n’est pas (encore) pour moi.

Mais l’autre jour je suis tombée sur cet article au sujet de la cure de sébum… On n’est pas à l’abri d’une nouvelle tentative fascinante.

D’ici là,

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2 jours à Disneyland, épisode 3 : et le bébé dans tout ça ?

C’est finalement LA question qui m’inquiétait le plus.

D’avantage que de savoir si l’hôtel Disneyland serait à la hauteur pour accueillir confortablement notre famille de cinq. Plus que de découvrir si finalement, la magie serait au rendez-vous dans le parc à thème.

La big question, c’était « et notre jolie Mini, est-ce qu’elle serait bien pendant qu’on court les manèges ? ». Parce que pour les garçons (5 ans et 3 ans et demi), qui aiment marcher et sont en pleine forme, je me faisais pas vraiment de souci. Mais pour notre Mini qui ne marche pas, ne tient pas assise et a des soucis au niveau du tonus musculaire, il fallait une solution confortable sur la durée, et pas épuisante pour les parents non plus.

Et finalement, est-ce qu’un bébé a sa place dans un parc d’attraction ?

Pour mettre toutes les chances de notre côté, on a embarqué la poussette et l’écharpe de portage, on a donc pu tester les deux méthodes.

Option 1 : Disneyland en poussette

Le parc Disneyland est tout à fait adapté pour circuler en poussette. On peut d’ailleurs en louer pour la journée, ce qui s’avère certainement pratique pour installer les petits qui fatiguent ou n’aiment pas trop marcher.

Donc oui, on peut circuler en poussette… le problème survient quand on s’approche des attractions.

Premier point à prendre en compte : les manèges à Disneyland ne sont pas comme ceux qu’on peut croiser en ville, même ceux qui pourraient y ressembler (le carrousel du roi Arthur par exemple). Ici il n’est pas possible, comme on le fait dans le manège de chevaux de bois du coin de la rue, d’installer son enfant puis d’aller s’asseoir sur un banc le temps qu’il fasse ses tours. Les mouflets de moins de 7 ans doivent être accompagnés en permanence, il faut donc faire la queue et prendre place dans les manèges avec eux. Or dans les queues, on ne peut pas emmener les poussettes. Et les queues peuvent être trèèèèès longues.

Deuxième point : dans beaucoup d’attractions on prend place dans des chariots, bateaux, voiturettes… où les poussettes n’ont évidemment pas leur place. Et pour y accéder il faut également faire la queue (qui peut être trèèèèèès longue).

Donc si vous avec un bébé dans une poussette, et que vous voulez embarquer dans une attraction, il va falloir garer la poussette à l’extérieur avant de faire la queue, et prendre le baby dans les bras. Si ledit baby ne pèse pas trop lourd, qu’il est plutôt cool, et que la queue ne dure pas des heures, ça s’envisage. Le Petit, la Mini et moi avons par exemple fait la queue pendant 10 minutes pour aller tournoyer dans les tasses à thé. Pas hyper pratique, mais ça allait. En revanche il vaut mieux bien réfléchir si on a un bébé qui n’aime pas trop être porté, s’il gigote beaucoup, si on a mal au dos, ou si l’attente dépasse les trente minutes…

Quid de la poussette pendant ce temps ? Elle va rester dehors avec ses copines poussettes… car vous pouvez être surs qu’elle ne restera pas seule. Des emplacements sont d’ailleurs désignés pour parquer les poussettes. Si vous tentez de vous mettre à un autre emplacement (plus proche, à l’abri de la pluie…), un gentil membre du staff Disneyland ira la remettre au bon endroit (ça peut surprendre).

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Suite à mes lectures sur des forums, j’avais embarqué un antivol pour éviter de se faire piquer notre bolide. Avec le recul ça n’était peut-être pas nécessaire (cf l’âge avancé de notre Bébé Confort, légèrement fatiguée après 5 ans de bons et loyaux services, et le vaste choix de poussettes bien mieux que la notre), et j’ai l’impression que très peu de poussettes étaient attachées. Visiblement certaines personnes laissaient aussi dedans pas mal de choses (sacs à langer par exemple). On a laissé de notre côté l’habillage de pluie, les bouteilles d’eau, les écharpes ou bonnets… et rien n’a bougé. Mais j’imagine qu’il doit quand même y avoir des vols de temps à autres, même au merveilleux royaume de Disney. Et évidemment, il faut absolument éviter de laisser dedans les achats effectués dans les boutiques du Parc…

Parmi les avantages de se balader en poussette : pouvoir fourrer tous les sacs dessous (et donc se délester un peu), y entasser les manteaux quand on s’arrête pour manger dans un restaurant, et selon les modèles, pouvoir y faire grimper un deuxième enfant si il est fatigué (sur la notre le Petit peut se tenir debout accroché au guidon quand sa soeur est assise ou couchée dedans).

En revanche si le tout-petit dort bien tranquille dans son cosy ou son hamac… ben ma foi vous êtes coincés. A part aller arpenter les boutiques (et encore, si elles sont bondées c’est compliqué) ou déambuler dans les allées juste pour le plaisir d’admirer les lieux, ça devient très limité. Il n’y a plus qu’à laisser l’autre parent (si vous êtes venus à deux) emmener les grands s’amuser, et attendre la fin de la sieste.

Et c’est bien sur sans compte qu’un certain nombre d’attractions ne sont tout simplement pas accessibles aux bébés : ce qui secoue un peu, tous les manèges avec des limites de taille.

Option 2 : Disneyland en écharpe

Après avoir un peu galéré en faisant la queue avec la Mini dans les bras, j’ai installé la poulette en écharpe de portage. Sur le papier, ça semblait parfait : du moment qu’elle était cool, on pourrait faire la queue tous ensemble. Nous avons donc choisi des attractions accessibles à toute la famille, avec une attente d’un quart d’heure max (notre poulette aime bien quand ça bouge, donc j’avais peur que faire la queue trop longtemps ne lui semble un peu monotone). Et elle a été cool ! Le problème est plutôt survenu au moment d’embarquer.

Que ce soit dans les « navettes » pour le Buzz Lightyear Laser Blaster ou dans les bateaux de It’s a small world, on nous a demandé d’installer la Mini « face à la route ». Or la mouflette était bien arnachée face à moi, avec des noeuds serrés, et la sortir de ce cocon tout chaud pour l’asseoir dos à moi a été un vrai crève-coeur. Pour Buzz Lightyear j’ai réussi à tricher et personne n’a rien vu, mais sur le bateau de It’s a small world ils nous surveillaient vraiment et j’ai du obtempérer… grosse galère car car nous étions dehors et la Mini était peu couverte (on se tient chaud mutuellement, avec l’écharpe). Je l’ai donc sortie tant bien que mal, l’ai couverte du mieux possible… et ça a été encore plus galère pour la réinstaller en sortant du bateau, dans le froid, avec les bouts de l’écharpe qui trainaient par terre sous la pluie. Vraiment naze !

Donc l’écharpe permet de faire la queue avec un bébé tout en le portant de façon confortable, mais ça n’est pas l’idéal non plus… en tout cas pas quand on galère avec les noeuds, ou qu’il fait froid…

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Un porte-bébé serait sans doute une meilleure option car il est plus facile de sortir et réinstaller le marmot. Et j’imagine que si le porte-bébé est « face à la route » on n’a du coup aucun changement à apporter.

Et un bébé à Disneyland, ça kiffe ou pas ? 

Tout dépend de l’âge et du tempérament du bébé, de la météo du jour, des attractions choisies…

On trouve systématiquement dans les toilettes des tables à langer (dans les toilettes femmes, évidemment…), et j’ai vu des mamans allaiter dans les restaurants. Donc il y a des bébés, et même si les attractions ne sont pas faites pour eux, ils pourront en apprécier certaines ! J’avais un peu peur que la Mini ne pleure dans le Buzz Lightyear, où on circule dans le noir avec plein de lumières vives et des bruits un peu forts, mais finalement j’ai l’impression qu’elle a aimé l’expérience sensorielle ! Idem pour It’s a small world, et ses scènes colorées et musicales.

C’est vraiment selon le tempérament du tout-petit, de si il aime être dehors, porté ou en poussette, s’il tolère le changement et s’endort facilement… Dans notre cas j’avoue qu’avoir l’hôtel à côté était un vrai confort, car les biberons de la Mini ne passent pas toujours facilement et j’étais heureuse de pouvoir rentrer la faire manger au calme et au chaud.

Bilan ? 

Oui un bébé peut avoir sa place au Parc Disneyland. Mais ça limite quand même clairement les possibilités. 

Toutes les attractions ne seront pas accessibles et il faut sortir les enfants des poussettes pour faire la queue.

Au final, je dirais que la solution optimale quand on a plusieurs enfants en bas âge serait d’avoir une poussette pour circuler facilement sur les distances et y poser les sacs + une planche à roulette de poussette pour un deuxième qui aurait mal aux pieds + un porte-bébé pour faire la queue tout en gardant les mains libres.

En tout cas on a bien kiffé notre voyage au pays de Mickey… il n’était pas parfait, mais il était définitivement magique et je suis heureuse qu’on ait pu vivre ça tous les cinq !

Deux jours à Disneyland : magie et money (épisode 2 : au Parc Disneyland)

Sur un coup de tête, notre petite famille de cinq s’est retrouvée à Disneyland pendant ces vacances d’hiver. Première fois pour les enfants, mais aussi pour moi qui en avais pourtant copieusement rêvé étant gamine… autant dire que j’en attendais beaucoup, et que je craignais que la magie n’opère pas.

J’avais peur que ça soit cheap, kitch, que la foule et les files d’attentes gâchent notre plaisir. Je n’avais aucune idée de que seraient les attractions… j’espérais juste pouvoir en faire quelques unes avec les garçons et que se promener avec la Mini ne relèverait pas trop du parcours du combattant.

Après une arrivée dans le luxe feutré du Disneyland Hôtel, dont j’ai déjà bien causé dans le premier épisode, nous nous sommes lancés dans le Parc Disneyland qui se situe juste à côté.

Par où commencer ? Par la joie ? L’effervescence ? Le ciel bleu de ce lundi ? Par les innombrables boutiques  ou les restaurants hors de prix ? Par le piétinement ou les plaisirs accumulés ?

Quand nous avons passé les grilles de l’entrée, et que nous avons déboulé dans Main Street USA au son de « Put on your sunday clothes » (bande originale de Hello Dolly, repris dans Wall-E), j’ai commencé à sourire. Un garçon accroché à une main, l’autre tenant fermement la poussette de la Mini, nous avons avancé vers la rue bordée de boutiques. Première surprise pour moi : je ne m’attendais à trouver des magasins partout. Un peu naïve, j’avoue. Mais tout est si joli… Et finalement nous sommes dans une reproduction de rue principale d’une ville des Etats-Unis en 1900. Les boutiques, les restaurants… ont leur place.

 

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Et surtout là-bas, pas si loin, il y a cette silhouette familière : le château. Le fameux, très fameux, château de la Belle au bois dormant, avec ses tours pointues. Nous passons une place ronde, le soleil nous chauffe gentiment et les garçons admirent les sculptures fleuries. Sur la droite un haricot magique pousse ses volutes vers le ciel. Et puis les voilà : les portes.

Quatre grandes portes qui mènent chacune vers un « pays », un univers particulier : FrontierLand, AdventureLand, FantasyLand, DiscoveryLand. Raaah depuis le temps que je les attendais !

Bon, avec 3 enfants de 5, 3 et 1 ans, on ne peut pas passer sa journée dehors à marcher, ni même faire des attractions. C’est que ça se fatigue, ces petits poulets. Même pour des petits garçons motivés,  volontaires (et aimant marcher) comme les nôtres, des pauses sont nécessaires et les journées ne doivent pas être trop longues. Quant à la Mini, en poussette ou en écharpe, elle a aussi eu besoin de faire de vraies siestes dans son lit, au calme. Donc en deux jours sur place, nous sommes loin d’avoir tout vu, ou testé toutes les attractions… mais on a quand même eu un bon aperçu.

Alors c’est comment, le parc Disneyland ?

Magique et agaçant.

Magique :

Les pays, tous différents, avec leurs ambiances particulières. Far West d’un côté, contes de fées de l’autre, aventure exotique ou science fiction. Chacun a une identité incroyable. Et puis les parterres de fleurs, les arbres, les bassins… La déco change au fil de l’année, en plus. Et puis la nuit on voyage encore, avec les illuminations et le spectacle à l’heure de la fermeture. C’est joli, vraiment.

Le sens du détail. C’est ce qui concourt à rendre les pays incroyables, et tellement particuliers. Les décors sont fabuleux et tout est coordonné, jusqu’au plus petit objet. Les tenues du personnel sont adaptées au lieu où ils se trouvent, ce qui peut être vraiment classe (le côté rétrofuturiste du Space Mountain, les capes très Mary Poppins à FantasyLand) ou beaucoup moins (la tenue de pirate, c’est pas mon kif). Et puis tout est beau, propre, nickel…

L’accueil : comme dans l’hôtel, tout le personnel est aimable et souriant. Les bonjours et aurevoirs sont systématiques, ce qui est vraiment surprenant quand on connait le sens du service tout relatif dans les commerces français (ou du moins en région parisienne).

Les mouettes. C’est bizarre, mais il y a des mouettes à Disneyland. Et c’est plus classe que les pigeons, non ?

Les attractions. Je ne suis pas une habituée des parcs d’attraction, je suis même assez novice dans le domaine, et j’ai été agréablement surprise par certaines. Le Space Mountain (que j’ai faite seule, après avoir laissé le chéri et les enfants à l’hôtel) m’a fait rire et hurler, It’s a small world était étonnamment joli à regarder, le Buzz Lightyear Lazer était bien foutu. Rien n’est cheap, rien ne fait carton-pâte, c’est du grand spectacle.

Les boutiques. Si si, les boutiques ont un côté magique. Quand j’étais étudiante, aller au Disney Store à Bordeaux était un de mes petits plaisirs. Je n’avais pas un rond donc je n’achetais rien, mais ça me faisait rêver… Et là on a des dizaines de boutiques, toutes différentes ! Des robes de princesses et des diadèmes par milliers, des objets innombrables estampillés Mickey, des bonbons, des joujoux… on dirait que tous les films Disney et Pixar sont déclinés en jouets et cadeaux. Sans oublier Star Wars ou Captain America. On peut même construire son propre sabre laser !

L’ambiance ! Un endroit où tout est fait pour s’amuser, où l’on se retrouve plongé dans le rêve, la fantaisie, l’exotisme, où l’on reconnait sans cesse des références, des chansons, des personnages. Disneyland, c’est finalement voir les films que l’on a aimés prendre vie, et pour moi, ça a réellement un côté magique…

Le plaisir des enfants... De grands yeux et des exclamations de surprise ou de joie : « Regarde là-bas c’est Wall-E et Eve !« , « Le château il est gigantesque« , et tant de choses à raconter après. Les garçons ont adoré, je crois qu’il n’y a aucun doute là-dessus… et il ne voulaient pas rentrer à la maison, même si ils étaient très fatigués de tant d’aventures.

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Agaçant :

La musique, partout, tout le temps. Un peut trop présente, un peu trop forte à mon goût.

La foule, surtout quand il faut faire la queue pour une attraction… on piétine, on attend. On attend dehors, on attend dedans. Même si les attractions sont faites pour accueillir du monde en continu, elles sont conçues de telle façon qu’on croit toujours qu’on va y arriver… et non. Un tournant de plus, une nouvelle vidéo à regarder, on y croit et… allez encore, un petit peu.

La bouffe. LE grand scandale de la chose à mon sens. Car d’après ce qu’on a vu, au parc Disneyland, soit on mange mal, soit on mange cher. Et dans l’absolu, souvent, on mange mal ET cher. Les endroits les plus abordables servent une restauration rapide décevante, et ne sont jamais bon marché. Menu Dark Vador au Café Hyperion (qui abrite la Jedi Training Academy) : un burger certes étonnant (tout noir) mais assez sec, frittes, boisson et Yoda cupcake (vert,  intrigant, mais pas terrible). 17 ou 18€. Menu enfant : 9€. Plus de deux fois plus cher qu’au McDo, mais pas meilleur. Et tout est à l’avenant. Au Casey’s Corner, Hotdog à 8€, salade pas terrible idem. On trouve bien sur de « vrais » restaurants, mais l’addition fait alors un bond… Au restaurant Inventions dans l’hôtel Disneyland, le menu adulte (buffet à volonté) est à… 55€ hors boissons. Ouch.

Les attractions qui durent 2 minutes. Quand on attend 15 minutes, pour un tour de manège qui en dure 2, ça fait légèrement suer. C’est ce qui nous est arrivé au Mad Hatters Tea Cups (le manège avec les tasses tournantes), une attraction un peu mythique puisqu’on la retrouve dans le premier parc Disneyland ouvert en 1955 aux Etats-Unis… C’est tout joli, la verrière est ravissante, mais on n’a pas vraiment le temps d’en profiter car à peine quelques tours et hop ! place aux suivants.

Les attractions qui n’en sont pas tout à fait. La galerie de la Belle au Bois Dormant… je ne sais pas à quoi je m’attendais, mais surement pas à monter un escalier, marcher sur une galerie extérieure et… redescendre un escalier (dans le noir en plus, super pratique et pas du tout flippant quand on a un bébé en écharpe sur le ventre). La grotte du dragon est un soupçon plus intéressante, avec ses stalactites et la bête endormie qui se réveille de temps à autres.

Les boutiques. Oui c’est magique, mais à un moment on a un peu l’impression d’être juste un pigeon à plumer. On paye pour entrer, on paye pour manger, et on peut être sur de passer aussi à la caisse à un moment ou à un autre. Parce qu’on a vécu de si bons moments, parce qu’on est là pour faire plaisir aux enfants, parce que le choix est phénoménal, parce que la tentation est TELLEMENT grande et omniprésente. On sort de certaines attractions directement dans les boutiques, dont les contenus sont évidemment assortis au manège dont on émerge… La technique est éprouvée (tous les musées l’appliquent) mais poussée à l’extrême comme ici, ça gâche un peu le plaisir et la parc prend des allures de pompe à billet…

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Bon à savoir :

Quand c’est possible, il semble nettement préférable d’un point de vue budgétaire et/ou gustatif d’emmener son pique-nique. A noter que le site indique : « Les repas collectifs qui nécessitent une logistique particulière (glacière, table, emballages volumineux) sont interdits dans les parcs. Une zone de pique-nique est à votre disposition entre le parking et les entrées des parcs.Vous pouvez profitez encore plus de votre séjour avec nos différentes  offres de restaurations. » Ce que je comprends en lisant cela, c’est qu’on peut tout à fait emmener son sandwich et ses pom’potes au Parc Disneyland, y compris à l’intérieur du Parc même… mais qu’ils n’ont pas envie de l’écrire noir sur blanc. Au café Hyperion (énorme), on doit tout à fait pouvoir s’installer avec sa propre nourriture, je ne pense pas que qui que ce soit s’en apercevrait.

L’appli Disneyland permet de connaitre le temps d’attente aux attractions, et c’est assez pratique : ça évite d’aller d’une attraction à l’autre en cherchant désespérément celle où il y a aura le moins de monde. On peut aussi trouver sur la carte interactive les restaurants, toilettes, manèges fermés pour rénovation… bref c’est utile. Et à part pour le Space Mountain, les temps indiqués étaient plutôt exacts.

Un site indique les prévisions de fréquentation, Ooparc. Utile pour choisir le moment où venir… Nous étions sur deux journées bleues, « agréablement occupées », et il y avait tout de même du monde. Rien de flippant ou d’oppressant, mais assez pour que certaines attractions affichent 70 minutes d’attente. Et on a aussi nettement vu la différence entre lundi (grand soleil) et mardi (pluie glaciale), avec nettement moins de monde mardi.

Bilan ? 

Alors est-ce que ça vaut le coup, le Parc Disneyland ? Oui, vraiment !

Est-ce que j’ai trouvé la magie que j’attendais depuis mes 12 ans ? Oui, plutôt !

Est-ce que tout était parfait ? Non, certainement pas ! De petits agacements en déceptions, de repas trop chers en longues files d’attentes, on a aussi un peu galéré, notamment avec la poussette de la Mini ! Mais ça j’en parlerai au prochain épisode 🙂

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Deux jours à Disneyland : magie et money (épisode 1 : à l’hôtel)

Les vacances sont -enfin !- arrivées, et samedi quand j’ai réalisé que j’allais finalement pouvoir faire autre chose que m’arracher les cheveux devant une interminable to-do-list pour le taf, je me suis mis en tête de nous trouver un petit trip familial.

Après avoir surfé un moment entre chambres d’hôtes et hôtels, cherchant le combo idéal « pas trop loin + confort + activités enfants », hésité avec une chambre à la ferme, zieuté une cabane suspendue, envisagé le zoo de Beauval, puis pisté un moment un lieu cool avec piscine chauffée… je me suis souvenue qu’il y avait cette petite chose pas très loins, cette modeste structure artisanale de renommée toute locale, j’ai nommé Disneyland Paris.

Alors là je m’arrête un instant pour vous parler de mon enfance. *violons, image sépia* En 1992, quand le parc a ouvert (Eurodisney à l’époque), j’étais encore abonnée au Journal de Mickey (à genre 12 ans, oui). Bien sur le magazine a relayé l’ouverture, reportage et détails à l’appui. Ça me faisait trop rêver. Frontierland, Fantasyland, Discoveryland… la parade, les spectacles, les personnages. Je connaissais le plan, les attractions, je trouvais tout fabuleux.

Il faut dire que chez nous, où la télé était quasi interdite aux enfants, les seuls films que j’avais le droit de regarder étaient des Disney. Les camarades parlaient de Terminator qui était passé à la télé pendant les vacances. Ben moi j’avais vu Alice au pays des merveilles pour la millième fois. Voilà comment on préserve son innocence (et comment on lit toujours Le journal de Mickey au collège)(et comment on se fait légèrement railler par ses camarades).

Le temps a passé, Disneyland n’a jamais fait partie des projets de vacances en famille (faut dire qu’on n’allait pas trop vers Paris, nous les provinciaux du sud-ouest, et mes parents visaient d’avantage les sorties culturelles). Puis j’ai grandi, je suis passée par Paris, mais l’attrait avait faibli. Puis j’ai vécu à Paris, mais les parcs d’attraction sont pour les enfants, non ?

Et puis on a eu les enfants, mais ils étaient un peu petits… et puis, et puis.

Et puis samedi dernier, devant mon ordi, j’ai vu Disneyland et ça m’a fait dzing. Pas trop loin : ok. Activités enfants : OK. Et pourquoi pas carrément dormir sur place ? Confort : visiblement ok, avec piscine intérieure en prime. Cher, oui. Surtout quand on choisit (parmi la multitude d’hôtels proposés alentour), le Disneyland Hôtel, celui qui est à l’entrée du Parc Disneyland. Mais j’ai trouvé une offre avec 45% de réduction pour le surlendemain (chambre familiale + petits dej +  billets d’entrée 2 jours 2 parcs), et la perspective de la chambre qui nous attendrait juste à côté des attractions m’a fait vraiment convaincue : pas de trajet en navette, tout à deux pas… Quitte à réaliser mon rêve de petite fille, autant le faire en grand !

Dire que j’étais impatiente serait insuffisant. Comprenez : un rêve vieux de 24 ans, ça colle un peu la pression. Et si c’était tout pourri ? Et si les enfants n’aimaient pas ? Et si la magie n’opérait pas ? Parce qu’au final ce que j’attendais, c’était de la magie. En toute simplicité.

Bagagiste, voiturier. Tapis épais, hall majestueux. Personnel souriant, aimable, et en costume. Il parait qu’on est dans un « décor élégant de l’époque victorienne des chemins de fer« . Je ne sais pas bien à quoi ça ressemble, l’époque victorienne des chemins de fer, mais nous sommes dans un hôtel cossu, et Disney sans aucun doute. Des papiers peints aux tableaux, en passant par les poignées de porte et les cadres de miroirs : partout des personnages Disney. Avec discrétion, mais une omniprésence fascinante.

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Dans notre chambre, les têtes de lit de bois s’ornent du château de la Belle au bois dormant (ça semble approprié). De jolies aquarelles ici, des frises là. Tout est propre, élégant. On nous apporte le lit bébé de la Mini, et curieusement c’est à peu près la seule chose dans la chambre qui n’est pas estampillé « Disney ». Fonctionnalité et sécurité,  c’est un lit à barreau sans fioriture. Une carte indique qu’on peut demander des réducteurs de toilette, des pots, des chauffe-biberons, des sièges de baignoire… le « service gouvernantes » atteste que le lieu est destiné aux familles avant tout. Et mine de rien, ça fait du bien, car on n’est pas toujours bien accueilli dans les hôtels quand on a des mouflets.

Le temps d’étaler notre souk et de tester la Nespresso, et nous partons à l’aventure…

Résumé de ces deux jours au Disneyland Hôtel :

Le restaurant Inventions (qui surplombe l’entrée du Parc Disneyland) est HYPER cher ! On y mange correctement et à volonté, mais wow, exorbitant ! Nous n’avons pas testé l’autre resto, mais dans la mesure où on n’a pas le droit d’y aller en short, je pense que ça doit être pire.

Par contre on y croise des personnages Disney (Mickey, Dingo, Minnie…) qui viennent prendre la pose et jouer avec les enfants. Pas notre kif (on aime bien manger tranquilles et nos enfants ne sont pas du genre à aller faire des câlins à des inconnus, même Disneyens) mais c’est bon à savoir car les persos sont parfois difficiles à croiser dans le Parc.

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Ces mêmes personnages viennent le matin pour des séances photos avec les enfants, à l’heure du petit déjeuner.

Le petit déjeuner (également dans le restaurant Inventions, mais inclus avec la nuit) est très bien et chacun y trouvera son bonheur (pancakes, oeufs brouillés, céréales, fruits frais, viennoiseries, fromages, pains, etc.)

Pour prendre le petit dèj dans la chambre, il faut débourser 10€ de plus par personne (ouch).

La piscine est vraiment chouette et peu fréquentée (en tout cas d’après ce qu’on a vu), l’eau est agréablement chaude.

Pour prendre un cocktail ou une boisson chaude (hors thé et café à disposition dans la chambre), mieux vaut aller au Café Fantasia que d’appeler le room service, en plus avec un peu de chance on peut se mettre près de la cheminée… mmm le chocolat viennois devant le feu de bois.

Le room service, justement, est bien cher aussi. Genre 24€ les oeufs brouillés. Re-ouch. Et ils facturent 10€ d’emblée si la note n’atteint pas un certain montant (15€ je crois). En revanche ils sont dispos à toute heure du jour et de la nuit.

Les chambres familiales comprennent 2 grands lits… enfin pas si grands que ça ! Pas de king size, même pas de queen size… a priori du 140 de large. Décevant pour un hôtel cinq étoiles, non ? Certaines chambres familiales ont en plus une banquette pour accueillir un troisième enfant, ce n’était pas notre cas avec notre mini mouflette. On avait une table et deux chaises. Le bout de lit nous a servi de banquette pour pouvoir manger ensemble à table.

Les oreillers sont en plume, mais on peut demander de la mousse. Les matelas plutôt fermes.

Le mini-bar est plein de cochonneries très chères, mais il reste un peu de place pour mettre un ou deux petits pots de bébé 🙂

La piscine, le spa, le centre de fitness, le Minnie Club, l’arcade de jeux vidéo… tout est dans l’aile Ouest. Quand on est dans l’aile Est, il faut tout traverser pour y aller, en empruntant la passerelle au deuxième étape.

Le côté « en costume » est un peu perturbant parfois. Le responsable du restaurant habillé en majordome chic, ça va, mais les femmes de ménage vêtues en domestiques, bonnet blanc sur la tête… Quelque part entre Downton Abbey et Autant en emporte le vent… je n’ai pas trop aimé.

Il faut quitter les chambres à 11h le jour du départ, mais on peut laisser les bagages au service bagagerie pour pouvoir profiter des Parcs autant qu’on veut.

Dans l’après-midi, une bonne fée vient ouvrir les lits, fermer les rideaux, et déposer des chocolats sur les oreillers.

Les chambres sont apparemment bien insonorisées, nous n’avons pas entendu nos voisins, à part quand ils étaient dans le couloir, et encore.

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Chaînes Disney à volonté sur les télés +  une chaîne dédiée à Disneyland (fascinant, nan ?)

On peut venir sans matériel de puériculture et s’en faire prêter sur place : lit bébé, chaise haute, petite baignoire, marche-pieds, ou comme dit plus haut chauffe-bib, réducteur de toilettes… C’est le lieu de plus kid- et baby-friendly que j’aie jamais vu !

Au deuxième étage, en plus des restaurants et du café Fantasia, on trouve une boutique (au cas où on aurait loupé des trucs dans les Parcs) et des toilettes.

Quand on loge dans les hôtels, on peut accéder aux Parcs plus tôt le matin (à 8h au lieu de 10) et avoir des Fastpass (1 par jour et par personne dans notre cas, mais on peut en avoir plus si on a une chambre « VIP »). Le Fastpass permet de s’enregistrer pour une attraction et de revenir plus tard sans faire la queue.

L’entrée du Parc Disneyland est à 3 minutes à pieds de l’hôtel. C’est VRAIMENT cool ! Compter un peu plus pour aller à l’autre parc, le Parc Walt Disney Studio.

L’hôtel est conforme à ce qu’on voit sur les photos. Il est cosy, chaleureux, plein de détails charmants pour qui aime Disney…

Bilan : c’est cher, indéniablement. Mais tout le monde est adorable (vraiment), c’est un endroit réellement conçu pour accueillir les enfants, tout en restant luxueux (et propre, ce qui ne doit pas être simple si on considère le nombre de marmots qui circulent, jouent, bavouillent, renversent leurs assiettes, etc.).

Et la magie ? YES la magie ! Par tous les petits détails, cette ambiance étrange et la déco qui transporte ailleurs… Parce qu’on dort dans un château, quoi ! Même un château pour de faux, parce que là-bas pas loin il y a le château de la Belle et plein d’autres merveilles… mais ça on en parlera au prochain épisode !

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