La vérité sur l’accouchement #2 : et la péridurale, c’est comment ?

Après avoir exploré ensemble la question cruciale « et les contractions, ça fait mal ?« , penchons-nous aujourd’hui sur un sujet connexe : « la péridurale, c’est comment ? »

Souvent, on entend quelque chose comme « la péridurale ? C’est pas mal… »

Ça mes chatons, c’est un bel exemple d’euphémisme. Pour vous donner un ordre d’idée, dégoter des chaussures pour ses mouflets à -20% pendant les soldes, c’est pas mal.

Arriver à faire pipi sans qu’un lardon vienne vous coller des légos sur les genoux, c’est bien.

Avoir la CAF en ligne au bout de deux sonneries, c’est cool.

Réussir à regarder un film en entier, sans « mamaaaaaaan, j’ai fait cacaaaaaa », ou quelque autre interruption moufletienne, c’est top.

Découvrir que les impôts vont vous rendre des sous parce que vous employez une nounou à domicile, c’est génial.

Voir ses enfants de 4 et 2 ans jouer ensemble, collaborer, papoter, sans pleurer ni se disputer, pendant plus de 5 minutes d’affilées, c’est fabuleux.

Faire une nuit complète suivie d’une grasse mat et trouver des croissants tous chauds en se levant, c’est l’extase (je dis ça, je dis rien…).

Apprendre qu’on va avoir une petite fille quand on a déjà deux petits gars, et qu’elle est en pleine forme, c’est du pur bonheur.

Mais la péridurale ? La péridurale, c’est un miracle.

La péridurale m'a donné la foi
La péridurale m’a donné la foi

La péridurale, à mon avis, a empêché bien des femmes de zigouiller leurs maris. D’ailleurs si les hommes d’autrefois n’assistaient pas aux accouchements, c’était uniquement parce que la péridurale n’existait pas, et qu’ils étaient conscients du risque encouru. A mon avis le premier Cromagnon qui a manqué de se faire étriper par sa compagne en travail a fait passer le mot, et les mâles ont tous déserté les accouchements à partir de ce moment-là. Voilà.

 

Les pieds des femmes enceintes grandissent pendant la grossesse !

La première fois que j’ai dit « je crois que mes pieds ont grandi pendant la grossesse« , j’ai eu droit à peu près à ça :

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Les fois suivantes aussi, d’ailleurs. On m’a d’ailleurs généralement répondu « Tu veux dire qu’ils ont grossi, non ? » (Non et je vous hais).

Et bien voilà, pour toutes celles qui se sont retrouvées avec des chaussures trop petites après leur grossesse et qu’on a prises pour de douces fadas, je vous le dis aujourd’hui : les pieds des femmes enceintes grandissent pendant la grossesse et même que c’est SCIENTIFIQUEMENT PROUVÉ !

Le Dr Neil Segal, spécialisé en orthopédie et médecine de réadaptation, et professeur à l’Université de l’Iowa, a en effet mené une étude publiée dans le journal de l’Académie américaine de médecin physique et réhabilitation (PMR journal).

Portant sur 49 femmes, l’étude montre que les pieds des femmes enceintes enrôlées se sont sensiblement modifiés : chez la majorité, la voute plantaire s’est affaissée, entrainant donc… un allongement de leurs pieds de 2 à 10 mm.

Ces modifications étaient durables dans le temps, et la première grossesse est apparue comme celle où le changement est le plus important. En cause : le relâchement des ligaments du aux hormones, et la prise de poids. Résultat : des pieds plus plats, donc plus longs.

Mais au-delà de ne plus rentrer dans son 38 habituel (ce qui est déjà une purge en soi), l’auteur soulève le problème des troubles musculo-squelettiques, plus fréquents chez les femmes ayant eu des enfants. Peut-être une piste à explorer pour y remédier…

Conclusion : nous ne sommes pas fadas, et avons une excuse toute trouvée pour allez faire un peu de shopping chaussures… histoire d’éviter ça :

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Bonne journée les chéries !

La Thé Box, ma boîte à surprises

Salut les ptits Lu !

Moi, j’aime bien les cadeaux. Et le concept de la pochette surprise, aussi. Pis j’aime beaucoup l’idée du cadeau mensuel.

Non, pas celui-là

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Puis j’aime le thé et les boîtes, et recevoir du courrier. Bref pour toutes ces excellentes raisons, je me suis abonnée à la Thé Box.

La Thé Box, what is it ?

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Une box, donc une boîte, livrée chaque mois à domicile, et contenant tout plein de thés, infusions et douceurs à manger toutes choupinettes.

Eux ils disent « une sélection de thés d’excellence livrée sur le pas de votre porte ».

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En vrai c’est : une jolie boîte en carton, différente chaque mois, et qu’on peut réutiliser ensuite pour ranger des trucs et des bidules.

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Dedans, une sélection de thés, de tisanes, d’ingrédients pour préparer soi-même ses mélanges (pignons pour le thé vert à la menthe, pétales de fleurs pour aromatiser un thé nature…), de choses à manger (bonbons, biscuits, confitures ou encore mélange pour muffins… ça varie) ou des accessoires (sachets pour thé en vrac, sablier pour les temps d’infusion…). Le thé et les infusions sont soit en sachets, soit en vrac, pour environ 24 dégustations.

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Chaque box a un thème, expliqué dans un « livret des saveurs »décrivant le pourquoi des produits choisis, les marques présentées, donnant quelques recettes…

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Ce mois-ci, c’était une boîte Do Brasil, actu footballistique oblige…

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Fruitée, riche en mélanges caliente et en maté. Sympathique, et les sablés étaient délicieux. Mais j’ai aussi beaucoup apprécié la box « Rituels du thé » avec ses thés russes, son mélange pour préparer le tchaï, son matcha… Un peu moins la box « Mr Grey and Ms Black », qui jouait sur les ressemblances et différences entre thé et café… puisque je n’aime pas le café !

Combien ça coute ?

17,90€ la box si on s’abonne sans engagement, ou pour 3 mois. Un peu moins si on s’abonne pour 6 mois et environ 16,33€ pour un abonnement de 12 mois.

Hors abonnement, les box sont à 21,90€.

Mon avis ?

J’aime ! C’est un bon moyen de goûter plein de thés et infusions différents, de grignoter, de (re)découvrir des petites et grandes marques… A condition de ne pas être trop difficile, c’est une bonne formule (évidemment si vous n’aimez QUE le thé fumé, passez votre chemin). A comparer à Envouthé quand j’aurai essayé !

Alors, ten-thés ?

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La vérité sur l’accouchement : « les contractions, ça fait mal ? »

Tu vois, le monde se divise en deux catégories. Ceux qui ont un pistolet chargé et Ceux qui racontent des histoires d’accouchements abominables et ceux qui restent très flous. Ceux-là se contentent souvent d’un « ça s’est bien passé », osent parfois le « c’était un peu long »  ou le « ah oui, les contractions… ça fait quand même un peu mal ». Mais il faut bien le dire, c’est souvent l’omerta sur la mise au monde.

Du coup, et pour parler de mon cas, j’ai abordé ma première grossesse en ayant comme référence le « L’accouchement ? Je ne sais plus trop. Tu sais, une fois que c’est fini, on oublie » de ma mère (qui aurait je pense adoré me terroriser avec une histoire horrible mais tenait beaucoup à avoir des petits-enfants) et tout un tas d’idées plus ou moins vraies glanées deci delà au fil de mes lectures, discussions et études.

Maintenant que j’ai accouché deux fois, que « ça s’est bien passé » même si c’était « un peu long », je peux vous livrer la vérité vraie sur l’accouchement. Me remerciez pas, vous n’allez peut-être pas aimer. Allez, on dégomme du cliché.

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Cliché n°1 : « Les contractions ? Ça fait quand même un peu mal… »

Non. Avoir une ampoule au talon à cause de chaussures neuves, ça fait un peu mal. Les contractions ? Ça fait putain de sa race super mal. Bien sur il existe certaines femmes qui diront que leurs contractions ne les ont pas fait souffrir outre mesure. Je veux bien les croire, et j’admire leur résistance ou leur chance. Moi ? J’avais juste envie de buter mon mari. Le trucider, lui qui était responsable de cette abominable souffrance. Et franchement, je ne crois pas être la seule à trouver ça foutrement désagréable. Imaginez une crampe au mollet, multipliée par les intestins qui se tordent pendant une gastro carabinée, à la puissance coup de marteau sur le doigt. Et ben on n’en approche même pas. Le seul truc sympa avec les contractions, c’est que entre les contractions, on n’a plus mal du tout. Jusqu’à la suivante.

Ceci dit, et parce que je ne voudrais pas être à l’origine d’un dépeuplement du pays, il faut rappeler quelques petites choses :

-les contractions font putain de sa race super mal, mais pas à tout le monde. Comme on l’a vu plus haut, certaines femmes les supportent très bien. J’en connais personnellement, ça n’est pas un mythe.

-la douleur n’est pas dangereuse. On peut flipper d’avoir mal, ça se comprend très bien, mais cette douleur ne vous tuera pas, et vous n’en garderez pas de séquelle. Donc oui, ça fait putain de sa race super mal (et encore, pas à tout le monde) mais ça n’a rien d’insurmontable et franchement, après, vous ne vous en soucierez plus du tout. Vous aurez trop à faire par ailleurs.

-la péridurale, les amis ! La péridurale, miracle de la médecine moderne. Alors oui, les contractions, ça fait putain de sa race super mal mais… on n’est pas obligé de les endurer.

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Alors, rassurées ?

 

Trop de sel, trop de protéines… et pas assez de gras. Pourquoi nous nourrissons mal nos bébés.

Ce matin ont été présentés à la presse (dont votre serviteuse) les résultats d’une étude sur l’alimentation des 0-3 ans. On débattra un peu plus loin de qui a commandé cette enquête et des réserves qu’on peut donc émettre sur ses conclusions, mais en attendant, ce deuxième volet de l’étude Nutri-Bébé SFAE 2013 pointe un certain nombres d’erreurs commises par les parents, avec pour conséquence des apports nutritionnels inadaptés chez les enfants… et de possibles impacts sur leur santé.

Loin de moi l’idée de vous faire flipper, jeunes parents, et encore moins de vous faire culpabiliser. Je sais bien que vous, et moi avec, donc nous, faisons de notre mieux, et que ce que nous souhaitons le plus au monde est la bonne santé de nos enfants. Mais il se trouve qu’en voulant bien faire, parfois, on fait mal. Je vous livre donc un petit condensé des résultats de l’étude, et des conseils utiles pour répondre au mieux aux besoins spécifiques des tout-petits.

Trop de protéines, attention aux reins !

Les protéines sont nécessaires à la croissance, et on a tendance à considérer que les viandes, poissons, œufs etc. doivent être consommés à tous les repas pour assurer force, énergie et satiété à nos enfants. Or les besoins en protéines des nouveau-nés, nourrissons et enfants sont bien connus, les recommandations tant françaises qu’européennes sont claires : il ne faut pas dépasser les 8 grammes par jour entre 0 et 3 mois et les 11,5 grammes de protéines par jour à 36 mois.

Pour rappel, une tranche de jambon de 40 grammes représente environ 10 grammes de protéines. On en déduit donc qu’un enfant de 3 ans peut consommer en toute sécurité une tranche de jambon par jour… si on exclut toute autre source de protéine de son alimentation ce jour-là (fromage, laitages…)

Il n’est donc pas surprenant que l’étude révèle une quantité de protéines absorbées par les enfants jusqu’à 4 fois supérieures aux recommandations, bien au-delà du seuil de sécurité.

Pourquoi est-ce dangereux?

Parce qu’au-delà de ce qui est utile à la croissance de l’enfant et au bon fonctionnement de son organisme, les protéines vont être transformées en urée, qui va donner un surcroit de travail aux reins. C’est déjà moyen pour des reins adultes, mais sur des reins de bébé ou d’enfant en plein développement, c’est carrément mauvais, avec un risque d’épuisement des reins, et de potentielles pathologies à l’âge adulte telles qu’hypertension artérielle et insuffisance rénale.

On suppose de plus une corrélation entre excès de protéines dans l’enfance et surpoids/obésité à l’âge adulte.

Les bons réflexes :

  • Y aller mollo sur les protéines et bien respecter les recommandations.
  • Limiter les viandes, poissons et œufs à un seul repas par jour.
  • Varier les sources, proposer du poisson deux fois par semaine.
  • Privilégier les laitages les moins protéinés, éviter par exemple les petits suisses, hyper riches en protéines !
  • Prendre en compte l’ensemble des protéines dans l’alimentation d’une journée.
  • Ne pas hésiter à faire des journées sans protéines animales.

Trop de sel, risque cardiovasculaire

Les parents qui cuisinent pour leurs enfants le savent généralement : il ne faut pas saler les plats des petits. En revanche on se méfie moins des aliments déjà prêts, qui peuvent être extrêmement riches en sodium. Biscuits, pains, jambon, sans parler des autres charcuteries, chips ou biscuits apéritif. Selon l’étude, les apports en sel des enfants de 0 à 3 ans dépassent les recommandations à quasiment tous les âges.

Les conséquences ?

Ici encore, ce sont les reins qui prennent, avec un excès de travail pour de jeunes organes en formation. Même conséquences donc, risque d’épuisement des reins, pathologies rénales mais aussi cardiovasculaires à l’âge adulte.

Les bons réflexes :

  • Ne pas saler les plats des enfants même s’ils nous paraissent fades
  • Se méfier du sel caché (produits industriels tels que pain, biscuits sucrés… mais aussi jambon blanc)
  • Ne pas donner aux petits des plats tout préparés destinés aux adultes (lasagnes, quiches, pizzas…)

Pas assez de graisses, cerveau en manque !

 La chasse au gras a des effets pervers… diabolisées, les graisses sont devenues des aliments à éliminer, alors que les acides gras sont indispensables au bon fonctionnement de notre organisme.

Résultat, la lipidophobie des adultes entraine des apports insuffisants chez les enfants. Selon l’étude, à partir de un an, 80% des enfants ont des apports lipidiques inférieurs aux apports moyens recommandés par l’EFSA (l’agence européenne de sécurité des aliments).

Le souci ?

Le corps a besoin de gras. Les lipides ont un rôle structurel dans les membranes de nos cellules. Le cerveau, tout particulièrement, et encore plus alors qu’il connait un développement phénoménal, a un besoin essentiel de graisses. En conséquence, des enfants ayant une dette lipidique peuvent présenter un développement sensoriel moins bon (notamment au niveau de la vision) mais aussi un développement psychomoteur moins bon.

Par ailleurs, les lipides sont très énergétiques. Les enfants manquants de gras vont compenser leur manque d’énergie par d’autres sources, notamment les sucres rapides… qui n’ont pas le même intérêt nutritionnel.

Le bon réflexe :

  • Pour les parents qui cuisinent, ajouter systématiquement des matières grasses aux plats maison.
  • Varier les sources et les plaisirs : huile de noix, de colza, d’olive, beurre, crème…
  • Bannir le lait demi-écrémé. Chez l’enfant diversifié, proposer du lait entier ou mieux, du lait de croissance.

Les autres déséquilibres

Parmi les autres enseignements de cette étude Nutri-Bébé SFAE 2013, on notera que les enfants inclus recevaient en moyenne :

  • Trop de sucres rapides, notamment de saccharose (le sucre de table, des desserts et confiseries)
  • Trop d’acides gras saturés : les enfants de l’étude n’ingéraient pas assez de graisses, mais en plus celles absorbées n’étaient pas celles dont ils avaient réellement besoin.
  • Pas assez d’acides gras essentiels (voir point précédent)
  • Pas assez de sucres lents et d’amidon (pains, pates, céréales…)
  • Pas assez de fer, avec des impacts sur la croissance et les défenses immunitaires
  • Pas assez de fibres (légumes essentiellement et fruits)

Quelques conseils supplémentaires :

  • Ne pas culpabiliser quand on ne peut ou ne veut pas faire des plats maison pour les petits. Dans ce cas, privilégier les plats spécifiques pour les enfants, qui respectent les recommandations des agences européenne et française. Eliminer les plats tout préparés pour adultes.
  • Penser au lait de croissance, formulé justement pour pallier aux manques nutritionnels liés à la diversification (notamment sur les acides gras essentiels ou le fer).
  • Respecter les prescriptions de vitamine D faites par les pédiatres

Et cette étude, elle vient d’où ?

L’étude Nutri-Bébé SFAE 2013 a été conduite à la demande de la SFAE, le secteur français des aliments de l’enfance. En clair, les fabricants de laits infantiles, petits pots pour bébé et autres aliments lactés ou non destinés aux nouveau-nés, nourrissons et enfants de 0 à 3 ans.

Elle a été réalisée avec TNS-Sofrès, le CREDOC (centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie, statut associatif) et le Dr Jean-Pierre Chouraqui, pédiatre, nutritionniste et gastro-entérologue.

Faut-il se méfier des résultats ? Je ne le pense pas. L’analyse a porté sur 1035 enfants de 15 jours à 36 mois non malades, non allaités, pour lesquels les parents ont reporté sur un carnet le détail (qualitatif et quantitatif) de tout ce qu’ils ont mangé durant 3 jours (2 jours de semaine et un jour de week-end). C’est ce qui se fait habituellement dans les études portant sur les habitudes alimentaires.

Par ailleurs, les apports nutritionnels constatés suite au reporting des parents ne sont pas jugés à l’aune de critères propres à la SFAE, mais par rapport aux recommandations de l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) et/ de l’EFSA (équivalent européen).

Le seul point dans cette étude pouvant prêter à discussion se trouve donc parmi les recommandations de la SFAE : le recours aux laits infantiles, au lait de croissance et aux aliments spécifiques pour les enfants, afin de pallier aux carences constatées. Puisque ce sont les fabricants même qui conseillent des les utiliser, on peut les suspecter d’être de parti-pris…

Mais ont-ils tort pour autant ?

Vous en pensez quoi ?

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« I want every little girl who is told she is bossy to be told she has management skills »

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Cette citation de Sheryl Sandberg (actuellement directrice des opérations chez Facebook) pourrait être traduite par  « A chaque petite fille qu’on a traitée d’autoritaire, je veux qu’on dise qu’elle a des compétences managériales ».

Et cette petite phrase reflète assez bien ce que je pense des clichés de genre.

Je ne nierai pas l’inné, ni le rôle des  hormones sur les comportements (j’en suis suffisamment imprégnée actuellement pour mesurer leur pouvoir) mais je crois fermement que la majorité des différences entre filles et garçons, hommes et femmes, sont les résultats de l’acquis.

Je crois que si les petites filles sont (vues comme) plus sages, c’est parce qu’on tolère moins de leur part qu’elles soient turbulentes, courent en tout sens et hurlent comme des folles.

Je crois à la plasticité du cerveau humain, et suis heureuse que des travaux scientifiques aient pu prouver que non, les femmes n’ont pas plus de vocabulaire parce que leur matière grise porte l’héritage de millénaires passés à grogner puis parler au coin du feu/du lavoir/du fourneau pendant que les mâles allaient à la chasse au mammouth/au boulot. C’est plus simplement parce qu’on encourage d’avantage les petites filles à parler, qu’on leur colle plus de bouquins dans les mains, qu’on valorise d’avantage cette aptitude chez elles que chez leurs camarades masculins.

Je crois que nous (parents, éducateurs, société) renvoyons aux enfants en permanence ce que nous projetons sur eux et que c’est cela qui modèle leurs cerveaux, leurs aptitudes et la façon dont eux vont se voir comme être, comme fille ou comme garçon.

Qu’on calme un enfant un peu trop autoritaire avec ses camarades ne me gêne pas. Ce qui me dérangerait, ce serait qu’on laisse faire le petit gars « bossy » et qu’on houspille la petite fille… L’égalité des sexes, ça commence bien plus tôt qu’on ne le croit.

A lire, pour ceux que ça intéresse :

Cerveau, sexe et pouvoir de Catherine Vidal

Cerveau rose, cerveau bleu de Lise Eliot

Modes de garde, mode d’emploi, épisode 1 : la crèche municipale

À qui confier son (ses) mouflet(s) la journée quand on travaille ? Grande question, et grosse source d’inquiétude pour un certain nombre de parents. Car dans la jungle des modes de garde, comment être sur de trouver celui qui conviendra à la fois à l’enfant, au rythme de la famille et à ses finances ? Celui qui assurera l’éveil et la sécurité de la prunelle de vos yeux, sans vous couter un bras ni vous contraindre à des horaires impossibles ?

Commençons le tour d’horizon par le Graal du jeune parent : la crèche municipale. Souvent le premier réflexe des parents français actifs, la crèche est un établissement collectif d’accueil de la petite enfance.

Eveil musical avec Arnold
Eveil musical avec Arnold

Tarif : Les parents signent un contrat avec la crèche définissant le nombre de jours où l’enfant sera présent par semaine. Le tarif mensuel est calculé en fonction du nombre d’heures correspondantes, du nombre d’enfants à charge et des revenus du foyer (en général on applique un « taux d’effort » correspondant à un pourcentage du revenu mensuel).

Démarche : pour obtenir une place en crèche, il faut déposer un dossier auprès de la mairie, croiser les doigts et sacrifier un poulet noir un soir de pleine lune. On estime en effet à environ 400 000 le nombre de places en crèches manquantes pour satisfaire à la demande. Autant dire qu’obtenir ce quasi-graal peut être compliqué, surtout si votre enfant a la mauvaise idée de naître après le 1er aout, ce qui l’empêchera de faire sa rentrée en septembre comme un bon bébé respectueux de l’ordre civique.

Avantages : on y trouve des professionnels de la petite enfance (puéricultrices, éducatrices, infirmières, auxiliaires de puériculture…oui, j’ai tout mis au féminin, vous êtes déjà entré dans une crèche ?) qui fonctionnent en équipe, les structures sont agrées et contrôlées par la PMI. Les locaux sont adaptés, le matériel aussi… Rassurant. Les enfants sont en contact avec plusieurs adultes différents, de nombreux enfants… excellent pour la sociabilisation. Pour les revenus modestes, c’est la méthode de garde la plus économique. Certaines crèches ont des horaires très étendus, pratique pour les parents terminant tard ou embauchant tôt…

Inconvénients : pas assez de places disponibles, déjà. Vous ne choisissez pas la crèche, qui vous est attribuée selon votre adresse… on peut donc avoir une structure à 200m mais dépendre d’une autre située de l’autre côté de la ville.

Les horaires ne sont pas négociables, ni extensibles, si vous avez du retard vous risquez de retrouver votre lardon au commissariat. Les dates de fermeture estivale ne sont pas modulables et en général même si vous avez plus de 5 semaines de congés dans l’année, vous paierez pour une année complète.

Attention aussi aux salaires élevés : dans ce cas la crèche municipale ne sera pas nécessairement le mode de garde le plus économique.

Si votre petit a de la fièvre, une conjonctivite ou une gastro, on vous le rendra illico. Ce qui n’empêchera pas ses petits camarades de lui refiler généreusement tous leurs microbes à eux. Afin qu’il soit à nouveau malade et vous permette de puiser allégrement dans vos RTT.

Enfin, la crèche peut ne pas être adaptée à votre enfant si il est un peu « sauvage » ou a besoin de se lier particulièrement avec une personne pour se sentir en confiance… Par exemple, je crois que Grand Mouflet n’aurait pas été très heureux en crèche, alors que Petit Mouflet s’y plairait probablement beaucoup (vous noterez que je parle au conditionnel, on n’a pas eu l’occasion de tester : on n’a jamais eu de place)

Formalités : s’inscrire dès la grossesse, confirmer la demande après la naissance, relancer au besoin et faire le pied-de-grue (si possible l’air harassé, épuisé et le cheveu sale) devant la crèche à l’heure où arrive la directrice. Envoyer une lettre à un élu peut aider… surtout si on est en période électorale. Une fois le mouflet à la crèche : vous avez le droit de sauter de joie, déjà ; payer vos factures mensuelles, bien archiver le tout pour la déclaration d’impôt.

Aides de la Caf : aucune (la crèche est déjà financée en partie par la Caf, faut pas exagérer non plus !)

Au niveau des impôts : les dépenses pour la crèche permettent de bénéficier d’un crédit d’impôt s’élevant à 50% des sommes versées sur l’année civile, retenues dans la limite de 2300€ par enfant (soit un crédit d’impôt max de 1150€)

Prochain épisode : l’assistante maternelle !

Témoignage de papa

On nous entend, nous les femmes enceintes (quoi ? qui a dit « trop » ?)… mais un peu moins les papas, il est vrai. Alors aujourd’hui c’est un papa qui s’exprime ! Pas celui de mes enfants, mais celui d’une petite poulette rousse, gaga de sa fille et excellent voisin de bureau au demeurant.

Olivier, c’est à toi :

La fin de grossesse est proche. Plus que quelques jours, allez une grosse semaine, et le divin enfant sera là. Enfin !! Alors que se dessine une nouvelle vie que je suppute riche en émotions, prenons le temps (tant qu’il est encore temps) de revenir sur ces longs mois de grossesse (9 pour les incultes). Que retenir donc ? Qu’une grossesse, c’est d’abord une histoire de partage. On ne le répétera jamais assez : oui c’est bien la femme qui porte l’enfant et qui contemple, au fil des mois, les mutations extraordinaires que subit son corps. Oui c’est la femme qui met entre parenthèses sa vie professionnelle, sportive ou festive pendant de longs mois marqués par la frustration, la privation et la haine viscérale de ses congénères lorsque ces dernières l’appellent pour un apéro entre filles. Oui c’est encore et toujours la femme qui endure vergetures et contractions, sautes d’humeur et mal de dos, et, au final, péridurale et épisiotomie, mais, qu’y puis-je ? Ou plutôt qu’y pouvons-nous, faibles créatures terrestres dont l’étiquette sexe fort ne saurait cacher notre inanité devant la Création ? Il n’empêche que… féministes, fermez les écoutilles, l’homme, le mari, l’époux, le compagnon, le conjoint ou l’amant (pour certaines aventurières) a une place importante, que dis-je prépondérante dans l’accompagnement de la femme enceinte (je m’étonne d’ailleurs qu’aucun Petit manuel à l’usage des hommes endurant une femme enceinte ne soit encore paru). Levier, soutien, pilier, socle, épaule musclée… Appelez ça comme vous voulez mais il faut le savoir : la grossesse se vit à deux. C’est un constat : rarement je n’ai été autant mis à contribution que durant cette période. Primo, sur les tâches ménagères. Petits plats mitonnés avec amour pour femme alitée, nettoyage de fond en comble de l’appartement, lessive, vaisselle, portage de courses (putain de packs d’eau !!) sur 5 étages sans ascenseur, montage et démontage (car il me reste une vis dans la boîte) de table à langer, de commode, de poussettes… être aux petits soins avec sa femme, prévenant, disponible. Première qualité à remplir. Sinon vous ne passerez jamais le cap des premiers mois. Deuxio, l’écoute. Primordiale l’écoute. Votre femme n’a jamais été aussi bavarde ? Nuance, elle se plaint… et veut que vous le sachiez. Entendu maintes fois : « c’est pas juste pourquoi toi tu vas tout le temps boire plein de coups avec tes potes alors que moi je dois rester seule à la maison. » Si vous tentez la réponse suivante « C’est pas ma faute c’est le Créateur qui a choisit que ce soit la femme qui donne vie. Je me serai bien acquitté de ma tâche mais on ne m’a pas laissé le choix. » : gros, gros risque de se prendre une claque dans la gueule. Avis de tempête conjugale en perspective. Non, jouez plutôt la carte du deal « ok je vais boire des bières avec des potes mais promis je rentre avant 22h00 » Et si vous rentrez bien plus tard (au petit matin) mettez ça sur le compte d’un ami qui avait besoin de parler ou d’une tournée générale du patron qui a mal dégénéré. Et puis consentez à rester auprès d’elle le reste de la semaine (de toute façon vous devrez bien payer un jour !!). Compassion et attention sont les mamelles de la grossesse. Votre femme pleure à 4h du mat’ sans raison. Vous êtes là pour la prendre dans vos bras (« tout va bien se passer », notez c’est la phrase clef. Variante : « je suis là. Tout va bien ».). Elle a une folle envie de vous à 6h00 du mat’. Vous êtes là et vous la… bref, vous vous exécutez. J’ai même eu droit aux concombres à 2h du mat’ (non ptits malins, pas pour les réjouissances sexuelles mais une folle envie de bouffer des putain de concombres en plein milieu de la nuit). Dire que la grossesse est une aventure hors normes relève de l’euphémisme. D’ailleurs tout le monde vous dit : « repose-toi un peu avant l’arrivée du bébé car après tu vas en chier… » Heu, je veux bien mais quand ? Pareil, rarement été aussi crevé. Dormir avec une femme qui fait 15 kilos de plus, c’est différent. Et qui ronfle !! Bon, ok j’arrête. La grossesse a également des côtés positifs : contempler votre bébé (pardon la chose qui se meut dans le ventre de votre femme) bouger, l’entendre hoqueter, lui raconter des histoires, lui mettre de la musique et le voir réagir ou tout simplement lui parler…ça, c’est indescriptible.

Alors, les papas, envie de partager vos souvenirs de grossesse ? Plutôt période de bonheur partagé ou épreuve d’endurance face à une femme légèrement (très) pénible ?