En balade à Giverny

Pendant les vacances de Pâques, nous nous sommes autorisé une petite escapade avec les enfants. On n’ose généralement pas partir loin, ni très longtemps, rapport à notre petite poule… et cette fois elle venait d’avoir sa gastrostomie (qui s’est bien passée 🙂 ) donc on a préféré rester dans le secteur au cas où il y aurait un pépin.

La mission ? Trouver un endroit agréable, dépaysant, accessible, pratique, qui plaise aux enfants comme à nous, mais à une heure max de la maison.

And the winner was… Giverny !

Nous n’avons pas regretté ce choix, tant le village est mignon et charmant.

La maison et le jardin de Monet, en premier lieu, valent largement le coup d’oeil :

Ils n’ouvrent que fin mars, pour attendre le début des floraisons. Quel foisonnement ! Des pensées, des tulipes, des jonquilles, des jacinthes… un régal pour les yeux et le nez. 

Les glycines n’étaient pas encore fleuries, mais tous les pruniers et cerisiers oui, et c’était vraiment trop joli.

Le jardin d’eau, avec ses ponts et nymphéas, étaient tout aussi ravissants, même si les nymphéas n’étaient pas sortis.

A noter que l’accès pour les poussettes ou les fauteuils roulants se fait par l’entrée des groupes (en bas d’une ruelle trop chou) après avoir pris les tickets à l’entrée de la rue principale. Pour passer du jardin au jardin d’eau, il faudra demander à un gardien d’ouvrir le portail puis la petite porte de l’autre côté de la route. Pour les personnes qui marchent, il faut emprunter un petit passage sous-terrain avec escaliers.

La circulation dans les jardins avec une poussette ou un fauteuil se fait plutôt bien même si les allées sont parfois étroites.

La maison de Monet regorge de petits trésors à observer. Des tonnes de tableaux au mur, de superbes toiles mais aussi de belles estampes japonaises. Le grand salon est superbe, la salle à manger toute jaune et la cuisine m’ont particulièrement plu.

En revanche il y a des escaliers partout, pour accéder à la maison et pour y circuler, donc fauteuils et poussettes restent dehors…

Nous avons aussi visité le musée des impressionismes, lumineux et bien doté, mais qui nous a semblé tout petit… oui on devient difficiles quand on est habitués aux immenses musées parisiens. Pour accéder à la salle en sous-sol quand on ne peut pas emprunter les escaliers, demandez aux gardiens, qui vous feront passer dans les coulisses pour prendre le monte-charge (les garçons ont adoré).

Nos petits aventuriers ont aussi tenu à aller voir l’église et le cimetière. Nous avons cherché la tombe de Monet un bon moment avant de la dénicher dans le petit chemin qui passe à droite de l’église. Nous avons aussi admiré la tombe des aviateurs britanniques.

A noter : il existe des carnets d’activité pour les enfants, à la maison de Monet et au musée des impressionismes. Pour préparer la visite, vous pouvez télécharger le dossier pédagogique de la fondation Claude Monet ici.

Le village est tout petit, mais il regorge de galeries d’art et d’endroits pour se restaurer. Nous avons pris du pain au coin du pain’tre (qui vend aussi sandwiches et boissons), déjeuné en terrasse au milieu des fleurs aux Nymphéas (le restaurant en face de la maison de Monet) et dîné à l’ancien hôtel Baudy, qui fut le QG des impressionnistes et reçut à l’époque Cézanne, Renoir, Sisley, Rodin ou Mary Cassatt. Une grande terrasse permet de manger dehors quand il fait beau, ou à la lueur des bougies en été… nous nous étions prudemment réfugiés dedans (c’est qu’il caillait quand même un peu la nuit). Partout le service a été sympathique, et les garçons ont trouvé des menus adaptés.

Nous avons aussi déambulé juste pour le plaisir, et joué dans les bulles sous les parapluies.

Côté hébergement, nous avons choisi une chambre d’hôte qui nous avait bien tapé dans l’oeil sur internet et c’était vraiment un bon choix. Il y a pas mal de choix sur AirBnB ou Booking, nous avons opté pour la Dîme de Giverny, et plus précisément pour le cottage avec la verrière.

Le bâtiment ancien est superbe. Nous étions un peu à l’écart dans une maisonnette, avec vue sur le parc et la grange dîmière. C’était important pour nous d’être de plain-pied pour pouvoir rentrer la poussette de la Mini facilement (elle lui sert aussi de fauteuil à l’intérieur quand nous sommes en déplacement) et du coup on était très bien. On a aussi fait le choix d’avoir une cuisine histoire de pouvoir petit-déjeuner à notre rythme et amener des choses à grignoter. C’est aussi beaucoup plus pratique pour les repas de la poulette. A l’hôtel en général on galère toujours un peu à laver les biberons dans la salle de bain.

Nous avons donc pu profiter du grand parc, courir, jouer au ballon, faire la roue, papoté avec les propriétaires… et vraiment apprécié cette petite bulle de grand air.

On a créé un grand mandala de fleurs et d’écorces un après-midi, sous un beau soleil :

Nous avons fait tous nos déplacement à pied; le village est tout petit et nous étions très près du centre, et adoré le découvrir le soir, quand les bus de touristes ou les cars scolaires sont partis et l’ont laissé tranquille et paisible.

Après deux nuits sur place nous avons quitté Giverny, contents de notre balade normande. On reviendra surement un jour, pour observer les jardins de Monet avec d’autres couleurs, profiter des terrasses en soirée, et explorer le musée de mécanique naturelle, zappé cette fois-ci.

Je vous conseille vivement d’aller faire un tour à Giverny, même pour la journée si vous n’êtes pas loin, car c’est un joli petit coin de verdure et de fleurs.

Bonnes vacances à ceux qui sont encore en congés, et bon courage aux autres, pensez à profiter de vos petits bonheurs quotidiens !

10 idées de bouquins à mettre sous le sapin

Noël approche et vous n’avez pas encore trouvé de cadeau pour Tata Simone, votre grande soeur ou son fiston ?

Pas de panique, il y a un bouquin qui leur plaira à coup sur. Voici 10 de mes derniers coups de coeur, il est encore temps de commander ou d’aller les chercher chez votre libraire préféré !

200 conseils et astuces pour bien ranger et s’organiser chez soi *

Geralin Thomas, Editions Eyrolles, 19,50€

Oui bien sur, il y a Marie Kondo… mais on n’est pas obligé de parler à ses pulls pour arriver à mettre de l’ordre dans son intérieur. Moins ésotérique mais tout aussi efficace, ce chouette livre invite à désencombrer et prendre de bonnes habitudes, photos, conseils et astuces à l’appui.

Pour qui ?

Pour ta tata qui a conservé tous ses pulls à épaulettes des années 80 ; pour ton grand ado dont le bureau disparait totalement sous le bordel.

Les psy-trucs pour les enfants de 0 à 6 ans *

Suzanne Vallières, J’ai lu, 8,40€

Un livre bien dense, mais facile à  lire. Sous forme de questions-réponses, l’auteure répond à beaucoup d’interrogations que peuvent avoir les jeunes parents : dois-je laisser pleurer mon nouveau-né la nuit ( spoiler : la réponse est non), que faire si mon enfant se roule par terre en public, faut-il forcer un enfant à finir son assiette, etc. Je le trouve plein de bon sens, il enfonce parfois des portes ouvertes mais il a le mérite de rappeler des évidences qu’on perd parfois de vue quand on est épuisé ou énervé (quand on a des enfants en bas âge, donc).

Pour qui ?

Pour ta meilleure amie primipare qui se demande si elle va s’en sortir, pour tous les parents qui s’interrogent !

Ateliers philo à la maison *

Michel Tozzi – Marie Gilbert, Eyrolles, 19,90€

Un livre conçu pour éveiller les enfants à la réflexion, dès 7 ans. Des jeux, des histoires, des témoignages permettent d’aborder divers thèmes avec votre gnome afin de développer son sens critique et l’aider à élaborer ses points de vue. Plutôt intéressant de se poser avec les enfants sur des thématiques telles que la peur, l’école, l’amour !

Pour qui ?

Pour ton neveu qui aime discuter. Pour sa soeur timide qui n’ose pas trop s’exprimer. Pour leurs parents qui ont envie d’un support pour amorcer le dialogue sur les grands sujets de la viiiiiie.

Sagesse de Confucius *

Cyrille J.-D. Javary, Eyrolles, 10€

Lire Confucius c’est bien, comprendre qui il était, à qui il a causé, comment ça se passait à son époque en Chine, comment le confucianisme a évolué et quelle place il peut avoir dans nos vies quotidiennes… ben c’est mieux. Un bouquin intéressant, savant mais pas chiant, une vraie ouverture sur un mode de pensée particulier.

Pour qui ?

Pour tonton Roland, qui partage tous les jours sur ton mur facebook des aphorismes et des citations philosophiques ; pour ta copine Juliette qui galère un peu dans sa quête du bonheur.

Manger végétarien, un peu, beaucoup, passionnément ! **

Alexandra Chopard, Leduc, 15€

Qu’il s’agisse de manger moins de viande ou de l’arrêter complètement, ce petit livre pratique apporte plein de pistes et d’astuces pour « switcher » vers le végétal, présente les aliments, comment bien les choisir, et répond aussi à toutes les questions qu’on peut se poser sur la santé (vais-je être carencé, si oui en quoi, comment je résous le problème…). Un bon guide pour s’y mettre sans flipper, listes de courses et recettes testées à l’appui.

Pour qui ?

Pour belle-maman qui boycotte le foie gras à Noël, mais se force à manger des steacks « pour ne pas manquer de fer »

Super cahier n°2, jouer avec l’architecture *

Editions deux-cent-cinq, 14,50€

Il y avait eu le premier Super Cahier, qui proposait l’alphabet comme on ne l’a jamais vu… voici le deuxième volume, qui s’attache à l’architecture. Un album grand format à colorier, découper, pour ensuite classer, construire et reconstruire. Chaque page présente une maison, un immeuble, un monument ou des plans (de l’immeuble haussmanien au gratte-ciel, en passant par l’igloo ou la cabane sur pilotis), avec au dos des détails dans des vignettes. On peut colorier, même peindre (le papier est épais), puis découper pour en faire des puzzles, ou tout mélanger pour construire son propre bâtiment, ou classer par formes.

Pour qui ?

Pour Jules, qui adore colorier ; pour son papa qui se balade en ville le nez en l’air ; pour la petite soeur qui aime trier les images.

Gâteaux et douceurs à IG bas *

Marie Chioca, Terre Vivante, 12€

Si vous connaissez le blog de Marie Chioca, Saines gourmandises, vous savez certainement à quel point on peut saliver devant ses gâteaux… Alors si en plus ils sont à index glycémique bas, y’a pas de raison de s’en priver, hein ! Un chouette livre, qui demandera de faire les courses un peu différemment (à moins que vous ayez de la farine de petite épeautre chez vous ?) mais qui vaut le coup d’oeil.

Pour qui ?

Pour Papi, qui doit faire attention au sucre mais ne peut pas s’empêcher de craquer pour un dessert ; pour la sister qui veut manger plus sain mais est vraiment très gourmande

Guide du langage de l’enfant *

Sylvie Desmarais, Dangles, 20€

Ça apparait comment, le langage ? Et c’est normal si mon fiston ne cause pas à 2 ans ? Comment favoriser la parole chez les enfants ? Ce livre conçu par une orthophoniste est une mine d’information sur la façon dont le langage se développe de 0 à 6 ans. Pratique et clair, il contient un tableau récap, des outils simples, des activités à intégrer au quotidien pour aider les enfants à acquérir la parole.

Pour qui ?

La belle-soeur éducatrice de jeunes enfants qui a toujours envie d’en savoir plus ; ton copain instit en maternelle ; ta cousine qui s’inquiète un peu parce que son dernier zozotte.

50 activités nature avec les enfants *

Marie Lyne Mangili Doucé, Terre vivante, 14€

Au fil des saisons, ce livre propose 50 idées d’activité à faire avec les enfants, à partir d’éléments naturels. Un mobile aux couleurs de l’automne, à créer en rentrant d’une balade au parc, des galets glacés pour décorer le jardin l’hiver, un kazoo en branche de sureau… C’est joli, souvent poétique, mais aussi très pratique pour occuper les gnomes et les inviter à apprécier ce que la nature nous offre.

Pour qui ?

Les neveux qui aiment patouiller et bidouiller ; ta Maman qui cherche des idées de bricolages à faire avec ses petits-enfants

Inde, toutes les bases de la cuisine indienne

Sandra Salmandjee, Mango editions, 15€

Vous connaissez Bollywood Kitchen ? Si ce n’est pas le cas et que vous aimez la cuisine indienne, je vous conseille ce blog et sa chaine Youtube, une vraie mine de recettes et d’idées. Ce livre est celui de l’auteure du blog, et il est vraiment canon. C’est clair, les photos sont jolies, et ça donne vraiment faim !

Pour qui ?

Pour papa, qui frémit dès qu’il sent l’odeur des papadams qui chauffent…

Voilà pour cette sélection de livres lus et approuvés, j’espère que vous y trouverez des idées pour vous ou vos proches, et je vous souhaite un très JOYEUX NOEL !!!!

  • Les livres avec * m’ont été envoyés gracieusement par les maisons d’édition, merci à eux de me permettre de dévorer autant !
  • Le livre avec ** a été écrit par une amie géniale, végétarienne, journaliste et pharmacienne (que de qualités pour une seule femme…)

Et si les enfants voyagaient dos à la route jusqu’à 4 ans ? #rearfacing

Il y a eu une époque où le siège auto ressemblait à ça :

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Le texte parle de sécurité pour le lardon, mais ça reste quand même léger, comme protection… Un coup de frein un peu sec et baby Dennis risque de se manger son joli volant chromé.

Et puis ensuite il y a eu ça :

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Je dois dire que je trouve le design fabuleux, et pour faire un petit dodo pendant le trajet c’est carrément ben pensé, non ? En revanche restent quelques points mystérieux, comme  » la fillette peut-elle sortir ses mains ? », « y’a-t-il un porte-gobelet intégré ? » et « y’aurait pas quelqu’un pour remonter les collants de cette pauvre gamine ? ça fait des plis partout ».

Et puis bien sur les industriels ont fait des progrès, et la sécurité des enfants est devenue une priorité et un vrai argument de vente.

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Pour une petite histoire illustrée du siège auto, je vous invite à aller visiter cette page, très instructive !

Des normes et des réglementations sont venues cadrer tout ça et je pense qu’à ce jour, en France, les jeunes parents sont à peu près tous au courant qu’ils doivent faire voyager bébés et enfants dans des sièges adaptés à leurs âges et poids/tailles.

Globalement quand on a un tout petit bébé, on l’installe dans un couffin ou plus souvent un cosy, un bon petit cocon bien sécurisant, qu’on place dos à la route.

Et puis le marmouset grandit, il tient sa tête, de mieux en mieux, il se redresse puis tient assis. Et vient le moment où -tout fier- le parent sort le lardon de son cosy pour l’installer dans un siège un peu plus grand… face à la route.

Et c’est là que ça coince un peu. Parce qu’on souhaite tous que nos enfants voyagent en sécurité. On sait tous que les trajets en voiture peuvent être dangereux. Mais on est bien contents de mettre nos petits « dans le sens de la marche » dès qu’ils ont le poids idoine, alors que les études -et les crash-tests- montrent que c’est une très mauvais idée. On est aussi beaucoup trop nombreux à placer les ptits poulets sur de simples rehausseurs dès qu’on le peut, alors qu’ils gagneraient à rester un peu plus à l’abri dans leurs sièges auto, certes encombrants mais tellement plus surs.

Bon, je fais un peu la maline, mais on a fait exactement ça avec les garçons : les mettre face à la route quand ils ont eu le poids réglementaire et nous ont semblé trop dodus pour le cosy. On était contents de les voir, on a pensé qu’ils étaient contents de voir la route comme nous. Et heureusement tout s’est bien passé.

Mais avec la Mini c’est différent.  Elle ne tient pas assise, et tient mal sa tête. Alors qu’elle vraiment à l’étroit dans le fidèle cosy (un Bébé Confort, très bien), se pose la délicate question du nouveau siège auto. Le dos à la route est obligatoire pour elle, je me suis donc lancée dans une étude de marché des sièges qui pourraient lui convenir, et j’ai découvert plein plein de choses.

Entre autres que j’aime vraiment beaucoup les suédois.

Les suédois sont des gens pleins de bon sens. La preuve : ils ont inventé le TetraPak, la fermeture Éclair et l’étagère Billy. Et la ceinture de sécurité à trois points.

Et ils font voyager leurs enfants dos à la route jusqu’à au moins trois ans . Et ils ont le plus petit taux d’enfants tués dans des accidents de la route.

Pour se convaincre de l’intérêt du rear facing, ou « dos à la route », il suffit de regarder un crash test :

Quand on sait que les petits enfants ont une tête proportionnellement beaucoup plus grosse et lourde que la notre, on comprend bien l’avantage de circuler dans ce sens en cas d’impact.

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Si vous voulez en savoir plus, je vous laisse aller lire chez Sécurange qui est particulièrement bien documenté, par exemple ici ou . Allez aussi faire un tour chez BeSafe, un fabricant suédois qui propose des sièges rear facing pour les enfants jusqu’à 5 ans !

Vous pouvez aussi vous documenter sur i-Size, la nouvelle norme européenne qui impose le dos à la route jusqu’à 15 mois minimum et valorise l’utilisation de l’Isofix (vous savez, les crochets intégrés aux sièges). Ils expliquent bien tout ça chez BébéConfort par exemple ici,  ou chez AlloBébé ici avec un guide des sièges répondant à cette norme.

Perso, après des heures de lecture et de recherche, j’ai un gros faible pour deux modèles qui fonctionnent en dos ou face route et vont jusqu’à approximativement 4 ans :

le Sirona de Cybex, qui pivote sur le côté pour installer bébé facilement

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le Modular de BeSafe, qui a 7 inclinaisons possibles en rear facing, 3 en face route, et permet d’augmenter la distance au siège quand l’enfant grandit.

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Les garçons sont désormais trop grands pour retourner en dos à la route, mais je sais que nous allons trouver un modèle qui va convenir à notre Mini jolie. Et je suis vraiment heureuse de voir qu’autant de modèles existent, et que les bébés à venir pourront bénéficier d’une meilleure sécurité. Faites passer le mot : dos à la route, c’est mieux, et on peut continuer jusqu’à 4 ou 5 ans !

 

Un peu de lecture pour les mouflets

Pour moi il y a deux moments où j’aime particulièrement lire : quand il pleut (le plaisir de bouquiner bien à l’abri) et en été (si les vacances ne servent pas à lire, alors pourquoi existeraient-elles ???).

Autant dire qu’entre les déluges qu’on s’est tapés et la fin des cours qui approche, j’ai vraiment VRAIMENT envie de trouver de chouettes livres, y compris pour mes marmots.

Voilà nos derniers coups de coeur pour les enfants, ceux qu’on dévore à toute heure et qui partiront ptet même en vacances avec nous !

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Drôles de fantômes, dans la collection Milan Poche Poussins. Une petite histoire qui parle de différence et de tolérance, de façon toute simple et marrante. Le livre coûte moins de 5€, il ne prend pas de place. Parfait pour embarquer en week-end ou vacances, et particulièrement adapté pour les enfants qui commencent à lire, avec des textes faciles et courts.

Snoopy et les Peanuts, tome 5. Juste parce qu’on aime bien Snoopy et ses acolytes. Le tome 5 regroupe les strips des années 78 et 79, deux années fabuleuses, n’est-ce pas ?

Et le chouchou : Petit Poilu, La sirène gourmande. De la bande dessinée, mais sans texte. Une vraie aventure que les enfants peuvent lire tous seuls du début à la fin, et les nôtres aiment vraiment beaucoup ! Voir le Petit se raconter l’histoire tout seul, hilare dans le canapé, c’est trop bon. Il y a toute série Petit Poilu, je pense qu’on va explorer un peu plus.

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On aime beaucoup la collection des Imageries de Fleurus. Un nouveau est venu rejoindre la bibliothèque : l’imagerie des petites bêtes. Comme toujours, on apprend plein de choses. Les garçons adorent, celui-ci arrive dans leur palmarès avec l’imagerie de l’espace !

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Coup de coeur pour ce grand album, Grrrrr ! qui raconte l’histoire d’un ours champion qui doit disputer une importante compétition, mais a perdu… son grrrrrr. Qui lui a volé ? Comment va-t-il s’en sortir ? J’aime beaucoup les illustrations et l’humour de cet album ( de Rob Biddulph, chez Milan).

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Un peu de douceur toute chamallow pour finir, avec Mon amour de Pauline Martin, déclaration d’amuuuur maternel trop choupie. C’est joli comme tout, et idéal pour faire de gros câlins et se coller le nez dans les petits cous de ses mouflets.

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Et vous, des coups de coeur bouquins à suggérer ??

Monoprix automne-hiver 2016 : du doux, des vitamines, et du craquage en vue

Si vous suivez le blog, vous avez surement remarqué : j’aime Monoprix. Entre les robes de la Mini, les polos des boys, le linge de maison, mes chemisiers ou la vaisselle, il y a du Bout’chou, du Monoprix Kids, du Autre ton, etc. un peu partout chez nous.

Globalement, je pense que je pourrais ressortir systématiquement du Monop‘  avec quelque chose de nouveau sous le bras, surtout pour notre poulette tant j’aime leurs fringues de bébé. Et évidemment je guette les collaborations, surtout quand elles se font avec des créateurs que j’aime.

Vous comprendrez donc que lorsque j’ai été invitée à l’avant-première des collections automne-hiver 2016/2017 Monoprix, j’étais super contente. Parce que je suis toujours curieuse de voir ce qu’ils vont nous proposer de canon, mais aussi parce qu’ils m’ont invitée, moi ! J’ai beau avoir participé à des dizaines (centaines ?) de conf de presse en tant que journaliste, là ça m’a fait tout chose.

J’ai donc rejoint gaiement la capitale jeudi soir, laissant les marmousets au Chéri, direction le très chic second arrondissement. Accueil chaleureux, grands sourires, et un vaste espace pour faire découvrir les prochaines collections prêt-à-porter et déco, mais aussi les coolabs à venir, et quelques nouveautés beauté et fooding.

Je vous montre ce qui m’a tapé dans l’oeil ?

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Entrée dans une cuisine vitaminée, d’inspiration vintage. Ma cuisine est toute blanche, j’aime la parsemer de touches colorées… là il y a clairement de quoi faire.

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Les petites patères sont trop mignonnes ! J’aime bien les torchons aussi, un peu façon Orla Kiely, non ?

Je me suis crue de retour dans la caravane de mes grands-parents et j’ai adoré ça :-). Kiff pour la balance avec son orange très « Tupperware 70’s », la pomme à glaçons rouge (qui sera proposée à 9,99€), et les éponges adorables.

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Vintage aussi, les assiettes à fleur.

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Les mêmes motifs seront déclinés sur la papèterie

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Ambiance très différente un peu plus loin, avec de jolies céramiques, boites et miroirs, dans des tons plus poudrés et des matières douces, grès, bois ou métal.

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Sur un coussin géant, épinglée la collaboration avec Love Stories : dessous sexy et funky

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J’ai vu les skates et mon coeur a fait boom… Je n’ai pas osé en essayer un, mais je les trouve beaux, et ils seront proposés à 50€, ce qui n’est pas beaucoup. Issus de la collaboration avec Faguo, une marque française plutôt cool.

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Vous savez ce qu’ils font, chez Faguo ? Pour un produit acheté, ils plantent un arbre en France.

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Retour à la déco avec une ambiance nordique toute cosy. Ça donnait envie de se lover dans les coussins tout doux (surtout celui en moumoute :-))

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Côté mode kids, plein de jolies choses. Petit coup de coeur pour les baskets montantes léopard et le sac chat !

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Un peu grand encore pour ma Mini, mais avouez que c’est chou

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La petite barboteuse en maille toute douce et col claudine, en revanche, c’est pile sa taille 🙂

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Pas mal de choses étaient présentées côté beauté, mais ça m’attire moins. J’ai juste flashé sur les packagings de cette marque, Little Siberica, vraiment mignons. Je regrette de ne pas les avoir testés sur place !

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L’odeur du basilic (ou la faim peut-être) m’a irrésistiblement attirée vers le stand de pasta de Italians do it better. Excellentes sauces réalisées avec juste ce qu’il faut : des tomates mûres, des aromates, de l’huile d’olive… Pas de conservateurs, pas d’exhausteur de goût. Les deux que j’ai goûtées étaient excellentes. (seront vendues 4,95 le pot de 200g).

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Après avoir savouré mes pâtes et grignoté du chocolat, je suis allée m’essayer à un atelier « succulentes » organisé par Vanessa, du blog Les gambettes sauvages. Juste le temps de boire un verre, papoter avec mes voisines, partager les coups de coeur…

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Et je suis repartie avec un grand sourire et un sac plein de goodies. Merci Monoprix pour la chouette soirée ! Je suis retournée au métro en longeant les jardins du palais royal… fin parfaite d’une bien agréable sortie. On se revoit pour les collecs printemps-été ?

Comme une envie de moins consommer…

Quand je vivais en Inde, toutes mes possessions tenaient dans un sac à dos. Deux pantalons, trois jupes, quelques t-shirts et sous-vêtements, une paire de baskets, une paire de tongs, une veste, un châle. Trousse de toilette succincte (crème hydratante, savon, shampooing, brosse à dent et dentifrice). Mes papiers, mon journal, le sac de couchage, le coussin de voyage et la moustiquaire, un guide de voyage. Voilà.

J’habitais une hutte ronde plus petite que ma cuisine actuelle, et qui comportait en tout et pour tout une paillasse, quelques couvertures, un seau, un pichet, un miroir, une bouilloire et un saladier.

Bien sur au fur et à mesure j’ai acheté des fringues locales, j’ai porté des penjabis et des saris. J’ai craqué pour des couvertures, des tentures, de l’artisanat, des bijoux. La majorité a été expédiée en France en attendant mon retour. On m’a offert de la vaisselle, des objets décoratifs. Mais on m’a surtout offert des choses éphémères, consommables ou impalpables : un rayon de miel trouvé dans la forêt, des bâtonnets d’encens, des fruits, des pois chiches verts tout juste cueillis, des chants, des rires. Des sourires à foison, alors qu’on ne pouvait pas parler, faute de langue commune.

Ça peut sembler un peu baba, un peu hippie, mais cette vie avec presque rien me satisfaisait. Je me rendais utile, j’avais du temps pour moi.

Je suis rentrée en France différente, je pense. J’avais appris beaucoup, notamment qu’on n’a pas besoin de posséder pour avoir une vie riche. Mais je savais aussi que rapidement mes envies de shopping reviendraient.

10 ans plus tard, ma maison est pleine. Des fringues, des sacs, des chaussures. Du linge de maison, des ustensiles de cuisine. Des bouquins, des DVDs. Des jouets.

Et de plus en plus, j’ai envie de faire du tri, de faire du vide, d’avoir plus de place et moins d’objets. Depuis des années nous donnons des vêtements et des chaussures usagés. Mais d’autres viennent toujours les remplacer.

J’en arrive à un point où la solution semble évidente : il faut arrêter d’acheter. Ou acheter différemment.

Pas facile, quand on passe beaucoup de temps sur le net, à se balader sur des blogs où abondent wishlists et bonnes adresses…

Mon premier pas sur le chemin de la moindre conso, c’est d’avoir viré l’appli Venteprivée de mon téléphone. Un petit pas je le concède, mais tout un symbole. Je me suis débarrassée de cette injonction à la bonne affaire, et ça fait du bien.

Affaire à suivre…

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Celle qui avait voulu se mettre au No-Poo

Ou pourquoi j’ai voulu tester le no poo, et comment j’ai piteusement fait marche arrière.

Alors en premier lieu, le no poo, c’est quoi ?

C’est le fait de ne plus se laver les cheveux avec du shampooing (shampoo en anglais, d’où le « poo » de « no poo »).

Partant du principe que les shampooings traditionnels ne sont bons ni pour l’organisme en raison de la grosse proportion de produits chimiques qu’ils renferment (certains allergisants, irritants, perturbateurs endocriniens voire cancérogènes…), ni pour l’environnement (pareil + tous les contenants plastiques qui finissent à la poubelle) , un certain nombre de personnes ont décidé de s’affranchir des shampoo, pour préserver leurs tifs et la planète.

Comment qu’on se lave les cheveux, alors, me direz-vous ? Grâce à des alternatives : après-shampooing pour certains (si si, il parait que ça lave aussi), savons d’Alep, mais aussi bicarbonate de soude, oeuf, rhassoul, fécule de maïs, shikakaï…

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Il y a aussi une notion d’espacement des lavages, pour réhabituer le cuir chevelu à un rythme plus naturel (parce que oui, plus on lave, plus on stimule la production de sébum, plus il faut laver souvent, etc etc.). Donc on lave moins, puis de moins en moins…

Et même, même, il semble qu’au bout d’un certain temps, certains ne se lavent plus les cheveux DU TOUT. Genre un rinçage à l’eau, un peu de bicarbonate éventuellement, mais c’est tout.

Genre le cheveu AUTO-NETTOYANT.

Oui ça fait un peu foufou, dit comme ça. Mais des trucs auto-nettoyants dans notre corps, y’en a d’autres. Et puis vous avez déjà vu un renard se faire un shampooing, vous ? Pourtant ils n’ont pas l’air d’avoir les poils gras, les renards. Enfin je dis ça, mais je n’en ai pas la certitude, vous noterez. J’ai rarement vu des renards de près.

Mais bref avec le no poo, certains ne se lavent plus les cheveux, ou vraiment rarement. Et çà pour le coup je l’ai vu, de mes yeux vu.

Et ça, ça m’a un peu fait rêver.

Parce que moi, me laver les cheveux, ça me gonfle. Déjà. Même si je ne shampouine que deux fois par semaine en général, je trouve ça relou.

Et ensuite parce que ma crinière répond parfaitement à cette appellation totalement paradoxale et brillamment markettée : « racines grasses, pointes sèches ».

« Oh ben vous avez les pointes drôlement sèches », me répète à chaque fois la coiffeuse avant d’essayer de me fourguer un sérum miraculeux et hors de prix.

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Le constat est donc assez clair : le gras des racines n’a pas le temps d’aller jusqu’au bout des cheveux. Je veux dire, ça semble évident : le sébum, c’est fait pour graisser et protéger, aussi bien la peau que les cheveux. Notre corps est suffisamment bien foutu pour prévoir de quoi se protéger (cf poils ici et là, cérumen, sécrétions diverses et variées, et bien sur sébum sur la quasi-totalité de la peau)… et on n’en tient pas compte. Pire : on s’en débarrasse.

C’est quand même con de décaper un lubrifiant/hydratant/nourrissant spécifiquement étudié pour le cheveu, à grand coup de shampooing, pour se retrouver obligé ensuite de réparer les dégâts avec des après-shampooings, baumes, crèmes, soins, huiles, etc., tout aussi chimiques.

Avouez, c’est bête, non ?

D’où le pourquoi du début de ma démarche. Je voulais

  • moins me laver les cheveux (parce que ça me gonfle)
  • revenir à un système un peu moins absurde (que le décapage répété qui oblige à compenser après)
  • tester mon potentiel d’auto-nettoyage (parce que je suis curieuse)
  • avoir de plus beaux cheveux (ben oui quand même)
  • moins produire de déchets (même si les bouteilles plastiques, on les recycle)
  • limiter mon exposition aux produits chimiques (ça peut pas faire de mal)

Alors j’ai demandé des conseils à mes copines qui pratiquent le no poo (oui j’ai des copines trop cool, et je peux vous promettre qu’elles ne sentent pas mauvais de la tête), j’ai lu aussi, notamment les très utiles articles d’Antigone XXI ici et .

Il en ressortait qu’il fallait, dans un premier temps :

  • de la patience
  • une brosse type « poils de sanglier »
  • se brosser les cheveux consciencieusement pour répartir le sébum des racines vers les pointes
  • espacer les shampooings progressivement
  • du shampooing sec ou de la fécule de maïs
  • y recourir pour arriver à ne pas laver trop souvent

Bon. Je me suis dit que je pouvais le faire. L’objectif était d’arriver à espacer les shampoings d’une semaine au moins, avant de remplacer le shampoing traditionnel par autre chose. Puis ensuite d’arriver à UN MOIS sans shampoing. Et puis ensuite à moi la crinière fabuleuse, les économies, la bonne conscience écologique, le temps gagné pendant la douche.

Tranquille. Un bon petit plan.

La première semaine, j’ai brossé mes cheveux avec application. 100 coups de brosse le soir, comme on lit dans les livres d’autrefois. La tête en haut, la tête en bas. Et j’ai lavé ma brosse aussi. Ouais ouais.jasmine-brosse

Au bout de 4 jours, sans grande surprise, j’avais le cheveu plat et luisant. Alors j’ai fait un shampoing sec, et du coup j’avais le cheveu gonflé et terne. Et un peu blanchâtre aussi. Alors j’ai lavé.

Le deuxième coup, j’ai tenu cinq jours. On aurait dit que je m’étais gominé le crâne, c’était super. Alors j’ai fait un shampoing sec, et je l’ai un peu mieux brossé. Toujours terne, mais moins blanc. J’ai tenu deux jours de plus avant de laver, j’ai opté pour un shampoing solide lush et remplacé l’après-shampoing par un rinçage au vinaigre dilué. Oui parce que c’est sensé faire briller.

J’ai senti la vinaigrette pendant quelques temps.

rebelle

Le coup d’après, rebelote.

Le coup d’après je n’avais plus de shampoing sec, et comme je ne voulais pas en racheter, mais que je n’avais pas super envie de me saupoudrer à la fécule de maïs, j’ai décidé que je continuerais avec mes cheveux gras.

Je tiens à remercier mon mari pour sa patience, et les fabricants de bonnets pour leur aide précieuse.

Au bout d’un mois et quelque, il a bien fallu admettre que NON, mon cuir chevelu n’avait pas l’air d’intégrer le nouveau rythme de shampoings. Même pas un peu. Probablement que je n’ai pas aidé en zappant un peu trop souvent les 100 coups de brosse du soir.

Mais en fin de compte, la vérité est simple : essayer de moins laver mes cheveux avec autant d’énergie, ça me gonfle encore plus que de me laver les cheveux.

Donc j’ai arrêté parce que :

  • me brosser les cheveux matin et soir avec application dans tous les sens pendant une plombe avec une brosse qui pique, ça me reloute
  • avoir le cheveu gras la moitié du temps, ça me déprime
  • je ne suis pas patiente
  • c’est tout

MAIS j’ai appris deux-trois trucs au passage. Comme le fait que les après-shampoings c’est un peu du pipeau, en tout cas pour moi. Je m’en sors très bien sans, le démêlage se passe bien, et mes pointes n’ont pas l’air plus sèches…

Et puis on peut veiller à moins se tartiner de produits chimiques et à moins polluer, même en continuant les shampoings. On peut aussi dépenser moins en faisant des choix différents. En l’occurence, j’ai décidé d’arrêter les après-shampoings mais aussi les balayages chez le coiffeur, histoire de foutre la paix à mes tifs. Je vais essayer de penser à brosser mes cheveux plus souvent, et en cas de besoin je ferai un masque maison ou je laisserai poser de l’huile de coco. On verra bien ce que ça donne.

Je n’abandonne pas totalement, et dans l’absolu j’aimerais toujours pouvoir me passer des shampoings. Mais là tout de suite je n’ai ni l’envie, ni l’énergie pour. Et je n’ai pas assez d’astuces pour cacher une tignasse huileuse de façon satisfaisante. Le bonnet c’est bien gentil, mais à garder toute la journée au bureau, ça le fait moyen.

Voilà, j’ai fait marche arrière : le no-poo, ça n’est pas (encore) pour moi.

Mais l’autre jour je suis tombée sur cet article au sujet de la cure de sébum… On n’est pas à l’abri d’une nouvelle tentative fascinante.

D’ici là,

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