Le jour où elle a pris la tétine

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 Non, non, je n’exagère pas.

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Oh que oui

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Voilà. Un nouveau monde s’est ouvert à moi. Un monde où j’ai deux bras à nouveau et mes seins aussi (quoi ça veut rien dire ?)(m’en fous jsuis trop heureuse).

FUCK YEAH !!!

Je m’en tape qu’on galère à lui faire lâcher sa tototte quand elle aura 4 ans, pour le moment c’est juste

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Happy dance de Carlton de ouf !!!

Que celui qui n’a jamais pensé à vendre ses enfants sur ebay me jette la première couche.

Un matin

La Mini commence à remuer. Si seulement elle pouvait se rendormir, encore un peu. Un tout petit peu. Si seulement moi je pouvais dormir encore un peu, un tout petit peu… Mais la demoiselle a faim et mes caresses n’y changent rien. Si je la nourris allongée je pourrais encore somnoler ?

Mon amoureux est déjà levé. J’entends la douche, bientôt il viendra s’habiller, fleurant bon le savon. Le Grand aussi est debout, il demande à son père un dessin animé, un jus, réclame déjà mille explications. Et comment ça s’écrit, roi ? R-O-A ? Et c’est où, l’aventure, c’est loin d’ici ? Et ce soir on fera les Légo avec Emmett ?

Le Petit doit encore trainer au lit, de toute façon rien ne le presse, il n’a pas école, lui.

Il est 8 heures.

La Mini n’a plus sommeil, elle ouvre de grands yeux sur la chambre encore sombre. Le soleil est comme moi, il tarde à se lever. Changer la couche, embrasser les petits pieds, enfiler un peignoir. Enlever le peignoir et courir se doucher fissa, avant que le Papa ne parte au travail. Profiter de l’eau chaude, embuer la salle de bain et ne plus vouloir sortir. Et sortir quand même.

Habillée juste à temps pour embrasser mon mari et mon aîné qui partent au travail et à l’école. Et récupérer la Mini qui s’impatiente dans son transat.

Ouvrir les volets. Faire la lumière et découvrir le temps qu’il fait. Dans la chambre des garçons, le Petit a disparu caché sous sa « couvette ».

-Mon coeur, tu veux te lever ?

-Non !

-Tu veux petit-déjeuner ?

-Non !

-Tu veux des bisous ?

-Non !

Mais il en a quand même, des bisous. Plein. Mon petit magnifique, tout hirsute et chaud, rigolard dans son pyjama à étoiles.

Trainer tous les trois sur le canapé, cachés sous des couvertures et croquant des biscuits devant Wall-E, pour la millième fois.

Pendant que j’habille le Petit, je me demande : encore une de ces journées où la Mini ne veut pas être posée ?

Pourrai-je seulement plier le linge ? Ou sera-ce blogging d’une main, mon bébé-glu sur les genoux ?

Un gros baiser baveux de mon Petit qui part emmitouflé se promener avec sa nounou, et nous voilà à nouveau en tête-à-tête, ma mienne et moi.

Ses yeux se ferment comme je la berce. Elle ne se réveille pas quand je m’installe sur le canapé, sa main toujours agrippée à mon pull. Sieste pour deux, alors. Le reste attendra.

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Vas-tu lâcher ce sein, à la fin ? {et voici revenir le pic de croissance}

Donc ton bébé est cool, même que la nuit dernière il a laissé passer 5 heures entre deux tétées. Tu t’es réveillée en sursaut à 7 heures du mat en flippant terriblement qu’il lui soit arrivé quelque chose. Et tu l’as trouvé dormant si paisiblement, avec un visage si calme, et ses deux petits bras en l’air tellement mignons que tu en aurais versé une larme (si tu ne t’étais pas rendormie dans les 10 secondes).

La journée démarre calmement : tétée du matin, ton bébé mignon prend un sein, deux seins. Proute avec entrain. Et repionce derechef.

Seulement 45 minutes plus tard, le lardon s’énerve. S’agace. Couine. C’est dommage, hein, tu étais à deux doigts de pouvoir prendre ta douche. Tu le promènes, le changes, le calines, le bisouille, le berces. Rien n’y fait. Il ne peut pas avoir faim, n’est-ce pas ? Il a si bien mangé à peine une heure avant… Oui mais quand ledit bébé commence à vouloir bouffer ton pull, ton bras et manque de s’étouffer en suçant ses doigts, tu décides de tenter le coup. Un sein ? Oui madame, il se jette même dessus comme la misère sur le pov’ monde.

Il se rendort, tu le poses… et la mignonnerie de la nuit se mue en furie. C’est le retour du chinchilla enragé. Donc tu lui redonnes un sein, qu’il attrape rageusement. Il s’énerve, tu le changes de côté. Et recommence. Encore. Et encore. Au bout de 20 minutes de lutte il daigne se rendormir. Mais le répit est de courte durée. Dommage, c’est pas encore aujourd’hui que tu te raseras les jambes.

À midi tu as les tétons en feu, et tu commences à t’inquiéter pour la santé de ton enfant. Et là fais gaffe, petit scarabée de l’allaitement, car si tu n’as pas reconnu le diabolique et néanmoins trop mal connu pic de croissance, tu t’exposes à l’enchainement d’événements suivants : une personne bien intentionnée (ta mère, ta voisine, ton époux…) va te dire « mais il a faim cet enfant, tu es sure que tu as assez de lait ? ». Tu vas douter, tu vas culpabiliser, tu vas oublier d’avoir confiance en tes nénés. Cette personne bien intentionnée va enchainer par « tu pourrais peut-être lui donner un biberon en complément ». Peut-être même que tu vas de toi-même aller le préparer, ce bib de lait, parce que tu as peur que ton chinchilla enragé ne meure d’inanition.

Attention, pause, respire, relaxe ! Pas facile avec les seins tous griffés, une nuit pourrie derrière toi et les tétons douloureux, j’en sais quelque chose, mais essaie. Ton bébé fait-il bien pipi ? Fait-il toujours des bouses toutes jaunes avec des grumeaux ? A-t-il l’air éveillé comme d’habitude ?

Si la réponse est oui à ces trois questions, il n’y a aucune raison de t’inquiéter, à part pour ta santé mentale. Ressors ton tube de Purelan, tartine-toi les mamelons, et va t’allonger sur le canapé avec ton chinchilla enragé, la télécommande, et une tisane fenouil-carvi. Profites-en pour te faire servir, laisse ton mari commander du japonais (peux pas faire à dîner, j’ai pic de croissance) et envoie tes aînés te chercher des bouteilles d’eau, ton bouquin ou ton tricot. Change ton bébé de sein dès qu’il s’énerve (oui oui, même si c’est 24 fois de suite).

Et puis attends.

This is a pic de croissance. This is chiant. Mais this is pas grave ! Dans deux ou trois jours le marmouset devrait revenir à son rythme habituel, stopper de te frapper la poitrine de rage avec ses tout petits poings, et toi tu pourras à nouveau faire deux ou trois trucs de tes journées.

Allez courage, et garde la foi, c’est presque fini… jusqu’au prochain ;D

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chinchilla-2Y’a pas comme un air de ressemblance ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Scarlett Johansson, grosse menteuse (allaiter fait-il maigrir ?)

Scarlett, je t’aimais bien. Même après avoir vu Lucy, si si.

Et puis voilà, l’autre jour sur quoi que je tombe ? Sur toi qui déclare, avec des étoiles dans les yeux, que materner est merveilleux (ok, je veux bien) et que l’allaitement est le meilleur moyen de retrouver la ligne.

Allez, dis-nous la vérité, Scarlett. C’est un complot de filles canons pour que les filles comme moi normales aient envie d’allaiter, pas vrai ? Toi, et puis aussi Gisèle, Natalia et Miranda, vous êtes toutes de mèche, c’est ça ? Je veux dire, vous, les nanas canonissimes qui déjà à la base sont super-hyper-méga gâtées par la nature, vous les femmes splendides qui sont toujours minces durant leur grossesse, vous les stars qui deux mois après avoir accouché s’affichent avec un ventre plat et des cuisses de sylphides… vous vous rendez un peu compte que tout le monde n’est pas comme vous, ou pas du tout ?

Allez raconte, Scarlett. Tu as entendu ta copine Halle balancer au printemps « toutes les mères devraient allaiter. C’est la façon la plus rapide de retrouver son poids initial  » et tu t’es dit « moi aussi moi aussi moi aussi ! ».

Tu te rends compte, Scarlettounette, qu’à cause de vous y’a des nanas qui débutent leur allaitement en pensant qu’elles vont vraiment maigrir ? Des nanas normales, je veux dire. Des qui ont réellement pris du poids pendant leur grossesse.

Bon, je ne parle pas de Kate Middleton, qui aurait choisi d’allaiter après avoir appris que chaque litre de lait produit brulait des calories (seriously Kate ?). La Duchess, elle est comme toi, elle peut avoir un cuisinier, un nutritionniste, un coach sportif, une nanny…

Non, je parle de la jeune maman normale qui se retrouve toute chamboulée d’hormones, 24 heures sur 24 avec un bébé à apprivoiser, et qui n’a personne pour lui mitonner des menus diététiques ou lui faire du palper-rouler. La nana lambda, et néanmoins merveilleuse, qui s’aperçoit surtout qu’allaiter est d’une part une activité éminemment sédentaire… et que surtout ça donne faim !

Heureusement, y’a Salma. Dis, Scarlett ma belette, vous comptez lui péter les rotules, à Salma Hayek, pour avoir dit la vérité ? Que perdre du poids en allaitant, c’est un mythe ? Que ça peut être fabuleux d’allaiter, addictif même, mais que à quelques exceptions près les mamans allaitantes ne « retrouvent pas la forme » grâce à ça ?

Tu vois, Scarlett, j’aimerais bien qu’allaiter me fasse perdre du poids. Mais ça ne marche pas. Moi quand j’allaite j’ai faim. Alors je mange. Et comme je suis fatiguée, un peu décalquée et assurément chamboulée d’accueillir un nouveau bébé, je croque plus facilement dans un carré de chocolat que dans une carotte crue. Shame on me. Et même après, quand le chamboulement est un peu passé, quand les nuits sont moins perturbées, tu me vois aller à la salle de sport avec mon marmouset en porte-bébé ? Tu m’imagines faire de longues marches pour me remuscler, en plein hiver avec mon bébé en kangourou ?

Allez, avoue, miss J. Tu le sais, au fond de toi, que le secret c’est manger-bouger. Manger moins et bouger plus, j’entends. Et allaiter, le plus souvent, c’est manger plus et bouger moins. Do the math, ma biche, et arrête de nous raconter des craques.

Allez, on va jouer à « cherche la menteuse ! ». Sur ces images, à votre avis, qui a pris du poids pendant sa grossesse et sait de quoi elle parle ?

Halle Berry ?

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Ouh la menteuse !

Scarlett Johansson?

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Ouh la menteuse !

Natalia Vodianova ?

Natalia Vodianova photographiée par Patrick Demarchelier pour le numéro d'avril 2006 de Vogue Paris_0

J’en parle même pas.

Salma Hayek ?

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Ah ben voilà ! Là je te crois !

Et bizarrement, Salma, c’est aussi la seule qui a l’air d’une nana normale quand elle donne le sein… Preuve en image s’il vous plait, avec mesdames Gisèle Bundchen, Miranda Kerr et Natalia Vodianova :

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Et Salma :

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On n’y pense pas assez, à se faire manucurer pendant qu’on allaite…

Allez, bonnes tétées. Pis n’abusez pas du chocolat, parce que… enfin vous avez compris, quoi !

Bisous !

Et tu crois qu’allaiter c’est tranquille, toi ?

Et ton bébé a 3 semaines. Tu as survécu aux crevasses, combattu les engorgements à grand renfort de massages aréolaires, enfin tes seins ne ressemblent plus à deux obus douloureux et tu peux à nouveau serrer ton mari et tes enfants dans tes bras.

Et puis survient… la poussée de croissance. D’un coup ton bébé si mignon qui laissait passer 3 heures entre les tétées se mue en sangsue avide et la revoilà ventousée à tes nénés toutes les deux heures maxi, jour et nuit. Ça pompe grave, c’est moi qui vous le dis.

allaitement sein blog tétée

Après deux jours à ce rythme, tu as atteint la production journalière d’une charolaise de belle taille. Si ton bébé pleure tes tétons commencent à picoter, si tu as le malheur de dégainer un nichon à ce moment-là tu peux arroser la pièce sur un rayon d’un mètre environ. A vrai dire il suffit que tu regardes un de tes enfants avec tendresse pour que tu te mues en fontaine laitière. Bonheur et plénitude de ton bébé, qui devant tant d’abondance en laisse couler la moitié sur tes fringues. Normal.

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C’est pas une charolaise ?

 

Et puis ton bébé chope un rhume. Un bon petit rhume avec nez qui coule et tout ça. En même temps, tes autres enfants et ton mari reniflent et toussent depuis des jours, alors la petite se met au diapason. L’esprit de famille, quoi. Tu flippes ta race qu’elle s’étouffe, quand elle tête elle ronfle pire qu’un bouledogue français, et en plus à force de renifler elle gerboule tout ce qu’elle a mangé. Le linge sale s’entasse aussi vite que les cernes bleuissent sous tes yeux.

Car ton bébé malade ne veut dormir que sur toi. Mais ton bébé malade n’a plus faim. Dort 6 heures d’affilée. Tétouille à demi et se détourne, épuisée de tous les efforts à fournir pour respirer. Et se rendort sur toi, bien calée entre deux seins prêts à exploser. Le top du confort, croyez-moi.

Après deux jours à ce rythme, adieu la charolaise. Tes seins se sont gentiment adaptés au nouveau rythme, tu es capable de te pencher sans inonder tes pieds. Avouez que c’est pratique pour vider le lave-linge.

Et puis d’un coup ton bébé va mieux et réalise que depuis deux jours elle dort trop, mange trop peu et décide de rétablir l’équilibre. A minuit. Pendant trois heures. Ton bébé ne ronfle plus quand il tête, non. En revanche tu as l’impression d’avoir un chinchilla enragé accroché à ton sein. Ça râle, ça s’énerve : forcément y’a plus grand chose à manger. Tu te répètes « elle va mieux, c’est génial », mais vers deux heures du mat’ alors que tu t’es assoupie pour la quatrième fois sur ce qui t’évoque de plus en plus un Gremlin sous coke, tu ne sais plus que ce que « génial »  veut dire. Tu te promets que la prochaine fois tu tireras du lait pour maintenir la lactation, que tu lui donneras avec un biberon. Dans un semi-sommeil tu divagues, tu rêves de seins qui produisent à la demande et à l’instant… Tu vois des robinets sur tes tétons, d’ailleurs tu entends le robinet glouglouter…

Ah non, c’est juste ton bébé qui vient de péter.

Les joies de la maternité.

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Il me grossit pas un peu, ce pyjama ?

 

Comment s’habiller pour allaiter ?

Et voilà ! Notre fille a maintenant deux semaines et demi, et comme ses frères elle est nourrie au sein. La plus grande différence avec les allaitements précédents (si ce n’est qu’on se débrouille vachement mieux avec de l’expérience, c’est ce que j’expliquais ici), c’est que ce coup-ci il fait froid !

Autant en été on peut facilement se déshabiller pour allaiter, autant en automne et hiver, surtout pour une frileuse comme moi, le nourrissage au sein nécessite un peu plus de matos !

Le minimum vital, c’est le soutien-gorge ou la brassière d’allaitement. Bien sur on peut allaiter en portant ses soutien-gorges habituels mais

  1. ils risquent de ne plus être à la bonne taille
  2. si ils appuient au mauvais endroit ils peuvent causer des engorgements
  3. dégrafer et soulever le soutif pour allaiter, c’est quand même pas le top

Donc à mon sens mieux vaut investir dans des modèles spécifiques.  Ils permettent de découvrir un sein sans déshabiller l’autre, ils sont en général souples et confortables et permettent accessoirement de maintenir en place les coussinets d’allaitement, très utiles contre les fuites intempestives de lait. On en trouve dans toutes les boutiques de puériculture, mais aussi chez H&M par exemple. J’ai eu un gros coup de coeur ce coup-ci pour les modèles de chez Emma Jane, super confortables et pas très chers… on les shoppe notamment chez Vert Baudet et Asos. L’essentiel est que les soutien-gorges ou brassières d’allaitement ne compriment pas les seins, qu’ils soient confortables à porter et faciles à ouvrir (d’une seule main, tant qu’à faire). Mieux vaut en avoir plusieurs, vu la quantité de fuites qu’on peut avoir.

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brassière Emma Jane

 

Pour les adeptes du « no bra » (pas de soutien-gorge), une alternative géniale sont les Lily Padz, qui tiennent tous seuls… je vous en reparlerai.

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Lily Padz

 

Pour le reste on peut recourir aux fringues spécifiques allaitement, ou jouer avec les vêtements « normaux ». Les chemises, chemisiers, tout ce qui s’ouvre devant facilement, ainsi que tous les tops assez larges pour être relevés sans faire de plis gênants font tout à fait l’affaire. Le seul hic c’est qu’on se retrouve alors le ventre à l’air, et ça… si il caille ou si on n’a pas envie de montrer son bidon/ses vergetures/ses bourrelets (rayer la mention inutile), c’est moyen.

Pour moi, globalement, les points indispensables pour les vêtements à porter quand on allaite sont :

  • La facilité d’ouverture. Pas question de passer 5 minutes à déboutonner un vêtement, surtout quand on a un bébé qui râle !
  • La largeur de l’ouverture. L’idéal, c’est que le vêtement permette de découvrir largement le sein, mais qu’il reste quand même bien en place ailleurs, pour ne pas avoir froid !
  • Le confort général. En dehors de l’allaitement, mais aussi pendant. Il ne faut pas que le top soit trop petit, qu’il comprime les seins.
  • La matière et la facilité de lavage. Dans la mesure où on a fréquemment des fuites, où le bébé peut crachouiller… et où on tache donc régulièrement les fringues, mieux vaut miser sur des matières qui ne craignent pas le lavage ni un passage au sèche-linge (et dieu sait qu’on en fait, des lessives, dans les premiers mois après une naissance…).
  • L’élégance. Ben oui, on peut allaiter et vouloir rester un peu chic ! De jolies matières, des coupes un peu amples pour camoufler le bidon… histoire de se sentir belle (?) malgré la fatigue et les kilos qui ne décollent pas (jamais réussi à perdre du poids en allaitant… ça me donne trop faim !)

Le tout est d’arriver à combiner tous ces critères pour dénicher des tops qui rendent l’allaitement plus facile (pas besoin de se rajouter des obstacles, ça peut déjà être assez coton) et qui s’adaptent aux différentes situations.

Les besoins ne seront pas exactement les mêmes si on allaite à la maison ou en extérieur. Si on est seule avec son bébé ou si on reçoit de la famille ou des amis…

En ce qui me concerne, ma garde-robe de maman allaitante comprend :

  • Des soutien-gorges d’allaitement.
  • Des t-shirts d’allaitement basiques en coton (Natalys, H&M, Coline…), qui permettent de nourrir bébé à la maison sans me mettre à poil.
  • Des t-shirts et des tops « normaux » mais suffisamment amples pour être relevés ou qui s’ouvrent devant
  • Un ou deux tops d’allaitement un peu plus chics, pour sortir ou recevoir. Une alternative consiste à miser sur une jolie chemise, sous laquelle porter un débardeur d’allaitement. Comme ça on peut ouvrir en grand, mais sans se retrouver le nombril à l’air.
  • Une robe d’allaitement, parce que ça fait plaisir de se mettre en robe, quand même ! J’ai eu la chance d’en recevoir une de la marque Mammae, elle est super pratique.
  • Des chemises de nuit d’allaitement, bien commodes parce qu’elles permettent de maintenir les coussinets d’allaitement en place ( le sein qui n’est pas tété peut couler pendant qu’on nourrit bébé avec l’autre). Le combo t-shirt ou débardeur d’allaitement + pantalon de pyjama ou culotte (ou Chanel n°5, c’est vous qui voyez) marche bien aussi.
  • Des gilets, des tas de gilets. Comme je suis très frileuse, ça va être gilet tout l’hiver je crois. Il suffira d’ouvrir pour allaiter, et en cas de coup de chaud (oui, on peut avoir des bouffées de chaleur quand on allaite, c’est glam, pas vrai ?) c’est plus facile à enlever.
  • Ma bague d’allaitement !
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Top d’allaitement Mammae

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bague d’allaitement Poup’ke

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nuisette grossesse/allaitement Natalys

 

« Et tu l’allaites à chaque fois qu’elle demande ? » {allaitement et fossé des générations}

A l’époque où ma grand-mère est devenue mère, dans les années 50, on lui a appris qu’il ne fallait pas nourrir les bébés la nuit. Surtout pas de biberon (et de tétée n’en parlons pas, si peu hygiénique, si peu sain) entre 23h et 6h. « Pour leur apprendre à faire leurs nuits ».

Quand on parle puériculture, elle et moi, j’ai un peu de peine pour ma mère et mes oncles, que j’imagine braillant de faim, emmaillotés tous seuls dans leurs berceaux. Pauvres petits bouts livrés à eux-mêmes de longues heures, dès leurs naissances.

Et je sens bien que de son côté, elle tique toujours sur les concepts de cododo, de peau-à-peau ou d’allaitement à la demande, qui doivent lui sembler tellement hippie… Alors quand je lui dis que la crevette mange toutes les deux ou trois heures, y compris la nuit, elle me répond avec stupéfaction « et tu l’allaites comme ça à chaque fois qu’elle demande, même la nuit ? ».

Oui, mère-grand, à chaque fois qu’elle demande, même la nuit. Que ce soit après 20 minutes, une heure ou trois heures, si je la vois manger ses mains, chercher le sein, si je l’entends chouiner ou suçoter ses doigts… c’est open bar.

Du temps de nos grands-parents, les pédiatres considéraient qu’il était bon de laisser pleurer les bébés. On disait que « ça leur fait les poumons ». Même la génération de nos parents a tendance à penser qu’il faut laisser pleurer les bébés. Un petit côté « on va pas se laisser mener par le bout du nez par un marmouset ».

Et je ne peux pas m’empêcher de me demander : si j’avais vécu à cette époque, ces époques, et qu’on m’avait seriné qu’un bébé doit pleurer, aurais-je laissé mes enfants s’époumoner sans réagir ? Peut-on vraiment croire qu’après neuf mois passés dans un ventre chaud, accueillant, en étant nourri et bercé en permanence, un bébé doit apprendre la vie à la dure ? Peut-on sérieusement considérer qu’un nouveau-né peut « faire des caprices » ?

Je ne suis pas une hippie, loin s’en faut. Mais s’il y a bien un moment où je fais comme le veulent mes enfants, c’est durant leurs premiers mois. Je me dis qu’un bébé qui trouve toujours des bras ou un sein lorsqu’il pleure en gardera une trace, une plus grande confiance dans les autres ou la vie en général.

Bon, d’un autre côté, je ne suis pas persuadée que l’intégralité des bébés des fifties soient traumatisés qu’on les ait laissés pleurer (quoique dans le cas de ma mère la piste mériterait d’être explorée ;D).

Mais quand je vois ma petiote s’endormir dans mes bras à 4 heures du matin et sourire aux anges, une goutte de lait au coin de la bouche, je sais que je n’échangerais pas mes nuits entrecoupées. Je les aime, mes nuits hachées, et je suis heureuse de vivre à une époque où je suis « autorisée » à materner totalement.

Maman à 100%, pour peu de temps, mais pleinement.

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Enfin les fifties, c’était classe quand même…