Dépassement de terme : mon bébé joue les prolongations

On ne nous prévient pas. On a cette date un peu magique, on s’y attache, on y croit. La DPA.

On la note sur le calendrier et on se dit « c’est ce jour-là que je vais voir mon bébé« . Quand on nous demande « c’est pour quand ? » c’est elle qu’on annonce fièrement. D’ailleurs la CPAM calcule les dates du congé maternité à partir de cette date fabuleuse, c’est dire si elle est importante.

Et puis on apprend que cette DPA, cette date prévue d’accouchement, c’est plutôt une date potentielle d’accouchement. Car la datation d’une grossesse n’est pas une science exacte, même avec les échographies les plus sophistiquées. Parce que, surtout, les bébés sont des êtres facétieux qui naissent à peu près quand ils veulent.

La grossesse dure 9 mois ? C’est presque ça… On peut parler en semaines de grossesse, d’aménorrhée ou en épisodes des feux de l’amour, dans tous les cas le moment de la naissance est impossible à prévoir précisément.

La DPA, c’est de la théorie.

La réalité, c’est une surprise.  Un travail qui commence à J-18 ou une rupture de la poche des eaux à J-6… et parfois, c’est un bébé qui à J-0 ne pointe toujours pas le bout de son nez.

Bienvenue dans le quatrième trimestre de la grossesse, celui qu’on n’attendait pas.

Une grossesse, c’est long. Surtout quand on a la tête dans la cuvette des toilettes, mal au dos, un RGO ou des insomnies. Les dernières semaines sont interminables. Mais le dépassement de terme… c’est incommensurable.

« C’est pour quand ?« , demande la boulangère.

Pour hier.

Et la boulangère de s’étonner : on peut donc aller au-delà de la date magique ?

Oui, on peut.

On peut avoir ses valises prêtes depuis des semaines et rester à la maison.

On peut remplir le frigo consciencieusement en prévision du post-partum et se retrouver à devoir tout manger avant l’arrivée du bébé.

On peut se laver les cheveux et se raser les jambes « pour être impec vu que là c’est imminent », tous les matins pendant une semaine. Ou plus.

On peut envoyer des SMS du genre « garde ton portable à côté de toi cette nuit, ça va pas tarder » 6 soirs d’affilée.

On peut y croire à chaque série de contractions, sourire à l’idée de rencontrer -enfin- son bébé, frémir d’excitation. Et puis c’est tout.

C’est pas une date de péremption, la DPA.

Bien sur une grossesse qui dépasse le terme est suivie de près. Le jour J un monitoring et un examen sont de rigueur, pour vérifier que tout va bien du côté du squatteur et évaluer l’état du col. Mais si tout va bien, si la crevette flotte toujours bien peinarde dans son liquide, tant que la placenta joue son rôle, c’est retour à la case maison, chère madame.

Rebelote à J+2… et à J+4…

Hier, j’ai démarré mon quatrième trimestre, le 10ème mois, la 42ème semaine. Et comme tout va bien pour la Mouflette, on attend.

J’ai cru que le travail allait commencer au moins 10 fois dans les semaines précédentes. J’ai compté les contractions, j’ai pris des bains en me disant que ce seraient les derniers avant un moment. Souvent.

J’ai compté sur la pleine lune, la présence de ma famille, le jour férié, le ménage, les parties de cache-cache ou de jambe en l’air… pour déclencher le travail. En vain.

Le point positif est que je sais maintenant qu’au grand max, on me déclenchera dimanche ou lundi. Au moins maintenant, on a une date précise, une vraie. Mais je suis sure que la mouflette nous fera la surprise avant… enfin j’espère !

viesdamelie

 

 

 

Publicités

J-2 : ras-le-bol d’être enceinte !

La grossesse, un état de grâce ?

you know nothing jon snow gif Ouais, tais-toi, Jon Snow.

Que les choses soient bien claires : le prochain qui me dit « profite » ou « c’est que du bonheur », je le trucide. Je lui mets Franck Michael en boucle dans les oreilles, lui fourre la bouche à la naphtaline et l’envoie direct chez ma mère.

GoT bitch marre d'être enceinte gif

La semaine dernière je parlais de la nostalgie anticipée ressentie pour cette dernière grossesse... La bonne nouvelle c’est que je ne suis plus nostalgique. DU TOUT.

5 jours supplémentaires de contractions/coups dans les côtes ont eu raison de ma bienveillance. Je suis habitée par un bébé de plus de 50 cm, il est temps qu’elle sorte.

Globalement, pour vous donner une idée de mon état d’esprit :

the big bang theory gif

Mais seulement la moitié du temps. L’autre moitié, ça serait plutôt ça :

newgirl gry gif jess

Non parce qu’on parle de dépression post-partum, mais laissez-moi vous dire que la déprime pré-partum, ça existe aussi.

Voilà. Je veux reprendre possession de mon corps, et qu’on arrête de me botter les organes.

seal phoque hoquet enceinte bébé gif

J’attends. J’y crois. A chaque contraction j’y crois. Et ça commence à devenir vraiment pesant !

Et puis franchement, l’accouchement n’est pas la perspective la plus engageante qui soit, donc autant y aller et qu’on soit débarrassés.

Bon. Ben c’est pas tout ça, je vais aller me faire belle pour les sages-femmes en espérant que cette fois c’est la bonne.

shave rasoir douche gif

Comme tous les matins, quoi.

Pour rappel, j’ai lancé un concours sur le blog pour gagner des rouleaux de washi-tape. Si vous voulez tenter votre chance, c’est par ici !

Bon lundi les chéris…

Dire au revoir à la grossesse

40 semaines d’aménorrhée.

Alors que j’atteins la fin du neuvième mois, je ressens un fond de nostalgie. J’en suis un peu surprise : être enceinte, à la base, ça n’est pas vraiment mon kif.

Pourtant avec cette grossesse-ci (la troisième) j’ai pris plus de temps pour moi, pour mon bébé. Le congé maternité plus long permet de se reposer d’avantage. J’ai pu pour la première fois cocher tout ce que j’avais noté sur ma bucket list et j’ai réalisé un vieux rêve, participer à une séance photo de grossesse. Le blog a peut-être aussi contribuer à d’avantage me centrer sur ce qui se passe dans mon bidon et sur la beauté de l’aventure.

Moins stressée que pour la première grossesse, avec moins de douleurs que pour la seconde, j’ai apprécié cet état particulier. Pas tout le temps, non. Là par exemple, entre les contractions de plus en plus fortes et fréquentes, les envies de pipi incessantes, les ligaments endoloris, les doigts boudinés, l’essoufflement et cette impression persistante de me trainer lamentablement… je galère un tout petit peu. A une semaine du terme, pour dire la vérité, je commence même à en avoir un peu (beaucoup) marre.

Il n’empêche, les yeux grands ouverts à 3 heures du matin pour cause de mouflette sautillante dans mon giron, je savoure. Je suis enceinte, je fabrique un bébé ! Elle est à l’abri, elle ne manque de rien. Je sais que bientôt elle sera là, dans le petit lit à côté du notre. Elle nous empêchera de dormir, d’une autre façon. Et alors mon ventre sera vide, et il le restera probablement.

Et ça me fait bizarre.

J’en suis heureuse, majoritairement. Envisager cette grossesse comme la dernière, c’est la perspective d’entamer une nouvelle phase  dans notre vie de famille. Nous avons pu goûter cet été au plaisir des sorties avec des enfants « grands ». Par grands j’entends assez grands pour manger au restaurant, partir en balades sans une tonne de matériel, ou même tout simplement sortir sans couches. La vie sans couche, c’est quand même plus facile…

Je me projette, j’imagine les futures sorties, les voyages, toutes ces choses que j’ai envie de partager avec eux. Je les vois, tous les trois, grandir et devenir complices. Je vois aussi le quotidien sans poussette, sans lit à barreaux, sans petits pots… Un jour, cette maison ne sera plus envahie de matériel de puériculture. Un jour, tous nos enfants seront scolarisés. Un jour, nous ne serons plus les parents d’enfants en bas âge, et c’est une bonne chose.

Et puis moi. Mon corps enfin récupéré ! Évidemment il n’est et ne sera jamais plus le même. Trois grossesses et allaitements, ça laisse des traces. Mais je pourrai au moins me dire que les heures de sport et les restrictions alimentaires ne seront pas balayées par la prochaine grossesse.

Finalement, sur les 5 dernières années, j’ai passé plus de la moitié du temps enceinte ou allaitante. C’est beaucoup. C’est tout une phase, à vrai dire.

On verra bien ce que l’avenir nous réserve… J’ai des tas de bonnes raisons, bien rationnelles, de me réjouir que cette grossesse soit la dernière. Mais le fait d’être enceinte, et l’accueil d’un petit être tout neuf, ont un côté tellement magique que ce sentiment de nostalgie pourrait encore perdurer un peu…

IMG_9561

Se souvenir des jolies choses {séance photo de grossesse}

Je racontais ici récemment comment c’était passé la séance photo avec Aline Deguy. Une matinée tout en douceur, dont je garde un souvenir vraiment agréable malgré les réticences ou les peurs que je pouvais avoir avant. Ce fut une jolie parenthèse, une rencontre avec une photographe belle et talentueuse, mais aussi avec ma fille. J’ai réalisé en sortant de la séance que je prenais finalement assez peu de temps pour « dialoguer » avec mon bébé au quotidien. J’essaie depuis d’y remédier, et c’est déjà un effet positif de l’expérience !

Je dois dire que lorsque j’ai découvert la galerie photo, quelques jours après le shooting, j’ai été très émue. Bien sur j’espérais que le résultat serait beau. C’est quand même pour ça que j’avais choisi Aline : son travail me plaisait, je trouvais ses photos magnifiques. Mais me découvrir comme ça, c’était particulièrement touchant. aline deguy photo grossesse La fin de la grossesse n’est pas toujours agréable. A vivre, déjà, en raison de la fatigue, des insomnies, des douleurs, des difficultés à se bouger (et j’en passe…). Mais à voir, c’est aussi assez perturbant. Le ventre est si proéminent. Certaines parties du corps disparaissent (où êtes-vous, mes pieds ?), alors que d’autres enflent. Et quand comme moi on a pris un nombre certain de kilos, le changement de silhouette peut être assez flippant.

Je suis mère, je porte la vie pour la troisième fois et j’en suis profondément heureuse. Mais je suis néanmoins navrée de la quantité de gras que j’accumule (et fatiguée d’avance de la galère que ça va être à perdre).

Alors voir ces photos, ces splendides photos où les rondeurs de la grossesse sont magnifiées, où le talent d’Aline a permis de ne valoriser que ce qui est beau… c’est vraiment un cadeau.

aline deguy photo grossesse sari inde enceinteamelie_WEB_Aline_Deguy-27Après avoir fait notre choix parmi les photos de la galerie, il a fallu patienter encore quelques jours avant de recevoir le CD contenant les fichiers haute def. Et ce matin j’ai découvert la jolie pochette et le CD personnalisé… ravissant jusque dans le moindre détail !

photo grossesse aline deguyphoto grossesse aline deguy

Quant aux photos haute def, elles sont magiques.

Merci infiniment à Aline Deguy pour son travail, pour m’avoir rappelé à quel point la grossesse est belle… pour m’aider à me souvenir de ces si jolies choses.

aline deguy photo grossesse aline deguy photo grossesse femme enceintephoto grossesse enceinte Aline Deguy photo grossesse enceinte Aline_Deguy

N’hésitez pas à aller visiter son site pour avoir un aperçu plus vaste de son talent ! De mon côté je suis vraiment heureuse d’avoir sauté le pas, et tellement ravie que je pense déjà à planifier une séance « enfants » pour mes trois amours l’année prochaine… Affaire à suivre !

8 mois !

Déjà 8 mois. Alors qu’il ne reste que quelques semaines avant d’accueillir notre fille, je me sens…

Enorme. Assise, mon ventre repose sur mes cuisses, et mes seins reposent sur mon ventre. Mode bibendum enclenché ! Les « c’est pour bientôt ? » sont de plus en plus nombreux, et j’ai presque l’impression de lire dans les yeux des commerçants un « elle ne va pas nous le faire ici, quand même ? » dès que je pose ma main sur mon ventre.

Belle. Malgré tout, et bien que les kilos soient loin de tous appartenir à ma fille (rebonjour les blocs de cellulite, hello les coussinets sur les hanches…) je me sens quand même belle. La séance photo avec Aline Deguy y est surement pour quelque chose : se voir magnifiée en photo, ça aide vraiment à focaliser sur les points positifs, et à accepter les autres !

Sereine. La plupart du temps en tout cas. Je suis à la maison, mes hommes sont en pleine forme, ma santé est bonne comme celle de ma fille, on a déjà une super nounou. Tout va bien. Les jours peuvent bien raccourcir, le froid arriver, on est bien chez nous et le nid est prêt à accueillir un nouveau poussin.

Envahie. C’est la contrepartie d’avoir une gigoteuse en forme dans le bide. Elle m’empêche de m’endormir. Elle prend une place folle. Elle a le hoquet, elle me pousse les côtes, elle m’oblige à aller faire pipi tout le temps et comprime mes poumons… Je l’adore, je savoure ces instants, mais je ne serai pas mécontente de reprendre possession de mon corps.

Gaga. J’adore partager ces moments avec ma fille, malgré tout. J’ai l’impression qu’on communique, qu’on apprend déjà à se connaitre, c’est chouette.

Étonnée. Ça a beau être la  troisième fois, j’ai toujours du mal à réaliser qu’un bébé sera là dans quelques semaines. je sais bien que je suis enceinte et je ne peux pas l’oublier, elle, vu comme elle se manifeste. Mais parfois, fugacement, je me demande un peu ce qui nous a pris. Et mon esprit déjà fatigué a du mal à croire qu’il va falloir repartir sur un rythme ultra-soutenu de tétées…

Heureuse. Et particulièrement de la façon dont évolue ce blog ! Je ne pensais pas m’amuser autant, quand je l’ai créé. Mais je me suis vraiment prise au jeu et chaque commentaire, chaque partage, chaque abonné me fait tellement plaisir ! N’hésitez pas à laisser une trace quand vous passez par ici, c’est vraiment un bonheur pour moi !

Et vous, vous vous sentez comment en ce moment ?

IMG_9069

PS : Merci à Mammae, pour m’avoir envoyé cette jolie robe de grossesse… Il me tarde de l’essayer pour allaiter !

« C’est pour bientôt ? »

Ça y est, j’ai passé le cap.

Le cap fatidique.

Lequel ?

Celui du « c’est pour bientôt, dites donc ».

J’en suis arrivée à ce stade, que j’ai connu pour toutes mes grossesses, où mon ventre est si proéminent (et où je me traine si ostensiblement) que mes concitoyens compatissants ne manquent pas d’y aller de leur petite prophétie : « Ouh la, c’est imminent! » ou « ça ne devrait plus tarder, là ! ».

Notez qu’on ne me pose pas la question, on affirme : « il est prêt à sortir, là, c’est bon ! »

Je dois donc répondre par la négative, non madame, non monsieur, encore 7 ou 8 semaines, voyez-vous…

« Oh, mais alors il y en a deux! »

Eh non, ce ne sont pas des jumeaux non plus… pas plus cette fois que les précédentes !

Le concitoyen compatissant se sent alors au choix un peu couillon (« viens-je de lui dire qu’elle est énorme? » s’interroge le quidam) ou un peu vexé (« me serais-je trompé ? Ce gros bidon m’a dupé » proteste l’individu).

T’inquiète, prophète de la délivrance. T’en fais pas, pythie du partum. Je ne suis pas vexée, au pire un peu agacée de devoir participer à cet échange rituel pour la quatrième fois de la journée.

Allez, vaticinateur bien-intentionné, j’en suis fière, de mon énooorme ventre. Et puis, statistiquement, plus le temps passe plus vous êtes proche de la vérité, persévérez ! ;D