8 pics a week #44 (petits bonheurs de la semaine)

Bonne année les amis ! Je profite de ce premier post de l’année 2016 pour vous souhaiter une belle, heureuse, douce et sereine année à venir. Comme le Grand Jacques en 1968, je voudrais vous souhaiter « des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns (…)« . Parce que les rêves et les projets, c’est ce qui nous fait avancer, et tenir.

Et puis tant que j’y suis, merci pour 2015. A tous ceux qui sont venus ici, ont aimé, partagé, commenté, merci. On a causé allaitement, couture, DIY, enfants, ciné ou handicap, et c’était chouette. J’espère qu’on aura encore l’occasion d’échanger lors des 366 jours à venir. C’est sur que sans vous, ça ne serait pas pareil… ça va sembler culcul, mais je vous aime, beaucoup, vous tous qui êtes venus poser un oeil (et parfois un mot) bienveillant sur ces pages. 

Allez, place aux photos des 2 dernières semaines, et aux petits bonheurs passés. Comptez sur moi pour continuer à collecter ces moments de joie en 2016 !

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Nous avons fait plein de sablés, mais aussi un chouette atelier « pâtisserie » en pâte à sel. Les garçons ont pu fariner la pâte autant qu’ils voulaient, l’étaler, la découper, la remettre en boule etc. à loisir, donc c’était bien plus marrant que la « vraie » pâtisserie !

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Toujours aussi passionné par l’espace et les planètes, notre Grand a produit de superbes dessins, dont cette magnifique Saturne à confettis !

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Les petits pieds enchevêtrés des garçons, qui ont voulu dormir ensemble dans le lit du Petit. Trop mignon… ❤

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Nous sommes allés avec les garçons à un ciné-concert avant Noël. Deux courts-métrages (un tchèque et un russe) pour les petits, avec un pianiste en live sur scène pour assurer la bande-sonore. Avec la jolie salle au plafond étoilée de notre ciné d’art et d’essai, et un parterre d’enfants aux yeux écarquillés… Magique, tout simplement.

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Les garçons ont reçu un château fort canon et une foule de personnages bien classes à mettre dedans. Ambiance médiévale dans leur chambre !

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La Mini a quant à elle reçu de nouvelles balles sensorielles, dont cette grosse tête chevelue (Hoptoys) qui lui plait beaucoup !

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La couleur de la tour rose Montessori est magnifique, on se croirait dans le jeu Monument Valley (AppStore)

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Le Grand a reçu des copains pour un goûter, on a cuisiné un gâteau un peu spécial pour l’occasion, et refait les potions de sorcière qui ont toujours autant de succès !

Et puis il y a eu tous les bonheurs pour lesquels il n’y a pas de photos : les moments en famille, les siestes tranquilles, les câlins, les ciels clairs et frais, les « je t’aime », les voeux reçus, les danses endiablées dans le salon, les rires…

J’espère qu’il y en aura encore beaucoup à venir, chez nous comme chez vous.

Je vous embrasse

Amélie

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Un tatouage, moi ? Jamais !

Vous voyez ces gens qui disent « Un tatouage ? Sur les autres oui mais alors sur moi… jamais ! »

Il y a encore peu, j’en faisais partie.

J’en ai vu des sacrément moches, faut dire. Des gribouillages, des gros ratages, des qui dégoulinent sur de vieux seins, des choses pas classes, pas chouettes, vraiment pas enviables.

Ceci dit, j’ai aussi vu des tatouages magnifiques. Des oeuvres d’art, des merveilles pleines de sens, des curiosités sublimes. J’ai vécu dans une région de l’Inde où les femmes portent traditionnellement des tatouages sur le cou, le buste, les bras et les jambes. C’était beau.

Mais un tattoo sur moi ? Quelle drôle d’idée…

La perspective d’une marque indélébile me faisait flipper. Décider un jour qu’on aimera toute la vie porter le même nom, le même dessin, le même sigle à même la peau, c’est un peu fou, non ? J’ai déjà du mal à porter le même sac à main deux semaines de suite… Alors une trace permanente, non merci.

Et puis un tatouage qui s’inscrit dans une tradition, ça a du sens. Mais moi avec mes ascendances normandes ? Je ne suis pas sure qu’il y ait une grande habitude de tatouages rituels dans l’Orne.

Et puis un tatouage, ça catalogue un peu, non ? Des fringues, une coupe ou une couleur de cheveux, ça se change. Peu importe que je me sois traînée avec des tresses roses et des baggies à la fac. Ressembler à nouveau à une fille sage pour mes premiers entretiens d’embauche n’a pas été compliqué. Mais si on est tatoué ? Si ça se voit ?

Et puis ça fait mal. Et puis ça ne vieillit pas toujours bien. Et puis les risques d’infection.

Et puis un tatouage pour dire quoi, en fait ? Qu’est-ce qui serait tellement important que je voudrais l’avoir dessiné sur moi pour toujours ? Et en même temps tellement fugace que je voudrais le marquer, comme si j’avais peur de l’oublier ? Pour appartenir à quelle famille, quelle tribu ?

Pourquoi les gens se tatouent, finalement ?

Et puis…

Et puis la Mini. Notre petite troisième qui nous a appris en quelques mois à peine que rien ne peut être prédit, promis, assuré. Que la vie réserve de drôles de surprises, et parfois nous fout de sacrés coups. Que finalement ça n’empêche pas d’être heureux malgré tout.

J’ai eu peur de la perdre, ma fille. C’est difficile de se projeter à moyen ou court terme pour elle. Mais qui peut être sur de quoi que ce soit, finalement ?

Et cette idée est apparue, cette envie d’inscrire notre histoire, de la porter sur moi. Aller plus loin que le collier gravé de leurs prénoms autour de mon cou.

Voilà, la fille qui disait « un tatouage, jamais ! » se dit que finalement, pourquoi pas.

Alors oui, c’est indélébile. Mais mes vergetures aussi, je vous ferais dire.

Oui, c’est pour toute la vie. Mais on peut ne pas se lasser. Mon alliance par exemple, j’ai bien l’intention de la garder forever ever ever. Mon mari aussi, vous noterez. Dans les deux cas, je suis contente de mon choix.

Et le reste, est-ce que ça a vraiment de l’importance ? Ce que pensent les gens, la douleur, les rites tribaux du pays de Caux, tout ça…

Voilà où j’en suis. Je ne sais pas si je me ferai tatouer un jour, je ne suis pas du tout sure d’être capable de ça. Mais il y a un petit début d’envie en moi… on verra bien ce qu’il deviendra.

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tattoo_cul Y’a du bon… et du moins bon !

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Être maman, ça veut dire…

Avoir une petite main dans la sienne quand on marche dans la rue

Vraiment attendre que le bonhomme passe au vert pour traverser

Se retrouver à cours d’alcool mais avec beaucoup, beaucoup, de briquettes de jus de fruit

Marcher comme un sioux, la nuit dans le noir, dans un appart au sol jonché de Légos

Apprendre à ne plus hurler ni jurer quand on marche sur un Légo, la nuit dans le noir

Avoir plein de bouchons de pom’potes au fond de son sac à main

Etre souvent à cours de mouchoirs

Acheter les gâteaux et les viennoiseries par multiples du nombre de ses enfants

Se dévouer et manger la dernière glace, parce que sinon ça ferait des jaloux

Ne plus réussir à finir tes assiettes, parce que tu t’en fais piquer la moitié par des oisillons affamés

Acheter des fraises au prix de l’or, juste pour le plaisir de les voir les croquer et s’en mettre partout

Développer une ouïe exceptionnelle pour tout ce qui est insultes et gros mots

Tressaillir quand un pote venu pour l’apéro dit « putain, quel bordel! » alors que les enfants sont là

Renoncer raisonnablement à s’acheter un joli top, mais craquer pour des petites fringues et accessoires qui les rendraient encore plus mignons

Avoir l’impression de passer son temps à couper des petits ongles

Rire beaucoup, pleurer parfois, s’énerver comme jamais

Confondre la perte de la tétine avec la fin du monde

Renoncer à prendre un bain tranquille

Renoncer à faire pipi tranquille

Changer son canapé blanc pour un modèle moins salissant

S’apercevoir que même sur les canapés noirs, certaines tâches ne pardonnent pas

Interdire de sauter sur le lit, mais de temps en temps y sauter soi-même

Caresser des petites joues, embrasser des jolis fronts, cajoler et câliner à tour de bras

Avoir peur, stresser (souvent) pour rien, angoisser terriblement

Penser parfois à son ancienne vie, avant les enfants, et soupirer un peu

Recevoir un gros câlin, entendre « je t’aime jusqu’au ciel », et tout oublier ❤

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8 pics a week #18 (petits bonheurs de la semaine)

La semaine dernière j’ai zappé les 8 pics a week… trop difficile, pas envie… Maintenant que nous sommes de retour à la maison on arrive à se poser un peu et on apprécie encore plus le simple bonheur d’être ensemble et les petites victoires de la Mini.

Merci à tous pour votre soutien, vos gentils mots, ça compte beaucoup pour nous ❤

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Faire une pause à l’hôpital, avec une infusion et un magazine positif… puis s’accorder une demie-heure de méditation pour recharger les batteries

 

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Quitter enfin le service de neuropédiatrie. Sans réponse quant à ce qui freine notre Mini, en sachant qu’on y retournera avant la fin du mois, mais au moins se retrouver tous ensemble à la maison.

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Savourer un classique avec les garçons… « Renbois des Bois » comme dit le Petit

 

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Les orangers du Mexique fleurissent enfin et parfument la terrasse

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Accompagner le Grand à l’école avec le Petit, et les trouver adorables dans leurs doudounes assorties

 

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Habiller la Mini et la trouver super choupi dans son t-shirt à pingouin ❤

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Bricoler un attrape-rêve pour la chambre des garçons, pour que leurs nuits soient douces et paisibles

 

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Aller à la fête japonaise de l’école du Grand, et admirer toutes ses oeuvres dans sa classe

 

Maman à nouveau {falling in love, again}

Maman. Maman deux fois. Maman trois fois. Et à nouveau tomber en amour pour un tout petit être.

A nouveau pleurer de la prendre dans mes bras pour la première fois, m’émerveiller de la voir enfin là, de la perfection de ses minuscules doigts, de cette force innée qui pousse un nouveau-né à ramper pour prendre sa première tétée.

Ma fille. Ma première fille et mon troisième bébé. Mon amour, ma beauté.

Guetter ta respiration, sentir mon coeur se serrer de t’entendre pleurer, te chuchoter des mots doux et t’apaiser.

A nouveau se promettre que nous ferons tout, toujours, pour te protéger.

Enfouir mon nez dans un si petit cou, humer l’odeur de ta peau, caresser ta joue de ma joue.

A nouveau suspendre mon souffle à la recherche du tien, m’endormir en te tenant contre moi, fondre de te voir si petite dans les bras de ton papa.

Oublier le reste du monde, plonger dans le bleu indicible de tes prunelles toutes neuves, guetter tes éveils, caresser ton sommeil.

A nouveau vivre à ton rythme et ta loi, se laisser gagner par la douceur simple de te serrer contre moi, sombrer ensemble après ton repas.

Souffrir et sourire, s’oublier, se retrouver.

A nouveau confondre le jour et la nuit, dormir à demi, sursauter au moindre bruit.

Apprendre à te connaître, découvrir ta voix, se demander à qui tu ressembleras, essayer de deviner ta personnalité.

A nouveau recentrer l’univers sur mes tout-petits, sentir mon coeur éclater quand ton frère te serre contre lui, retomber amoureuse de mon mari.

Aimer, à en rire et en pleurer à la fois.

Devenir maman, à nouveau, grâce à toi.

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Parents, dites au revoir à votre dignité

Les enfants sont merveilleux, n’est-ce pas ? Attendrissants de candeur et de spontanéité. Et champions toutes catégories pour vous coller la honte.

Ainsi, vous qui vous apprêtez à accueillir un ou des enfants en votre foyer, dites-vous bien que votre dignité va rapidement en prendre un coup.

Voici un petit tour d’horizon de ce à quoi vous n’échapperez (probablement) pas.

Vous allez forcément, à un moment ou à un autre, sortir avec une trace de morve séchée sur l’épaule, une empreinte de main au Nutella sur le genou, de la bave sucrée sur une joue et tout un tas de taches diverses et variées. Et vous ne vous en apercevrez pas. Enfin si… après cette réunion importante, cet entretien avec le boss ou ce rendez-vous à ne pas louper.

Vous allez devenir experts en coins pipis inopinés. A vous les buissons et les arrières-cours. A vous aussi les chaussures éclaboussées. Les leurs bien sur… et les vôtres.

ballerines au pipi

« Maman, pourquoi elle est grosse la dame ? » . La vérité sort de la bouche des enfants ? Souvent, oui. Et parfois pas au bon moment. Du petit doigt pointé vers un membre manquant (« elle est où, la jambe du monsieur ?« ) à la phrase assassine (« pas de bisous, elle sent pas bon!« ), vous voudrez bâillonner vos enfants plus d’une fois, croyez-moi.

Dans la série « mon enfant communique sans filtre », attendez-vous aussi à ce qu’il partage allègrement toutes les informations qui lui semblent intéressantes, y compris celles qu’on penserait réservées à la sphère intime. Un conseil : si vous ne voulez pas que le monde entier soit au courant de votre grossesse toute fraîche ou de la mycose du petit frère… taisez-vous. Et gardez votre salive pour essayer d’expliquer au mouflet bavard pourquoi on ne peut pas parler de son zizi à tout le personnel scolaire.

Les enfants, ces cambrioleurs en culotte courte. Parce qu’ils sont vifs, qu’ils ont envie de tout et que vous n’avez pas d’oeil dans le dos, vous aurez probablement un jour la surprise de retrouver dans votre caddie ou dans leurs poches, en rentrant des courses, des objets que vous n’avez pas achetés. Et là deux techniques s’affrontent : aller expliquer à la caissière que votre môme est un petit voleur, ou tenter discrètement la contre-cambriole, ou l’art subtil de remettre en magasin l’objet que votre enfant a braqué.  Dans les deux cas, c’est évidemment un chic moment à passer.

Bien sur, vos enfants mangent leurs 5 fruits et légumes par jour. Vous avez pris soin de leur faire goûter tout un tas d’aliments histoire d’éveiller leurs palais de petits gourmets, du panais au physalis, en passant par le quinoa, le fruit du dragon et les crosnes. Vous cuisinez maison, vous diversifiez les menus, vous veillez à respecter la pyramide alimentaire. Mais quand on leur demande ce qu’ils vont manger dimanche ? « Des frites et des burgers« . Ce qu’ils ont mangé hier ? « Des frites et des burgers« . Ce qu’ils voudraient manger ce soir ? « Des frites et des burgers« . Voilà. Pour le monde entier, vous êtes ce parent qui engraisse ses enfants au Big Mac. Bienvenue au club.

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Et vos enfants ? C’est quoi leur dernière trouvaille pour vous afficher en public ??